Archives de Tag: Artiste

Les escargots artistes

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Haïku d'automne en BD par Michèle Laframboise

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Cette semaine, j’ai été inspirée par les Haïkus en BD réalisés par la classe de Salgood Sam (son site d’artiste Dynamic Drawing est une ressource indispensable). Voici donc mon haïku, inspiré d’une course à pied récente..

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Y a pas juste les feuilles qui tombent à l’automne…

Quand les événements heureux ou malheureux conspirent pour gonfler les journées de travail, ce blog en souffre!

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Trois très beaux contrats (écriture et illustrations) et un atelier en ligne me tiennent très occupée cet automne. Les dates de tombée rapprochées menacent ma participation aux 24 heures de la BD cette année.

En plus, des événements heureux ou malheureux ont conspiré pour gonfler mes journées: ce blog en a souffert… Mais j’irai au Salon du livre de Montréal rencontrer mes hordes de fans féroces pour signer mon tout dernier roman!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 62

Ca te fera de la pub! Petite Bd qui recense les principales formes d'exploitation du travail des illustrateurs. Entre autre, pour les faire bosser gratuitement...

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Cette BD est un petit hommage au défunt site « Ça te fera de la pub » qui regorgeait d’annonces frauduleuses ou de stages gratuits, d’anecdotes savoureuses qui laissent un petit arrière-goût amer. Il en faudrait un autre comme celui-là, pour dénoncer les mauvaises pratiques.

Certaines des anecdotes vous sont déjà arrivées.

Moi, j’attends encore la grosse multinationale qui veut me faire travailler pour rien.  Hélas, un cas de plus en plus fréquent! Car nous sommes les véritables créateurs de richesses, que d’autres se chargent d’accumuler avec notre travail gratuit.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 52

L'impératrice (et pilote de F-18) créée par Jane Tremblay, fait une apparition flamboyante dans le salon du livre! Disons que cette rencontre ne va pas sans étincelles!

On ne croyait pas y arriver… mais le voilà, le 52e gag. Plus d’un an (si on compte les pauses) de publications des Grandeurs et misères de la table de dédicaces!

Et un clin d’œil à ma consœur Jane Tremblay et sa sinistre impératrice!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 49

La table mal située, une autre joie séances de signatures!

Tous les auteur-es vont trouver qu’ils ou elles sont mal placés… L’organisation de l’espace est un art délicat pour les organisateurs des salons du livre! Il faut s’entendre avec les grandes maisons et les distributeurs, comme Prologue qui diffuse mes livres au Canada.

Ce gag porte le numéro 49. Il a été modifié et retravaillé. On pourrait cependant augmenter le nombre d’années depuis que je suis une dessinatrice de la « relève »…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 30

Il y a au moins 25 affaires totalement absurdes dans ce dessin (entre autres le bras Canadarm qui s’est amélioré depuis) et surtout, du matériel artistique déjà désuet parmi tout ce qui flotte autour de la table de dédicace! Ceux–celles qui spottent mon Ames Letterer Guide se mériteront un salut cordial au prochain festival de BD! On se plaint toujours de l’emplacement de nos tables de dédicaces… Ce qui m’a inspiré cette page, largement retouchée aujourd’hui, avec un léger clin d’œil à l’astronaute Chris Hadfield, commandant de l’ISS.

Il y a au moins 25 affaires inexactes ou totalement absurdes dans ce dessin (entre autres les navettes ont été remplacées par des Soyouz et le bras Canadarm qui s’est amélioré depuis), mais surtout, on voit plein de matériel artistique désuet parmi tout ce qui flotte autour de la table de dédicace!

Ceux ou celles qui spottent mon Ames Lettering Guide se mériteront un salut cordial au prochain festival de BD!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 24

Le fan encourageant, scénario de Steve Requin

Ce spécial journée des femmes a été fait en collaboration avec mon confrère Steve Requin  et son humour parfois absurde! Steve n’a pas la langue dans sa poche et sait rire de nos mauvaises habitudes mentales et de nos attentes irréalistes! Ce fan a voulu trop bien faire…

J’avoue que c’est un des gags les plus crrrrruels que j’ai publiés (mais pas le plus crrrrruel pour votre auteure frustrée favorite, patientez encore…)  Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 18

Quand des jeunes amateurs découvrent la table de dédicace de l'auteure de BD...  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Voici une des BD des débuts de la série, qui se déroule dans un salon des sciences et de l’invention. J’y étais présente avec des albums, dont la première version de La plume japonaise.  les échanges avec ces jeunes filles sont presque rapportés verbatim. On est en 2000, c’est ma 6e page dessinée de la série (sur du mauvais papier, hé oui…) Dire que ces enfants sont devenues des adultes aujourd’hui!!

Mes interactions avec les jeunes fans, alors que je n’étais connue que pour mes BD, témoignent d’une certaine candeurTous les auteurs peuvent reconnaître ces échanges, et les répliques qui ont souvent été entendues.

Case 4 : Je propose régulièrement que les jeunes désargentés mettent leurs ressources ensemble. et c’est rarement accepté. Ce qui révèle leur motivation réelle…

Case 5 : Oui, j’ai bien proposé qu’elles aillent demander des sous à leurs parents.

Case 6 : Le sempiternel « on va revenir »… sauf que le hall d’expo étant de petite taille, je les ai donc revues.

Case 7 : touchante naïveté dans la question

Case 8 : reviendra souvent dans la série!

Case 9: Elles sont revenues en effet  avec un album du stand Lombard.

Cette page de BD, malgré ses maladresses, revêt une grande signification, car c’est après cet événement  que m’est venue l’idée de compiler des histoires de fans qui posent des questions surréalistes ou carrément absurdes. Je n’ai pas commencé par ces jeunes, parce que d’autres souvenirs me sont revenus, que je me suis empressée de noter.

Une page pour commencer 2014

une page en tons de gris de la Route des honneurs

Pour 2014, voici une belle page de BD, finie hier, scannée à 600 dpi, réduite à 300 dpi en tons de gris, puis retouchée avec la palette des gris.  C’est la première page de La route des honneurs, un manga de science-fiction qui se déroule dans l’univers de Chaaas.  Une dernière étape sera de décider de la police de caractères à utiliser. C’est toujours un défi technique pour dessiner le bord de l’eau, surtout l’eau peu profonde en avant-plan.

La dernière journée de l’année, quand je suis à la maison, j’ai coutume de travailler sur mes BD. Un sage a déjà dit qu’il faut faire nos choix, en pensant à ce qu’on aimerait faire si l’argent n’était pas un obstacle. Lire la suite

Une tourterelle courageuse…

Une tourterelle triste posée sur une branche, derrière la maison

Verglas et pannes  nous rappellent la fragilité des plus démunis de notre civilisation. En parlant à des amis privés d’électricité dans ma ville, je réalise qu’il en faudrait très peu pour devenir, nous aussi, démunis…  

Hier, en déglaçant mon entrée, j’ai appris la bonne nouvelle  au sujet de  Claude Robinson, un dessinateur dont le travail avait été plagié par les grands de ce monde. Son travail, et le nôtre, n’est pas fini pour autant.

Cette tourterelle  triste s’est perchée sur une branche glacée, derrière la maison, et cherchait bravement sa pitance en cassant la glace sur les branches. 

Les corruptions incrustées dans le système sont aussi difficiles à éradiquer que de la glace durcie.  Dopage dans les sports, contrats juteux au municipal, système judiciaire à deux poids et deux mesures… Ça prendra du temps et des efforts pour casser la glace, mais c’est une tâche nécessaire !

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À toutes et tous, je souhaite un Noël de partage

et une année pleine de travaux et de créativité!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 6

Le fan qui veut qu’on écrive/dessine son histoire! Cette situation se produit, avec plusieurs variantes, pour les écrivains et les dessinateurs lors d’événements. Cette page a été reprise de ma série « Séances de signatures« .

Le fan qui veut qu'on raconte son histoire

La multiplication des technologies permet à tous d’écrire et imprimer des textes. Plusieurs de mes confrères-soeurs se font demander de « lire » ou « revoir » un manuscrit. Ou, comme dans le cas de cette BD, de carrément écrire le texte de « leur » histoire. Or, comme mentionné ailleurs, les idées jaillissent dans la tête, mais les mettre en valeur, demande patience et persévérance.

Le métier d’écrivain ou d’auteur de BD, est fort exigeant, quelle que soit la saveur de « crème glacée littéraire » qu’on préfère.  La réalité des écrivains/bédéistes est qu’on a presque tous un travail à côté de la pratique de notre art, et en conséquence, fort peu de temps libre à consacrer à des services. Et la tendance est à la baisse comme le constate ce site: « Ça te fera de la pub » est une phrase que j,ai trop souvent entendue à mes débuts.

Ce n’est pas toujours facile de dire « non » à nos fans de façon diplomatique. Surtout si on veut rester encourageant pour un écrivain qui débute.  Et d’un autre côté, certains travaux de révision, des conférences, des ateliers rémunérés sont une base de revenus d’auteur.

Plusieurs de mes confrères auteurs de SF qui ont commencé dans les années 70-80, du temps où le marché des magazines littéraires battait son plein, me disent que les  prix n’ont pas augmenté en 30 ans. Et même, les avances payées aux auteurs par la plupart des éditeurs ont chuté (sauf pour les vedettes déjà confirmées comme valeurs sûres). Même des écrivains vétérans que je croyais hors de danger admettent que leurs droits d’auteurs ne suffisent plus à subvenir à leurs besoins. Avec la concentration des maisons d’édition, vient celle des médias, dont l’attention se réduit que 8 ou 9 « valeurs sûres ».

C’est donc avec toutes ces réalités que composent les écrivains à leurs tables de signatures, quand un fan leur demande, « Pourrais-tu/pourriez-vous…. »

Du chocolat pour se donner du courage!

(Un peu de chocolat pour bien finir cet article ! )

Ouille!

Croquis inspiré par un mal de dos!

Bon ben… pas de pose de Pin-up pour moi non plus!

C’est une de ces journées où
1) le corps se venge de ne pas le sortir plus souvent
2) j’avais rien produit de bon.

J’ai pris une page de mon carnet d’esquisse et me suis dit, enwouèye, dessine quelque chose! Une minute ou deux, n’importe quoi, avant d’aller me coucher.

Ça a pris plus de temps le colorier et le scanner que de le dessiner.