Archives de Tag: caricature

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 46

 

Le signal d'alarme fou!  Anecdote inspirée d'un fait réel.

Bientôt revient la saison des salons du livre! Toutes sortes d’événements viennent perturber le cours des séances de signatures.

Le signal d’alarme fou s’est vraiment déclenché lors d’un salon. Quand cette alarme stridente a retenti, une voix nous avertissait qu’il s’agissait d’un problème technique, nous demandait de rester calme et nous garantissait que la situation retournerait bientôt à la normale. C’était un an après les attentats du 11 septembre et la crainte du terrorisme s’était inscrite dans nos gènes de nord-américains (pour le reste du monde, ça l’était depuis longtemps).

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Portrait de l’auteure découvrant la SF

Portrait de l'auteure découvrant la SF dans la bibliothèque de son père.

Ah! Ces premiers moments d’émerveillement à la lecture des Robots d’Isaac Asimov!

 

Nos plantes boivent-elle du café?

Nos plantes boivent du café!

Les joies de la dédicace

Jiraya Salon du Livre 2012

Je suis une fan de Naruto, au cas où ca ne paraîtrait pas assez… Et Jiraya est mon perso préféré dans la série, pas juste parce que c’est un écrivain!

Courses hivernales

Comment faire son jogging en hiver...

Les joies de l’hiver, quand on veut se garder en forme… Je cours 2-3 fois par semaine et en saison froide c’est un défi!

Au moins, mes voisins de rue musulmans trouvent que je suis bien couverte avec ma cagoule ninja…

BD pour les élections

Tous les partis nous sollicitent. Et quand je dis, tous les partis…

les élections

Quand les politiciens sollicitent nos votes

Séance de signatures – L’auteure qui s’endort à sa table de dédicaces!

J’avais dessiné cette BD dans mon carnet, au crayon bleu, pendant mon retour du Salon de Québec en avril dernier. Je pensais la refaire en plus propre, mais j’ai eu tellement d’événements, d’activités, de projets emballants et de contrats collés que je n’ai jamais trouvé le temps de m’assoir pour la recopier et l’encrer.

La voici donc dans toute sa spontanéité.

L'auteure lors d'une sénace de dédicace particulièrement pénible.

Ceci fut ma pire journée de dédicace de 2010, vraiment arrivée au Salon du livre de Québec. Ce matin-là, je suis arrivée malade et en proie à un mal de tête du genre marteau-piqueur. Même mon pote de Vermillon , Christ Oliver, me trouvait plutôt mal en point.

Je n’avais qu’une envie, me coucher en rond sur ma table de dédicace… et attendre que mes analgésiques fassent effet!

Je suis reconnaissante envers le personnel de Prologue qui a préparé la table de dédicace, et fait preuve de compréhension. Les autres journées ont bien été, ouf!

J’ai quand même rencontré et répondu aux nombreuses questions de mon public…  Plus de détails ici pour mon  séjour à Québec.

G20 raisons… la suite!

G20 raisons…. de ne pas aimer le G20! (la suite)

image parlante

10. La population dé-capitalisée se sent comme des chiens derrière une clôture qui espèrent que des miettes retomberont de la table du G20.

Site du nouvel observateur

9. J’ai eu moins de temps pour me préparer cette année.

8. La profonde difficulté de nommer TOUS les groupes qui vont manifester leur existence, tant ils sont variés, colorés et nombreux-nombreuses. Les voix sont muliples, et ils sont mieux  de se regrouper pour ces événements. Il y a ceux que je connais un peu: Oxfam, Attac-Québec, Équiterre, les groupes féministes, gais (c’est pas toujours gai pour eux-elles!), écologistes*, ceux que je découvre sur internet, le CLAC … Les seules groupes qu’on ne trouve pas, ce sont les financiers…

*J’ai grandi avec le mot écologie et ne me suis jamais habituée à l’usage du mot « environnementalisme ».

7. Le milliard en coûts. Tiens, voici ce vidéo qu’une résidente de Milton, Jennifer Smith, a enregistré: If I had a Billion dollars… en modifiant les paroles d’une chanson des Barenaked Ladies. (Non, c’t’un groupe de gars.)

6.  Je n’irai pas manifester cette année. Je manifeste en idées à la place. Mais voici deux photos-souvenirs de la savante folle à Québec 2001… manifestant contre la mise en place de la ZLEA.

La savante folle manifeste avec Attac-Québec! Tous à la manif!

5.  Palabres, palabres, et pendant ce temps… Une image frappante du site d’Attac-Québec, datant de 2009. Et le plus révoltant, c’est que la droite fait  tout pour multiplier les enfants vivant dans cette misère… en décriant le planning familial.

La faim, un tueur silencieux

4. Saviez-vous que le G-20 n’a aucune existence légale? Comme le G8, le G20 est une fiction, une association informelle, sans statuts ni personnalité juridique. Leurs résolutions et décisions restent des simples recommandations, sans effet concret tant qu’une institution attitrée légale ne les applique pas.

3. …Et pourtant les décisions qui y seront prises auront un impact sur nos vies et sur nos droits concrets. Comme l’indique Danie Royer, porte-parole de la CLAC 2010 : « Cette rencontre finalisera un des plus grands détournements de fonds jamais vu, c’est-à-dire le transfert de centaines de milliards d’argent public vers les responsables de la dernière récession : banques, fonds d’investissements privés, compagnies transnationales, spéculateurs de tout acabit, etc. »

2. Le déficit démocratique, qui fait naitre un sentiment d’impuissance. Sommes-nous en démocratie, quand le gouvernement  contrôle l’information tel un Big Brother, et que les Conservateurs issus du Reform party disposent de l’immense puissance des grands médias tous alignés sur la pensée d’une certaine « droite conservatrice »?

Consommateur aveugle

Il nous reste un pouvoir: acheter les yeux ouverts…

1. Que ces rencontres ne soient pas encore réalisées par télé-conférence ou projection 3-D. Ca aurait coûté quelques millions  en technologie, mais on aurait épargné un milliard de dépenses en sécurité!

Patrimoine Canada menace la revue Solaris

Le parcours de l'écrivain avant...

Le Programme d’aide aux magazines artistiques et littéraires de Patrimoine Canada ne subventionnera que les publications qui se vendent à plus de 5000 exemplaires par année.

Cela exclut la plupart des revues culturelles… Dont Solaris, Virages et aussi Ciel Variable !

Or ce chiffre est d’autant plus injuste pour le côté francophone, que ce plafond minimum est le même que pour les revues anglophones, alors que le ratio anglo/franco est de 3 pour 1. Ce qui veut dire que, si on avait été juste, le plafond pour les francophones aurait dû être de 1250 copies. (Merci à Jean Pettigrew pour cette info).

Le parcours de l'écrivain - après

Cet article sur le site du Devoir par Jean Larose exprime très bien la situation.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/289794/les-heritiers-du-refus

Après la disparition des émissions littéraires et les coupures à Radio-Canada, accusées d' »élitisme », ce péché, les magazines culturels à tirage modeste vont y passer. (Voir cet autre article dans le blog.)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser la culture, on prive la prochaine génération de l’immense potentiel de créativité, celle qui permet de faire face aux problèmes et de trouver des solutions. Et c’est encore plus vrai pour ma saveur littéraire favorite, la science-fiction, qui débarre l’imagination.

Toutes saveurs confondues, la littérature, lorsque puisée au terreau de l’expérience, méditée, puis écrite avec coeur, provoque la réflexion, inspire l’action.

Comme l’écrivain  Yann Martel l’a mentionné, lui-même a publié ses premiers textes dans un petit fanzine de Vancouver géré par des bénévoles. Cette modeste publication l’a encouragé à continuer d’écrire. Il a aussi apprécié sa première subvention d’écrivain.

…1991, année où je reçus une bourse B du Conseil qui me permit d’écrire mon premier roman. J’avais 27 ans et cet argent me semblait une manne qui me tombait du ciel. Ces 18,000$ me durèrent un an et demi (au regard des impôts que j’ai versés depuis, ce fut un rendement exponentiel de l’investissement, je vous en assure )

Et de même, c’est la revue Solaris qui a publié mes nouvelles de science-fiction et une bande dessinée. C’est cette revue qui m’a motivée à écrire des nouvelles pour participer au Prix Solaris.

Avant Solaris, j’avais publié une nouvelle et un poème dans les premiers numéros (2 et 5) de la revue Ciel Variable, en 1987 !! Une autre revue menacée.  J’y ai fait la connaissance d’Hélène Monette, une jeune poétesse qui y avait publié ses premiers poèmes. Depuis, elle a fait du chemin et nous a apporté des livres audacieux plein de dynamite intellectuelle. Mais je me souviens de son poème La colonie: où est passée l’autruche?

En dix ans, je suis passée par le processus, récoltant d’abord des refus de la direction littéraire de Solaris. Mais ces refus venaient avec des commentaires éclairés, à la lumière desquels j’ai fini par améliorer mon écriture. Ces commentaires de Yves Meynard puis de Joël Champetier, avaient été rédigés de façon principalement bénévole. Solaris ne tirait pas à 5000 exemplaires par année, et les subventions complétaient les abonnements et revenus de publicité. Mais leurs conseils m’ont orientée vers la publication de mes nouvelles, puis de mes romans.

Les petits éditeurs (merci en passant à René Beaulieu qui me publia en 1999 dans son recueil Transes Lucides) sont des ressources aussi précieuses. Ils sont de patients jardiniers, cultivant des talents sans récompense autre que la satisfaction de voir poindre le fruit de leurs efforts.

Dans mon cas, cela a donné une dizaine de romans jeunesse, dont Les voyages du Jules-Verne, qui descendent directement d’une nouvelle… refusée trois fois! Et cela a apporté  une floraison de prix littéraires.

J’aimerais pouvoir vous annoncer que je suis devenue multi-millionnaire avec des hordes de lecteurs, la seule forme de succès que le gouvernement actuel respecte. Or, je suis fière d’écrire, de publier, et de donner des ateliers aux jeunes, des activités dont les résultats sont moins tangibles. Comme des plantes, ils poussent en silence.

En attendant, voici des liens:

– un  article de Caroline Monpetit dans Le Devoir.

Lettre de 27 revues et magazines culturels du Québec dans la Presse.

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.