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Entre deux Salons…

Entre deux Salons, je cours et je m’enfarge les doigts dans les courriels !
(Pexel / Crédits: Olga Shestakova)

Entre deux Salons du livre, celui de Toronto en personne qui fut un beau cadeau, car j’y rencontrais mes auteur-es favorites, et des collègues que je n’avais pas vu depuis si longtemps! Nancy Vickers, Marguerite Andersen, Claudette Gravel, Janine Messadié, Paul Savoie, Gabriel Osson, Aristote Kavungu, Melchior m’Bonimpa…

Beaucoup de livres à lire, car ce sont nous les écrivains qui achetons le plus dans les Salons! Et on a eu de la belle visite de Robin Doucet, du directeur du Salon du livre de Rimouski, qui tient un Salon bien dynamique.

Robin Doucet, à droite, du directeur du Salon du livre de Rimouski.

Et le prochain Salon du livre de Sudbury, une géographie si spéciale, un endroit qui m’a tellement manqué depuis la dernière fois! J’aime beaucoup le Nord de l’Ontario et ses forêts de fiers conifères. La route vers Sudbury le gouffre de la Rivière aux Français. C’est pour moi un rite de passage que de m’y arrêter et de visiter le petit pont piétonnier.

Tout cela pour dire que la technologie me rattrape, et que toutes ces photos du Salon de Toronto n’ont pas encore été téléchargées et nommées! Et là, je les cherche, elles sont quelques part sur mon disque dur…. Bon, je viens d’en retrouver!

Il y a d’autres photos, mais je demande la permission des personnes concernées et je ne les ai pas obtenues encore.

Ma table au tout début du Salon. Avec une belle offre de livres variés!

Le Salon de Toronto a repris en personne dans les locaux de l’Université francaise de Toronto. Il va de soi que l’Ukraine injustement attaquée fut à l’honneur. Plusieurs d’entre nous portions du bleu et jaune pour souligner notre appui. Le salon très coloré avait d’Aileurs choisi comme présidente d’honneur une écrivaine d’origine ukrainienne, Anastasia Baczynskyj, présidente de UNF Toronto Rare Book Collection, qui a raconté comment elle a sauvé des livres anciens d’un sous-sol pour leur redonner une seconde vie. 

En se déplaçant, le Salon comptait moins d’exposants, mais ma compagnie Échofictions y était, offrant pas moins de 40 titres, mes romans publiés sauf ceux chez David, mes livres courts chez Échofictions, mes BD… Aussi, un plus petit salon

Ce fut un plaisir de rencontrer des lecteurs en personne. La programmation n’imposait pas de choix entre deux conférences, et cela permettait aux visiteurs de se promener entre les exposants. L’université francophone de l’Ontario est très, très bien équipée et moderne.

Un merci tout particulier aux personnes qui se sont déplacées au Salon du livre de Toronto qui se tenait les 19 et 20 mars dernier. Ça faisait deux ans que je n’avais pu saluer mes lecteurs et lectrices, et placoter un peu avec les adultes et les jeunes.  J’ai pu donner un court atelier sur la crème glacée littéraire.

Andréa Haddad a joué d’un bizarre instrument pour les danses appelées des bourrées (des « danses carrés » de Bourgogne) elle invite les jeunes à connaître davantage les instruments traditionnels, de l’accordéon aux cuillères en passant par l’épinette des Vosges et la vielle à roue de France.
Njacko Backo s’est fait initier à la musique par les anciens de son village du Cameroun. Il invite les jeunes à découvrir la batterie (toum et kak), le kalimba (piano à pouce) et une harpe africaine appelée zaa koua.

Makhena Rankin-Guérin, danseuse de cerceau, passionnée par sa culture à la fois crie, algonquine et mohawk et par la danse ancestrale, présente la danse du cerceau. (Ma photo n’est pas terrible).

Samedi soir, le spectacle de Natacha Kanapé Fontaine nous a fait entendre une voix et une musique bien dépaysante, d’union avec la nature. Je pense que la rencontre de l’art et des lettres, à cette petite échelle, a fait du bien au moral!

Un autre beau moment, c’est un petit mot de gratitude envers Marguerite Andersen, qui à 97 ans est notre doyenne des écrivains franco-ontariens. Je me souviens d’une présentation sur l’écriture d’une nouvelle, qui était pour moi une montagne escarpée infranchissable, et que ses explications ont transformée en douce colline! J’ai écrit beaucoup plus par la suite.

Michèle faisant une lecture publique avec ses lunettes steampunk
Dimanche, lancement de la semaine de la francophonie. Michèle qui a l’air d’avaler le micro en lisant un extrait de Monarque des glaces, mais il fallait que je me tienne proche pour que le son porte! Photo prise par le bon mari Gilles Gagnon
Dimanche, hommage à Marguerite Andersen. Janine Messadié, lauréate du prix Alain-Thomas, lisant un extrait pour Marguerite Andersen (à gauche), notre talentueuse doyenne de la littérature franco-ontarienne à 97 ans. Dimanche le 20 mars. Photo de Gilles.

Dimanche: Marguerite Andersen et la toujours colorées et distinguée Claudette Gravel, que j’ai découverte comme animatrice radio avant de savoir qu’elle écrivait aussi! Photo prise par Nancy Vickers, que je remercie!
Chacune son tour: Nancy Vickers qui nous offre un témoignage bouleversant. J’en suis encore retournée. Photo prise par Claudette Gravel.
La Savante folle près d’une peinture spéciale que les auteurs ont signée, pour un pays dont on connaît la position géographique… et le courage! Il faut croire que mes couleurs étaient de circonstance!

Des petits achats

Un auteur, ça ne fait que que signer, ça achète aussi!

Nancy Vickers, Capharnaum, parce que le titre me rappelle mes vente de garage… C’est aussi une amie et on garde le contact.

Gabriel Osson, Le jour se lèvera, récit historique en Haiti, un événement auquel il a assisté, enfant.

Michel Jean, Kukom, la vie d’une jeune femme en communaté innue

Janine Messadié,  Lettre à Tahar Ben Jelloun

Véronique Sylvain, Premier Quart, poèmes

Il y a eu d’autres photos mais je n’ai pas toutes les permissions, et ça prend du temps pour les y mettre. Pardonnez-moi chers ami-e-s de la plume! C’est l’éternel dilemme, lire ou écrire.

En attendant, voici l’annonce de ma prochaine présentation, lors du Salon du livre du Grand Sudbury!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 57

Evolution des tables!

Les tables évoluent au gré des besoins des salons… et de l’abondance d’auteurs en dédicace! J’ai commencé avec les bonnes vieilles tables carrées, pratique por les expo de BD quand vos voulez dessiner. Puis, après la table ronde et blanche, le guichet de kiosque, est venu l’atroce petite table surélevée!

Pour rendre les choses encore plus risquées, vous emballez la table de bar! Ça fait très classe, mais les jambes accrochent facilement dans le tissu noir qui entoure le pied de la table. J’ai chuté deux fois, avec tous mes livres, de ce perchoir!

Michèle avec la table risquée! Ne pas bouger... surtout ne pas bouger...

Ces tables hautes  sont donc un danger pour les artistes et la société. Je trouve déjà difficile la gestion de mes sacs en altitude.

L’auteure franco-ontarienne Marguerite Andersen, 90 ans, a réglé le problème à sa façon!

Elle a emprunté une chaise confortable à la salle voisine. Notez le perchoir repoussé en avant-plan. Je rappelle que marguerite s’occupe toujours du seul magazine littéraire francophone hors Québec, Virages.

Marguerite Andersen, 88 ans, a réglé le problème à sa façon!

CAMÉOS

Ariane Gélinas et sa petite robe noire font un caméo dans cette BD. Les malins adeptes de SF auront deviné l’auteure de SF Ursula K LeGuin en avant-dernière case, écrivaine qui est assez courte au départ.  On y voit la plante verte qui avait caché les dessinateurs de Kessé? dans un festival de Québec voici quelques années! (Mais je n’ai pas participé à ce vaillant fanzine!)

Deux parutions pour ma fête

Un monarque se pose sur une marguerite

En ce jour de fête, je fête aussi la parution sur papier de ma nouvelle de SF « Monarque des glaces » dans la revue Solaris.

La photo me rappelle Marguerite Andersen, la directrice de la revue Virages, qui s’occupe de tout le travail de production, malgré les subventions récemment coupées.  (Pour manifester votre appui à la revue Virages, aller sur le site.)

Marguerite est aussi  l’auteure du livre le figuier sur le toit que je lis avec plaisir,  contenant un témoignage précieux de quelqu’un ayant vécu la période de l’Allemagne lors de la montée du nazisme. Les Allemands n’étaient pas un bloc monolithique, il y avait une pluralité d’opinions, de partis politiques… jusqu’à l’élection de Hitler en 1933. Un  compte-rendu de lecture se trouve ici, en attendant mon propre compte-rendu sur Goodreads.

Tout cela pour annoncer qu’une autre de mes nouvelles, « Château de neige », plus courte et moins « science-fictionneuse », paraitra dans Virages.