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Le doux bruissement d’un contrat… (électronique!)

Michèle signe une copie d'un contrat sur sa table de bois.
Les contrat, comment on les signait, jadis…

Je cours beaucoup, ces temps-ci, et je signe beaucoup aussi. Ah, le doux bruissement du papier en signant un contrat. Ils sont désormais électroniques, mais l’un d’eux est spécial… et il fut signé à la date montrée sur l’illu.

Asimov’s a dit oui!

C’est le contrat (électronique) de ma nouvelle accepté pour le numéro Septembre-Octobre 2021 du magazine de SF Asimov’s ! La nouvelle du numéro d’automne d’Asimov’s est déjà montée, et sortira à la mi-août. Déjà, le numéro de Mars-avril annonçait la couleur !

C’est très spécial, car c’est la réalisation d’une promesse faite à mon père sur son lit d’hôpital en 2014, que je serais un jour publiée dans ce magazine de SF. Cette science fiction pleine de fusées de de robot à laquelle il m’avait initiée quand j’étais enfant…

Mais, entretemps…

Analog a dit oui aussi!

Et oui, deux semaines plus tôt, le magazine de science-fiction dure, dure, dure Analog a accepté une nouvelle bien juteuse intitulée Rare Earths Pineapple

Le contrat a été signé voici trois semaines, et la paie est rentrée aussitôt! Publication à venir.

Et OnSpec!

OnSpec, publié en Alberta, est une revue de SF canadienne publiée par des femmes fantastiques que je connais, Barb et Diane. C’est une belle victoire après presque 16 ans de soumissions qui passent de maladroites à potables, puis à meilleures, de paraître dans cette revue. Il aura fallu beaucoup de patience! Certaines années, j’avais manqué la tombée, arg!

J’adore et suis abonnée à On Spec, et je vous encourage à en faire autant! Les nouvelles y sont courtes, de plusieurs saveurs, et pas ennuyeuses du tout. Voici le lien pour vous abonner: https://onspecmag.wpcomstaging.com/subscribe/

Un triplé

Avec l’acceptation par le magazine On Spec, je me sens comme le cheval Secretariat avec un triplé de magazines très difficiles d’accès! Surtout après un an de défi d’écrire une nouvelle par semaine pour 52 semaines ! J’y reviendrai dans une prochaine chronique.

Et Solaris 218!

Je pourrais parler d’un « quadruplé » avec Solaris, un magazine francophone, mais ma première publication dans ce magazine date de 2002… Si on excepte des Bd publiées bien avant!

Tout frais des presses!

Et dans des Galaxies éloignées

Une nouvelle, en français, est en révision pour le numéro 72 de Galaxies, Sexe et genre en SF.

Il s’agit d’une incursion dans mon univers des Voyages du Jules-Verne, longtemps avant…

Ça fait beaucoup de nouvelles à annoncer d’un coup. Mais songez que les refus ont été pas mal nombreux aussi. D’un coup, on dirait que tout déboule, comme un barrage qui cède. Pas d’un coup, mais peu à peu.

Pour terminer, à nouveau, je vous demande de prendre soin de vous malgré la fatigue morale, et de garder à la fois vigilance et confiance!

Solaris 215

Voici ma dernière parution, l’été dernier, arrivée à temps pour ma fête. Le titre: Dernières vacances de la femme-termite, dans le magazine Solaris 215. Une histoire qui va vous gruger longtemps par en-dedans!

Ceci complète mes parutions anglophones Cousin Entropy, à Future SF Digest et Ganymede’s Lamps, at Luna Station Quarterly. Vous êtes chanceux, venez goûter à ma fiction!

Et si vous aimez, laissez un petit obole aux éditeurs et éditrices! Les temps sont durs et ils en ont bien besoin!

Un Solaris 207 punché!

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Ma nouvelle Un voeu sur l’Araignée est de la SF bien dure (toc-toc!) mais je suis bien entourée par un récit punché d’anticipation féministe très paradoxal de Luc Dagenais, et des auteur-e-s de talent (dont je n’ai pas fini de lire tous les textes). J’ai eu droit à une illustration de Laurine Spehner, une dessinatrice que j’admire (la revue l’a imprimée dans le mauvais sens, cependant!)

Un voeu sur l’araignée explore la réalité d’être un jeune vivant dans un vaisseau-génération. Mes p’tits neurones d’auteure de SF ont eu bien du plaisir à jouer avec les détails de la vie, comme celui-ci:

« les objets traversaient un cycle de naissances, de morts et de renaissances  qui leur conféraient une teinte morne variant du vert moisi au brun poussière. » 

Élisabeth Vonarburg nous offre un témoignage-réflexion émouvant sur Ursula K. Le Guin. Merci Élisabeth de nous rappeler sa mémoire. Pour mémoire, voici le lien qu’Élisabeth nous offre, Ursula lisant un texte en 2007 (pas d’image, environ 8 minutes) « She unnamed them ». Beaucoup d’humour, quand on comprend qui est ce « she« .

Pour en savoir plus

Pour acheter Solaris numéro 207!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 63

Jour sombre pour le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois. Un de ses piliers, Joël Champetier, est décédé dans la nuit du 29 mai, après avoir livré une courageuse bataille contre le cancer. Il avait 57 ans.

J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités  le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…

Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…

En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…

Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.

Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego. 

Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.

L’annonce sur le site de la revue Solaris

Pour mieux connaître son travail. Lire la suite