Archives de Tag: roman jeunesse

Le petit dernier…

 

Je signerai mon petit dernier à partir de mercredi!  L’Écologie d’Odi est écrit dans un style haletant, sombre avec des touches d’humour. Et, oui, j’y parle bel et bien d’écologie!

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Le livre est dédicacé à mon père, Jacques Laframboise, avec lequel j’ai fait des fantastiques randonnées en forêt.

Mes heures de dédicaces au kiosque de Prologue du Salon de Montréal

Si vous ne pouvez vous rendre au Salon, mes livres sont aussi vendus en ligne – par un réseau de libraires indépendants!

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Grandeurs et misères de la table de dédicace – 46

 

Le signal d'alarme fou!  Anecdote inspirée d'un fait réel.

Bientôt revient la saison des salons du livre! Toutes sortes d’événements viennent perturber le cours des séances de signatures.

Le signal d’alarme fou s’est vraiment déclenché lors d’un salon. Quand cette alarme stridente a retenti, une voix nous avertissait qu’il s’agissait d’un problème technique, nous demandait de rester calme et nous garantissait que la situation retournerait bientôt à la normale. C’était un an après les attentats du 11 septembre et la crainte du terrorisme s’était inscrite dans nos gènes de nord-américains (pour le reste du monde, ça l’était depuis longtemps).

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Mon 15e roman est arrivé!

Mon 15e roman est arrivé!

Mon nom, c’est Marguerite-Anouk Morand.
Dites Margot, c’est plus court.
J’ai 14 ans, j’aime la crème glacée menthe et chocolat, les Space Girls, le ballon-volant quand je pouvais jouer, et les romans. Tous les romans. La docteure Lisette trouve que je lis trop…
Ce que je souhaite par-dessus tout? Voir le printemps.

*

Margot accepte mal le cancer qui lui a dérobé ses forces. Surnommée « la reine » par une patiente férue d’histoire, Margot observe la faune colorée du Centre Baptiste. Or, des morts suspectes ébranlent le fragile lien de confiance entre malades et soignants. Qui est ce personnage que dessine le petit Jocelyn, muet? Et que cache le passé de Magico, le clown qui les visite chaque mardi?

Margot découvre vite que ses romans policiers ne contiennent pas toutes les réponses. Comme la reine historique, elle devra tout risquer pour protéger un innocent. Lire la suite

Les joies de la dédicace

Étant prise de court par deux manuscrits à remettre avant-hier sans faute, et dans le train vers le Salon du livre de Montréal, voici une illustration des joies de la dédicace pour beaucoup d’entre nous, auteurs contournables!

Savante folle

Jiraya Salon du Livre 2012

Je suis une fan de Naruto, au cas où ca ne paraîtrait pas assez… Et Jiraya est mon perso préféré dans la série, pas juste parce que c’est un écrivain!

Voir l’article original

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Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013… à Timmins en 2008

Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013... à Tmmins en 2008

Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013 inauguraient en 2008 le premier Salon du livre de Timmins!
Le 4e invité, à gauche, est André Paul. Ensuite, viennent Daniel Marchildon, la Savante folle et Claude Forand.

Mica, fille de Transyl finaliste aux prix Trillium 2013

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Mon roman Mica, fille de Transyl  se retrouve parmi les livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2013.  

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale. Et cette fois-ci, ce les romans de genre SF prédominent, car Les guerriers de l’eau, une anticipation sociale de Daniel Marchildon publiée chez Vermillon, est aussi en lice!

Mica fille de Transyl explore le mal de vivre d’une adolescente confrontée à des mystères entourant sa caste des Seigneurs de la nuit… et sa propre famille! Sa quête de vérité lancera la jeune Nocturne (Mica est incapable de contempler un lever de soleil sans protection!) sur un sentier plein de périls.

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 17 et 18 juin prochains, à la bibliothèque de référence de Toronto.

C’est la troisième nomination pour Mica, puisque le livre fut aussi:

Finaliste au Prix de l’Alliance française de Toronto 2012,
et
Finaliste aux Prix Aurora-Boréal 2013.

Le Prix Trillium du livre d’enfant  2013  est donc sa 3e nomination à un prix littéraire.

Pour nous les écrivains, les « évaluations de performance » ne présentent pas les mêmes formes que pour d’autres occupations. Généralement, on se fie sur l’accueil critique, le lectorat et les prix littéraires. La nomination à un prix constitue donc plus qu’une tape sur l’épaule.

De plus, deux critiques très positives de Mica sont déjà parues dans la revue Liaison (sous la plume de Jean-Louis Trudel) et Brins d’éternité (signée Mathieu Fortin). Et sur la toile, je note ce billet de Valérie Tremblay sur InfoCulture.

Je remercie ces passeurs culturels, mon éditeur de Vents d’Ouest Michel Lavoie, et mes confères et soeurs du monde littéraires pour leur encouragements.

SLO 2013 – Chocolat que c’est bon!

carré de chocolat du salon du livre de l'Outaouais

J’ai toujours dit que le SLO est mon salon du livre préféré, et pas seulement à cause des petits carrés de chocolat qu’on remet aux auteure en dédicace. Cette charmante attention des organisateurs, en plus de nous remonter le moral, nous donne un témoignage de leur appréciation. Merci à tous les gentils organisateurs et bénévoles!

Le panier de chocolat se promène dans le Salon

Qui a dit que la science-fiction, c’est du chocolat? Le panier de chocolat va bien avec mon petit dernier…

J’ai dédicacé mes romans Mica fille de Transyl chez Vents d’Ouest et Le projet Ithuriel aux éditions David, au kiosque du RECF. Je remercie Lysette Brochu toujours généreuse, et son mari Maurice, de m’avoir hébergée. Cet arbre chargé de neige masque les congères de 10 pieds de haut dans le quartier…

Arbre chargé de neige

L’avantage d’un Salon de la taille du SLO,  c’est que quand un lecteur vous dit « Ouain, ça à l’air bon, j’vais faire le tour pis revenir! » c’est qu’ils ou elles ont souvent le temps de revenir! (Comparez avec la taille de ce salon-là.) Et les bénévoles « porteurs d’eau » revenaient plus souvent aussi, ce qui est une bonne chose, car on perd la voix rapidement à placoter avec nos files de fans féroces!

Voici quelques photos des consoeurs et confrères prises au passage. À l’ouverture du Salon, Claude Bolduc et Patrick Senécal attendent les lecteurs.

Tout est calma avant l'ouverture du Salon,...

Animation BD avec Tristan Demers, Bado, Stéphanie Leduc et Jocelyn Coulon

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on voit les 3 dessins ici

Jocelyn Content de remporter la manche (le sujet était "vedette d'un soir")

Patrick Senécal, président d’honneur (un jour ce sera mon tour!)

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Deux impayables écrivains franco ontariens au RECF

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P1000215 DanielJeanLouisWJean-Louis Grosmaire l’assaillant et Daniel Paradis le doux poète! Ci-bas, Hélène Koscielnak

Helene Koscielnak

Un auteur qui porte l’armure pour défendre son livre!  

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Des auteurs à leur table… attentions aux coudes! Nicole Champeau (Pointe maligne…), Denis Sauvé et Jean-Claude Larocque (Étienne Brûlé)

Nicole Champeau (Pointe maligne...), Denis Sauvé et Jean-Claude Larocque (Étienne Brûlé)

Les mêmes avec une groupie!

Encore trois prix littéraire pis on verra plus ta couverture!

En effet Pointe maligne… est couverte de prix littéraires! La trilogie Étienne Brûlé est publiée en plus petit format! Ci-bas, l’ambiance festive d’un certain vendredi soir au RÉCF… le vin et les conversation coulaient à flots!

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Stéphanie Leduc me dédicace sa BD Terre sans dieux.

Stephanie en dédicace

Zviane au boulot, au bar à mots Zviane au bar à mots

Jean-Jacques Pelletier, avec un nouvel essai La prison de l’urgence. Notez la belle couverture rose!

Pelletier et son nouvel essai

Corinne et Sylvie-Catherine de Vailly; leur pile de livres publiés à deux me dépasse en hauteur…

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Michèle et Corinne: on se croise depuis si  longtemps aux Salons!

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Le concours des plus belles couvertures de livres numérique. Le mien y figure…  une belle couverture turquoise!Couvertures de livres électronique... Ithuriel est en lice!

Les gens formés en animation, sont très forts! J’ai encore beaucoup à apprendre… Heureusement que j’ai mon calepin pour conserver un beau coup de crayon!

Schtroumph

Mes confrères-soeurs non montrés mais qui ont été bien présents: Lysette Brochu, Michel Lavoie (mon dir-lit à Vents d’Ouest) Marie-Josée Martin, Christo L’hiver, Éric Péladeau… et l’équipe des éditions David!

Et encore merci au SLO pour le chocolat!

Mes voeux et projets pour 2013

Parmi mes bonnes résolutions pour 2013, il y a celle de communiquer plus régulièrement avec mes amis, confrères-soeurs et fans fidèles.

Réalisations en 2012

L’année a été particulièrement laborieuse alors que j’ai publié trois romans chez trois éditeurs différents (voir la liste ci-dessous). J’ai « rushé » tout l’été sur un roman pour le remettre à temps. Au salon du livre de Montréal et de Toronto, j’ai eu la joie de rencontrer plusieurs d’entre vous! J’’y ai signé le Projet Ithuriel et deux autres romans (la quête de Chaaas no 5, chez Médiaspaul, et Mica, fille de Transyl, chez Vents d’Ouest. Un beau coup triple pour 2012!)

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Le projet Ithuriel, en plus d’être un roman d’action, se veut un panorama social d’une ville métamorphosée par l’ère “des Choix difficiles”, imposés par des politiciens en collusion avec des corporations sans âmes. Une pyramide économique symbolisée par celle qui se dresse au sommet du Mont-Royal.  À travers le labyrinthe des services privatisés des prisons à profits et des médias concentrés, des gens cherchent un sens à leurs vies: Cassandre, une ballerine acrobate esclave de la performance à tout prix, son oncle, un activiste désabusé, et  Stephan, un ancien prisonnier au passé trouble. Dans leurs vies, surgit la petite Lara…

Courveture du roman Le labyrinthe de Luurdu

Le 5e tome de la Quête de Chaaas est paru deux semaines après Le projet Ithuriel. On y retrouve Adalou et Plézar, rencontrés dans Les vents de Tammerlan, établis sur la prospère Luurdu. Amitié, rivalité politique, complot aux ramifications tendues sont au rendez-vous. 

Sur la verte Luurdu, Chaaas retrouve avec joie son ami Tussel, qui prépare sa Quête sur un territoire hostile. Toutefois,  ses parents, le bouillant Plézar et la douce Adalou, subissent des attaques sournoises qui minent leur moral. Quand Plézar est blessé lors d’ épreuves pour un poste de tribun, Chaaas s’enfonce dans la jungle du Labyrinthe avec son frêle ami, espérant en secret racheter ses fautes passées.

Pendant ce temps, un sordide assassinat met la ville en émoi. Lancé sur la piste d’amateurs du Chaos, le questeur Sirius découvre un complot qui s’étend à tout l’Empire chhhatyl … et qui menace les deux garçons isolés! Privés d’une partie de leur matériel suite à un accident, ralentis par Tussel qui est malade et traqués par de redoutables inconnus, comment s’en sortiront-ils ? De plus, Chaaas parviendra-t-il au bout de sa propre quête pour enfin pouvoir rentrer chez-lui ?

Mica, Fille de Transyl

Plus tôt au printemps, par un beau 29 février 2012, Mica, fille de Transyl, un roman d’aventure et de mystères sur une planète isolée où règne une étrange division sociale…

La Nuit protège le Jour, le Jour nourrit la Nuit
Mica Nosferatu est une fille de la nuit, fière de ses origines. Sa race, pourchassée et incomprise, s’est cachée de l’humanité pendant des millénaires. Sur le Monde nouveau où s’est posé le vaisseau génération Frankenstein, les Seigneurs nocturnes règnent sans partage depuis cinq siècles. Ils protègent les paysans diurnes contre les menaces qui abondent: dangereux garous, ratonours gloutons, oiseaux-vengeurs… sans oublier des bactéries mutantes capables de décimer un village entier.
Entre les chasses au garou, ses études et ses corvées de garde, Mica découvre des faits troublants. Les diurnes meurent plus jeunes malgré les vaccins préparés à l’Institut Stoker. Sa mère, belle et vide comme un vase, vit d’étranges malaises. Dorian, son bouillant frère, veut joindre les Chacals, une bande de voyous qui harcèlent les paysans. Et où est cachée l’épave du Frankenstein?

Contrairement aux deux autres parutions, trop récentes, Mica Fille de Transyl s’est disctingué, comme finaliste au Prix de l’Alliance française de Toronto.  Sur la photo, on voit les romans jeunesse évalués par les comités des jeunes cette année: les 4 romans finalistes à droite. C’est l’ouvrage de Mireille Messier « Fatima et les voleurs de clémentines, qui s’est mérité le grand prix cette année!

La cuvée 2011-2012 de romans jeunesse écrits par des franco-ontariens!

Un beau cadeau

Certains d’entre vous qui ont lu mes romans connaissent-ils Rue des Libraires, un regroupement de libraires indépendants ? Vous pouvez ajouter un commentaire ou une mention « j’aime » sur la page de présentation du Projet Ithuriel. Vous pouvez aussi donner un coup de pouce si vous êtes membre d’un site de lecteurs francophones comme booknode.com  ou Livres québécois. Le site www.amazon.ca possède aussi une description de mes livres, mais souvent sans les couvertures!

Ce sera un beau cadeau, car pour un écrivain, le silence des médias est pernicieux. Les lecteurs « n’ont pas confiance » en votre travail, si personne n’en parle. Je compte donc plus sur mon public. La proportion de lecteurs aimant naturellement la science-fiction forme une pointe de tarte très mince; il faut diffuser davantage l’information!

Tournées

Je suis partie en tournée dans les écoles francophone secondaire de l’Ontario, dans le cadre de la tournée Mordus des mots des éditions David, sur l’écriture d’une nouvelle de science-fiction. Je tiens aussi un blogue pour encourager la lecture et l’écriture.  C’est un défi, car beaucoup de gens ne connaissant du genre que des images superficielles, et le confondent avec le récit fantastique.  Je garde un beau souvenir des classes et des élèves  francophones en milieu minoritaire. Pour un auteure, rencontrer les enseignants et des élèves est vivifiant. En plus, les bibliothécaires se familiarisent avec mes livres.

Une belle table de vente à l'école secondaire Le Sommet, à Halifax

Par la suite, j’ai visité le salon du livre de Montréal. De Montréal ,je me suis envolée vers Halifax, participant au Festival francophone 2012 (ci-haut: une photo de ma table de dédicace, à l’école Le Sommet; ci bas, quatre des auteurs invités en pause: de gauche à droite: Naomie Fontaine, Lucie Lachapelle, Bado,  Martine Jacquot). J’ai pu aussi revoir Jean-Louis Trudel et Sophie Beaulé.

4 auteurs à une table: De gauche à droite: Naomie Fontaine, Lucie Lachapelle, Bado,  Martine JacquotToronto, pour le Salon du livre. Dans les trois provinces, j’ai donné des ateliers, dont mon plus connu est la crème glacée littéraire!

Projets 2013

Pourquoi je vais dans les salons du livre...

Je travaille sur deux romans jeunesse, un situé dans un autre univers SF, et un qui sera « presssque » un roman de littérature plus conventionnelle. Les deux ont des éditeurs qui attendent après…

J’espère terminer mon projet de BD Maîtresse des vents en 2013, et le présenter à des éditeurs de BD alternative. Pour les curieux, mon blogue de la Savante folle présente quelques pages. Il suffit de taper BD dans le moteur de recherche.

Page 14 - l'atelier de Lar Dako

Je compte aussi terminer l’épisode en cours du Webcomic Otaku Ladies, trois héroïnes férues d’informatiques qui sortent de l’ordinaire!

Mes voeux

Malgré la tourmente des nouvelles du monde, je souhaite une année pleine de créativité. La responsabilité de l’auteur-e de SF est de réfléchir aux conséquences futures de nos choix présents, de voir plus loin et d’imaginer des solutions aux défis écologiques et sociaux qui nous attendent.

À tous, je souhaite harmonie et clarté, comme ce paysage enneigé.

Une grange solitaire dans les Laurentides

Des perles du 20e Salon de Toronto

Au Salon du livre de Toronto, j’ai rencontré quelques-uns d’entre vous et beaucoup d’auteurs, poètes, écrivains, qui ont partagé leurs réflexions. On n’arrête jamais de réfléchir à notre travail, de chercher à s’améliorer en écoutant les avis et expériences des autres. C’est un excellent ressourcement.

Des amis écrivaines : Aurélie Resch, Michèle Vinet, Sonia Lamontagnet  Daniel Groleau-Landry.

Des amis écrivain-es : Aurélie Resch, Michèle Vinet, Sonia Lamontagne,  et Daniel Groleau-Landry, un « p’tit nouveau ».

Une brochette d'auteurs!

ici, une autre brochette d’auteurs du RECF : outre les amies déjà mentionnées, on voit Melchior MBonimpa, et au bout de la ligne de tables, Michel Ouellette

Eric Péladeau et Mireille Messier

Éric Péladeau et Mireille Messier, qui a gagné le prix de l’Alliance française 2012. Les romans jeunesse évalués par les comités des jeunes cette année: Si on ne voit pas bien le livre lauréat « Fatima et les voleurs de clémentines« , mon roman Mica Fille de Transyl a quand même été un des quatre romans finalistes de ce prix!

La cuvée 2011-2012 de romans jeunesse écrits par des franco-ontariens!

Le projet Ithuriel s’est avéré populaire au près des lecteurs adultes et des adolescents. Il faut dire que « le Canada après l’ère des Choix Difficiles » en intrigue plus d’un… L’éditeur a mis en ligne un microsite qui donne quelques pistes socio-culturelles pour le roman. Mon autre livre, Le labyrinthe de Luurdu, a connu des ventes plus modestes, même s’il clôt le cycle de la Quête de Chaaas. Il faut dire que le prix de vente pour la longueur du livre est moins avantageux que pour Mica et Le projet Ithuriel.

Technologie salvatrice!

Notre moment de détente: quand Claude Forand (auteur de Un moine bavard, chez David) a tenté de tester une nouvelle technologie avec le sympathique Jacques Prud’homme de Druide informatique… qui peut recevoir des appels via ses appareils auditifs.

Et voici donc quelques perles, glanées selon ma mémoire (émission Grands Lacs Café du samedi matin 8 décembre 2012, animée par  Éric Robitaille):

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Marie Laberge, avec Danielle Vallée et Mireille Messier. Les Nouvelles de Martha, son roman épistolaire de Madame Laberge, était posté toutes les deux semaines à ses abonnés. Plusieurs lecteurs vivaient isolées, et ses lettres étaient le seul courrier qu’elles recevaient! L’auteure évoque la solitude, et la difficulté de rompre « le cercle vicieux du monologue intérieur« .

Le monologue intérieur… Voilà cette voix présente en tout temps dans nos têtes. C’est l’imagination qui part d’une impression fugitive, une image, un mot mal interprété, et qui s’emballe comme un moteur, part sur une route tracée d’avance vers la rancoeur ou la rancune. On devrait mettre un panneau: Attention, route glissante!

On pourrait être tentés de gommer ses souvenirs, comme le personnage de Revenir de loin, amnésique, libéré des émotions. Mais il ne serait pas bon de se départir des mauvais souvenirs pour ne garder que les bons, comme dans une nouvelle de Charles Dickens: le personnage est libéré, mais il devient incapable d’empathie envers les autres.

Pour briser ce monologue intérieur dans lequel s’enferme notre imagination, il faut se rapprocher du réel. Parler à un parent (parfois isolé aussi), un copain, ou bien regarder un beau paysage.

Tiens, en voici un qui allie nature et ingéniosité: des cultures de riz en terrasse, à flanc de montagne en Chine, province de Yunnan. Une gracieuseté du National Geographic, qui offre sur son site de télécharger le fond d’écran qui va avec la photo.

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Le temps des Fêtes qui approche est particulièrement pénible pour les solitaires, ceux éloignés ou brouillés avec leur famille. Comme la St-Valentin, mais en pire, à cause de l’aspect religieux et spirituel de l’évènement  en fort contraste avec la pression de réclames publicitaires. Nous sommes bombardés d’images où domine le rouge et le blanc. Nous sommes stressés, griffés par des centaines de petites hachures d’obligations ou de traditions et visites, perdus dans une foule d’acheteurs pressés.

Ouf! Arrêtons-nous un peu pour souffler. Prenons le temps de contempler les petites choses, comme cet éclairage intérieur aperçu dans un restaurant de Toronto, sur l’avenue Yonge.

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La poésie se fait refuge, car elle oblige à lire lentement, à prendre une pause.

Entend
le cri rond
du silence

Une autre perle du Salon est tombée d’un poème lu par Cécile Cloutier, qui écrit des poèmes très courts, des poèmes-îlots qui chantent à l’oreille:

Une feuille tombe
écoute cette parole
de l’arbre 

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Voila, c’est tout pour aujourd’hui!

Il est arrivé…

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Une anecdote: la fillette en fuite portait à l’origine une robe blanche. J’ai trouvé la couverture si belle que, même si on a suggéré que le graphiste pourrait changer la couleur aur le photomontage, j’ai préféré modifier la couleur dans le texte même: Lara porte donc une robe bleue turquoise avec des p’tites fleurs…

Le roman est bien arrivé!

Ici, Marc Haentjens et Véronique Marcus encadrent la savante folle très fière!

Le site officiel du  livre

Mon horaire au SLO en un coup d’oeil!


Mes dédicaces au SLO 2012 en un coup d'oeil !

Les heures en détail :

Mica fille de Transyl, chez Prologue
JEUDI: 10-12h et 14-15h
VENDREDI: 10-12h et 14-16h
SAMEDI: 10-12h

La quête de Chaaas tome 4 : La spirale de Lar Jubal!
JEUDI: 10-12h
VENDREDI: 10-12h

Au plaisir de vous y rencontrer!

Gare à l’iceberg de la recherche!

Quand j’écris un roman de science-fiction, la recherche est une partie essentielle de mon travail.

Trop de recherche peut nuire

Trop perfectionniste, j’ai tendance à m’y noyer!

Or, si le roman fini est encombré de longs paragraphes d’exposition, ces blocs lourds ralentissent le rythme de l’histoire — et l’intérêt du lecteur.

Beaucoup des gens qui me disent «Vous savez, je n’aime pas la science-fiction» ont plus peur de se perdre dans un dédale d’explications indigestes que de suivre des personnages attachants déchirés par des conflits intérieurs. Signalons que d’autres saveurs de la crème glacée littéraire, le roman policier ou historique, par exemple, exigent de la recherche (ou des contacts bien placés.)

Même pour la construction d’un univers de fantasy, une bonne dose de réflexion s’impose dans la gestion du surnaturel.

Aussi magique que soit ce royaume imaginaire, l’histoire doit rester ancrée dans la réalité. Combien de romans de fantasy, par exemple, démontrent un manque total de connaissances sur la biologie et les soins des chevaux? Valérie Bédard, amateure de fantasy, élève aussi des chevaux. Et elle est souvent consternée par ce que des auteurs font subir à ces pauvres bêtes…

Je me souviens avoir lu une histoire où les montures des héros galopent à bride abattue toute une journée jusque tard dans la nuit (12-15 heures), puis les malheureux canassons reprennent le même rythme dès le lendemain!

C’est comme vous demander de courir la distance de marathon (42 km) à votre meilleure vitesse (en 4-5 heures, pas en 12 heures) puis de vous faire recommencer dès le lendemain, sans que votre organisme ait eu le temps de récupérer de l’effort. J’ai couru des demi-marathons, et je sais qu’on a besoin de deux-trois jours pour récupérer! (Mercedes Lackey avait habilement contourné le problème des chevaux fatigués en créant une race de super-chevaux intelligents dans sa série des Hérald-Mage. )

Certains auteurs de SF ou de fantastique, trop fiers de leur patient labeur, parsèment leur roman de lourds blocs d’exposition sur lesquels trébuche leur lecteur! «J’ai souffert pour mon art, maintenant, c’est à votre tour! » D’heureuses interventions de mon directeur littéraire m’ont évité de commettre la même erreur.

Pour résumer, la recherche est comme un iceberg.

La partie émergée est le roman que vous lisez. Mais, quel que soit le nombre de pages, le plus grand volume du travail accompli se trouve sous la surface.

Trop de recherche ? Attention aux pointes qui affleurent à la surface et nuisent à l’approche du lecteur ! Celui-ci pourrait renoncer à mettre pied sur votre iceberg, ce qui serait bien dommage. (En ces temps de réchauffement climatique, imaginez un atoll charmant plein de palmiers, entouré de dangereux récifs de coraux!)

Pas assez de recherche pour soutenir votre iceberg? Votre histoire s’écroule sous les contradictions, les impossibilités, les erreurs logiques et les personnages minces comme du papier. Combien des sociétés féodales assemblées à la hâte ne tiendraient pas une semaine en économie normale !

«Faire ses devoirs» pour construire un monde imaginaire exige du temps mais comporte ses récompenses. Quand l’univers amoureusement construit repose sur de solides fondations, le résultat permet d’autres auteurs d’y participer! Deux exemples: La série Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, et de la série Honor Harrington de David Weber ont donné naissance à de nombreux enfants de papier.

La partie immergée d’un iceberg se situe autour de 90%. Pour un roman, cette partie cachée varie selon l’âge ou le niveau d’éducation scientifique des lecteurs.
Pour une histoire relativement simple qui vise des enfants, on peut diminuer la recherche, mais jamais l’éliminer! Ça fera un iceberg plus petit. Tandis que pour un pavé de science-fiction dite dure (La trilogie martienne de Kim S. Robinson) l’iceberg sera immense !

Parlant de littérature jeunesse, Hal Clement avait laissé beaucoup de ses recherches au-dessus de la ligne de flottaison… c’étaient les bon vieux jours de la science-fiction écrite, sans trop de concurrence des autres médias! J’ai quand même trouvé Needle, un roman destiné aux jeunes adultes avant que le terme adolescent n’existe, captivant.

Je vous ai dit que j’aimais la recherche ? Dans La spirale de Lar Jubal, qui vise les jeunes adultes, j’ai fini par mettre de côté… 99% de mes minutieuses recherches et calculs de physique appliquée concernant la station spatiale. Éventuellement, si jamais je publie une version adulte de ce roman de SF, je n’aurais pas à plonger trop loin !

Pour mon jeune public, j’ai coupé dans les « blocs » d’exposition et j’ai mis plus l’emphase sur les conflits entre les personnages et les scènes d’action, sans négliger les aspects visuels. Sur le plan psychologique, la course à la performance et l’épuisement au travail pour un projet qui n’en finit plus retiendra les lecteurs plus matures.

Néanmoins, j’ai quand même ajouté un schéma en début de roman.

Habitat de Lapsilis - avec le sens de la rotation

Ça aide les jeunes adultes plus « visuels » à se faire une image mentale de l’endroit où se déroule l’histoire.

Dans mon nouveau roman de SF, qui vise le groupe de « Oh, je n’aime pas la science-fiction« , il y a très peu de chiffres, mais davantage de descriptions des paysages, des conflits de loyautés, et des actions.

La planète et les aspects scientifiques se découvrent à travers leur impact sur la vie des personnages. Et je dois ménager, bien sûr, le sens de l’émerveillement (SOW en anglais) comme le suggère cette couverture du roman Les vents de Tammerlan.

Les Vents de Tammerlan