Une solution au casse-tête arctique

La banquise arctique rétrécit comme une peau d’âne, symptômes de changements climatiques qui affectent aussi le reste du monde.

Protéger le milieu arctique et ses habitants est un casse-tête pour les gouvernements et les organisations écologistes car il y a  deux problèmes en même temps:

1- la disparition de la banquise arctique nuit aux ours polaires qui ne peuvent plus se reposer, et aux phoques qui ne peuvent plus y mettre bas. Ceci sans parler des autres espèces, dont un crustacé, le copépode (dont se nourrit la morue arctique), et une migration de saumons du Pacifique sur le territoire de la morue arctique… De plus, la banquise contrôlerait le relargage du mercure dans l’atmosphère.

Ours polaire - Wikipedia

2- le réchauffement climatique lié à l’albedo de la mer libre de glace. Les eaux libres de glace, plus sombres, absorbent davantage la lumière solaire que la glace très blanche de la banquise qui joue le rôle de miroir. Le réchauffement de ces eaux nuirait à la circulation du courant Gulf Stream.

Observations sur la banquise arctique

Ainsi, plus la banquise se réduit, plus l’océan Arctique se réchauffe rapidement. Réchauffement relatif, car cette grande masse d’eau très froide, au lieu de rester sous forme de banquise, exerce un impact sur la météo. On mentionne souvent la « masse d’air arctique » en météo.

En voici donc une, réalisable avec nos moyens techniques actuels. C’est même pas de la science-fiction, et enfin, un usage utile du pétrole!

La solution au réchauffement polaire!

La solution au réchauffement polaire!

La solution la moins coûteuse possible serait d’établir un sandwich de polymère assez épais et léger pour:

– flotter sur la mer salée

– soutenir le poids d’un ours polaire (ou d’une motoneige) qui se promène dessus

– résister à la corrosion marine

– Résister à l’usure (et aux griffes!)

– Comporter des ouvertures aléatoires pour que les phoques puissent respirer en surface.

– Capables de s’ancrer les unes aux autres comme les pièces d’un casse-tête.

– biodégradable à  long terme, pour ne pas rajouter à la pollution dans la chaîne alimentaire… Le long terme étant une trentaine d’années.

À déterminer:

– la surface de banquise artificielle nécessaire pour qu’un effet climatique soit observable à moyen terme.

– le coût de production par unité de surface.

– Le nombre de sous-marins russes ou américains qui abîmeraient la banquise en y émergeant. D’où l’utilité d’un système en pièces de casse-tête, ménageant des aires libres.

– l’épaisseur de la couche d’eau d’embruns qui gèlerait par-dessus cette banquise artificielle.

Dans la BD, j’ai imaginé un sandwich de polymères avec des polystyrènes expansés récupérés. Ce n’est toutefois pas la meilleure solution car cela nuirait au milieu en se dégradant.  Un plastique emprisonnant de nombreuses bulles d’air pourrait flotter en gardant une résistance acceptable. Les parcelles pourraient se séparer pour permettre le passage des bateaux.

On pourrait laisser flotter plusieurs grands îlots, qui se rejoindraient selon les courants. Éventuellement, cette fausse banquise finirait par se désagréger, mais cela prendrait une trentaine d’années. Elle aura eu le temps de faire oeuvre utile…

Et ce serait une avenue utile pour l’industrie pétrolière, car la construction va exiger une immense volume de pétrole transformé en polymère.  Faut l’utiliser, pas le brûler!

7 réponses à “Une solution au casse-tête arctique

  1. Pingback: Les bras croisés « Savante folle

  2. Pingback: The problem with sciences | Echoes of a Sunday artist

  3. Mais alors qu’est ce que vous attendez pour pouvoir la faire!? Qu’il n’y ai plus d’ours blanc et de phoque!?

  4. Que les sociétés pétrolières découvrent un meilleur usage pour leur produit…

  5. Bonjour,
    Il y a qq jours, j’ai eu cette idée : pourquoi ne pas créer une banquise artificielle ?
    Donc je décide de regarder sur le net si ça existe déjà et je tombe ici🙂
    Alors ce projet ? C’est imaginaire ou réalisable techniquement ?
    Et après, quid du financement et du qui fait quoi etc. Mais je trouve incroyable qu’on dépense des milliards pour forer ou pour envoyer des robots sur mars, et pas un sou pour protéger ce que la Terre possède déjà…

    • Excellente réflexion. Et oui, c’est tout à fait faisable avec la technologie actuelle. Le financement devrait provenir des pétrolières; toutefois celles-ci y verraient un bon débouché pour leur or noir et ce serait une alliance de gouvernements qui paierait. Le laisser-faire leur coûterait plus cher.

  6. J’ai trouvé ce matin ce site-là qui fait du crowfunding différemment et qui pourrait « lancer » une idée de ce type : http://oslantis.com.
    Je crois que je vais me poser, réfléchir à tout ça et essayer de lancer quelquechose depuis mon petit fauteuil, dans mon petit bureau de ma petite maison et voir si ça grandit grandit…

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