Archives de Tag: Salons du livre

Grandeurs et misères de la table de dédicace -99

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Avec amitié à mes amis écrivains!

Mais prenez un peu de courage, ce délai n’est pas toujours aussi long!

Et avec les nouvelles réalités du monde de l’édition, ces délais peuvent être raccourcis. Néanmoins, le conseil tient toujours quant aux « modes » populaires: écrivez/dessinez ce que vous aimez!

J’en reviens pas, on approche le 100e gag des tables de dédicaces…

 

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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 95

95 ExtraitDamoclesBloc

Depuis quelques salons, j’ai remarqué qu’on ne signe plus directement en-dessous du gros bloc lumineux de mon distributeur bien-aimé…

Le pire cas d’affaire suspendue au-dessus de ma tête est cette photo prise lors d’un salon de Paris en 2008. Pour l’article qui accompagne la photo, voir ici!

 

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 26

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Vive le printemps et le retour de la lumière… et des membres de sectes qui font du porte-à-porte! J’en reçois malheureusement plus que ma part en Ontario suburbain, entre deux revendeurs de gaz naturel. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 18

Quand des jeunes amateurs découvrent la table de dédicace de l'auteure de BD...  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Voici une des BD des débuts de la série, qui se déroule dans un salon des sciences et de l’invention. J’y étais présente avec des albums, dont la première version de La plume japonaise.  les échanges avec ces jeunes filles sont presque rapportés verbatim. On est en 2000, c’est ma 6e page dessinée de la série (sur du mauvais papier, hé oui…) Dire que ces enfants sont devenues des adultes aujourd’hui!!

Mes interactions avec les jeunes fans, alors que je n’étais connue que pour mes BD, témoignent d’une certaine candeurTous les auteurs peuvent reconnaître ces échanges, et les répliques qui ont souvent été entendues.

Case 4 : Je propose régulièrement que les jeunes désargentés mettent leurs ressources ensemble. et c’est rarement accepté. Ce qui révèle leur motivation réelle…

Case 5 : Oui, j’ai bien proposé qu’elles aillent demander des sous à leurs parents.

Case 6 : Le sempiternel « on va revenir »… sauf que le hall d’expo étant de petite taille, je les ai donc revues.

Case 7 : touchante naïveté dans la question

Case 8 : reviendra souvent dans la série!

Case 9: Elles sont revenues en effet  avec un album du stand Lombard.

Cette page de BD, malgré ses maladresses, revêt une grande signification, car c’est après cet événement  que m’est venue l’idée de compiler des histoires de fans qui posent des questions surréalistes ou carrément absurdes. Je n’ai pas commencé par ces jeunes, parce que d’autres souvenirs me sont revenus, que je me suis empressée de noter.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 15

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Hé oui, un joyeux dessin en couleurs pour fêter la fin de ma saison des salons du livre!

Le dernier était le Salon du livre de Toronto, où l’auteure de BD Julie Maroh était invitée! Une excellente coloriste, qui donne dans la nuance de gris, bleu et sépia (Le bleu est une couleur chaude, Glénat). La mise en couleurs de la case deux a été inspirée par sa méthode.

Cette saison, je portais joyeusement du vert. Quant à l’électricité statique, ben, c’est vrai que ça affecte mes cheveux en hiver! (Hé oui, j’ai été interviewée par TFO, mais ça a beaucoup mieux été que sur cette caricature.  Ça faisait longtemps que j’avais été interviewée sur mes BD plutôt qu’à propos de  mes romans de science-fiction.)

Et j’en profite pour souhaiter de belles Fêtes à mes fans fidèles et parfois féroces, mais toujours fantastiques!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 11

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Ce no 11 rend un hommage indirect à Michel Viau, qui a vaillamment dépoussiéré des pionniers (et pionnères) du 9e art au Québec et par conséquent, en a *très* long à dire sur la BD .

Mon confrère Marc Jetté a gentiment contribué à cette page.

Dans la vie, il arrive des fans extraordinaires et Marc en est un! D’abord, le texte représente réellement une critique / analyse de mon travail à l’époque. Il a rédigé et écrit sur l’original ses répliques (sauf la dernière, « je te prend un signet »), d’où l’importance de sa signature au bas du gag. Sa calligraphie était pas mal meilleure que la mienne!!!

Marc Jetté est un auteur, artiste, libraire, enseignant, lecteur, chroniqueur, commerçant, et témoin de l’ascension de la bande dessinée québécoise depuis la fin des années 1970. Je l’ai connu quand il a créé le fanzine Jean Nendur avec André Poliquin.  Le fanzine a publié 16 numéros, racontant l’histoire d’un sympathique vieillard.

Marc a aussi publié le fascicule Censure et bande dessinée américaine en 1997 aux Éditions De Roussan. Pour les intéressés, j’ai quelques exemplaires en stock, mais vous feriez mieux de vous les procurer àla libraire Studio9 de Marc ! (Studio9 fut en nomination aux Shuster Awards 2012 dans la catégorie meilleure boutique de BD au Canada).

(Je me permets de rappeler que Joe Schuster, co créateur canadien de Superman, n’a pas eu une vie facile. Les jeunes hommes avaient vendu tous les droits du personnage à DC. Après les dix ans de leur contrat, ils ont été « remerciés » (lire: coup de pied das le derrière, bon vent!) et Joe a vivoté dans la misère après.)

Marc a été un des trois confrères qui m’ont encouragée à faire de la BD à une époque où mon style de gag « Franquin » n’était vraiment pas en demande. Ce qui est moins le cas aujourd’hui, où tous les styles  trouvent leur publics surtout grâce aux plateformes de Webcomics.

On peut voir que ce gag date un peu, car il y avait déjà pas mal de  femmes auteures en 2000, et beaucoup plus aujourd’hui (mais 12% de femmes auteures recensées en 2011 en France! (Voir aussi mes liens en contre bas). Par contre, dans les années 1970, y’en avait moins.

L’important, c’est de trouver sa joie de créer, et de persévérer!

L’autre détail qui est moins réaliste aujourd’hui, ce sont les douze tasses de café… Mais certains événements les offraient gratis aux dessinateurs de BD, alors je ne m’en privais pas!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces -4

C’est souvent arrivé dans un Salon que des gens bien intentionnés me disent cela… et une fois j’ai eu droit à la production complète, mais pas par ce gentil monsieur.

Le fan enthousiaste qui présente la production de son petit neveu talentueux

Malgré le thème de la BD, j’encourage au maximum les jeunes à dessiner et à réaliser leurs rêves. Mais réaliser son rêve demande des efforts… Il n’y a pas d’ascenseur…

C’est quand ces fans enthousiastes associent d’emblée mon travail à un jeu d’enfant bêtifiant que ça m’agace (surtout quand ils monopolisent de facto l’espace autour de ma table!) Essayez d’imaginer qu’un fan dise à Michel Tremblay dans un salon du livre: « Heye, tu as écrit un roman? Mon petit neveu de 8 ans en écrit aussi! »

Dans certains pays, être auteur de BD est un métier respecté (quel que soit votre revenu). Ici… Vous êtes un éternel dilettante!