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Un Solaris 207 punché!

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Ma nouvelle Un voeu sur l’Araignée est de la SF bien dure (toc-toc!) mais je suis bien entourée par un récit punché d’anticipation féministe très paradoxal de Luc Dagenais, et des auteur-e-s de talent (dont je n’ai pas fini de lire tous les textes). J’ai eu droit à une illustration de Laurine Spehner, une dessinatrice que j’admire (la revue l’a imprimée dans le mauvais sens, cependant!)

Un voeu sur l’araignée explore la réalité d’être un jeune vivant dans un vaisseau-génération. Mes p’tits neurones d’auteure de SF ont eu bien du plaisir à jouer avec les détails de la vie, comme celui-ci:

« les objets traversaient un cycle de naissances, de morts et de renaissances  qui leur conféraient une teinte morne variant du vert moisi au brun poussière. » 

Élisabeth Vonarburg nous offre un témoignage-réflexion émouvant sur Ursula K. Le Guin. Merci Élisabeth de nous rappeler sa mémoire. Pour mémoire, voici le lien qu’Élisabeth nous offre, Ursula lisant un texte en 2007 (pas d’image, environ 8 minutes) « She unnamed them ». Beaucoup d’humour, quand on comprend qui est ce « she« .

Pour en savoir plus

Pour acheter Solaris numéro 207!

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Grandeurs et misères de la table de dédicace – 63

Jour sombre pour le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois. Un de ses piliers, Joël Champetier, est décédé dans la nuit du 29 mai, après avoir livré une courageuse bataille contre le cancer. Il avait 57 ans.

J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités  le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…

Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…

En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…

Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.

Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego. 

Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.

L’annonce sur le site de la revue Solaris

Pour mieux connaître son travail. Lire la suite