Archives de Tag: art

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 64

En mathématique, une hyperbole est une courbe obtenue en coupant un double cône avec un plan (parallèle à l’axe du cône).  Les courbes ne se rencontrent pas.

Dans la vie, une hyperbole est une expression exagérée qu’on utilise pour exprimer notre désarroi, fatigue, impatience…  (« figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d’exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits » selon le Wiki).

Quand nos paroles dépassent notre pensée...  Art et textes par Michèle Laframboise
Remerciements à Pascal Colpron (« répéter mille fois… ») et plein de copains et copines qui ont répondu à mon appel à l’aide en ligne pour trouver des expressions exagérées!

Sandra et Émilie vont lancer le numéro 4 de la revue Planches le 6 juillet prochain.

En effet, Ozamu Tezuka a dessiné plus de 170 000 pages de BD! De quoi nous rendre jaloux, ou nous inspirer à poursuivre notre passion…

Et oui, la grosse vague tire son inspiration d’une célèbre estampe japonaise!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 63

Jour sombre pour le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois. Un de ses piliers, Joël Champetier, est décédé dans la nuit du 29 mai, après avoir livré une courageuse bataille contre le cancer. Il avait 57 ans.

J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités  le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…

Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…

En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…

Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.

Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego. 

Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.

L’annonce sur le site de la revue Solaris

Pour mieux connaître son travail. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 59

Diète médiatique: le défi d'équilibrer notre nourriture! Texte et dessins par Michèle Laframboise

Nourriture médiatique: il faut bien choisir ses aliments… et vérifier nos sources!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 56

Dispute territoriale ... ça arrive dans les meilleurs salons!  Le sympathique Jean-Guy de Prologue y fait un caméo!

Les chicanes de territoire entre auteurs arrivent dans les meilleurs salons du livre! Gare aux conflits d’horaires…

Pour la première fois dans cette chronique de la table de dédicace, on fait connaissance avec  Jean-Guy qui s’occupe des horaires au stand de Prologue depuis des années. Il a été témoin de pas mal de gags. Il finit par bien nous connaître…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 55

Le fan très occupé... Texte et dessins par Michèle Laframboise

Il y a plusieurs façons de faire savoir que vous êtes occupé… Et on notera que les fans ne sont pas les seuls à le faire!

Quelques confrères de BD apparaissent dans cette page… dont Simon Morin qui est sans doute le plus grand auteur de BD du Québec (à 6’7″ !)

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 54

Le fan qui déteste la SF - D de Michèle Laframboise avec l'aide amicale de Jeanne-A. Debats

Ce gag me tient particulièrement à cœur car il concerne ma saveur favorite de crème glacée littéraire, la SF. Et oui, pour écrire de la science -fiction, il faut être non seulement passionné-e, mais savoir expliquer la chose avec patience à notre public adoré qui associé ces mots avec toutes sortes de choses comme les gros blockbusters au cinéma.

Et oui, il y a envers les genres un petit snobisme intellectuel de la littérature « blanche » qui heureusement commence à s’estomper.

En fin d’article, j’ai placé un dessin fait très vite en 2012 pour capturer le sentiment d’émerveillement qui m’a envahie lors de mes premières lectures de science fiction. C’était la seule sorte de littérature qui ma fascinait, pendant qu’on étudiait en classe des auteurs français morts depuis longtemps. C’est longtemps après que j’ai ré-apprivoisé ces auteurs dit classiques (et découvert, glissées parmi ces grands, des écrivaines).

Il manque de nombreuses répliques, donc je vous recommande de visiter le blog de Jeanne-A. Debats, une consœur qui n’a pas froid aux yeux! Quelques répliques originent du salon du livre de Paris qui vient de se terminer.  Lors de mon passage là-bas, en 2008, on m’avait aussi servi  « Oh vous savez, je ne lis pas de fiction, c’est irréel! »

Les « calmars bavards » (talking squids) sont une récente tradition en   littérature canadienne, né d’une boutade de Margaret Atwood, qui a écrit de la bonne SF d’anticipation et post-apocalyptique, mais ne voulait pas à, une certaine époque, y être associée. Les choses ont changé depuis  et madame Atwood ne rougit plus de la chose. Un site ironique a cependant été monté ici, chapeauté par une très bonne nouvelle mettant en scène des calmars dans l’espace, Sheena 5 par Stephen Baxter.

Je termine en signalant que, pour la première fois depuis 10 ans, je ne serai pas au Salon du livre de Québec / FBDFQ, à cause d’un délai dans la production de mon 16e roman. À la place, je serai au nord de Toronto, au congrès de science fiction Ad-Astra.

Portrait de l'auteure découvrant la SF dans la bibliothèque de son père.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 53

53 Le Fan qui dit  OK...

Voici un phénomène courant pour tous les auteurs qui doivent expliquer à leur public adoré en quoi consiste leur ouvrage. Le badaud semble suspendu à vos lèvres,  hochant la tête à chaque micro pause, ce qui vous encourage à poursuivre.

Ça m’a pris bien des salons avant de comprendre que tous ces gens qui répètent OK, OK, OK… sont tout simplement polis et pas du tout fascinés par votre oeuvre.

Et certains n’écoutent pas avec une très grande attention, ayant « décroché » mentalement et attendant la fin de votre boniment pour aller se mettre dans la file de leur vedette favorite

Chaque « boniment » demande un minimum de 3 à 5 minutes pour bien présenter votre univers à un lecteur qui n’en a jamais entendu parler. Et cet univers ne correspondent pas toujours aux goûts du lecteur: par exemple, 9 fois sur 10, on me répond « je n’aime pas la science-fiction ». Pour une séance de dédicaces d’une heure, si je parle à 10 ou 12 personnes, je peux espérer un maximum de 1 ou 2  nouveaux lecteurs.

Merci pour votre patience, chers fans fantastiques, après presque 6 mois de silence BD. La plupart des prochains gags seront des nouvelles créations 2015 comme celui-ci. Ne vous gênez pas  pour partager vos propres expériences, soit comme auteur, soit comme lecteur hantant les salons du livre!

En avant vers de nouvelles… échéances!

Les Grandeurs et misères de la table de dédicaces vont reprendre, à moins d’imprévus, dès mon retour de vacances! Voici pour mes fans fantastiques un aperçu des travaux en cours.

Pourquoi je cours...

Nouvelles de science-fiction terminées  terminées en début mars

(écrites sur le portable hérité de mon bon papa-amateur-de-SF):
– 1 en français
– 2 en anglais

Nouvelles en soumission:
– 4  soumises à des concours ou à des revues dans les deux dernières semaines. Inclue les trois terminées citées plus haut, et une traduction anglaise d’une nouvelle déjà publiée.

Nouvelles en rédaction:
– 2 en anglais. J’ai beaucoup bénéficié d’un atelier de 6 semaines donné en ligne par Dean Wesley Smith. Sa philosophie d’écriture tombait pile sur mes faiblesses. À bas la procrastination!

Publication en langue étrangère
– 1 en russe dans la revue Supernovia parue en janvier dernier.

Récits:
– 1 en français, soumis à un concours en fin février.

Romans

le 19e en planification (50 000 mots)
le 18e en rédaction, fin prévue pour le début d’avril (60 000 mots)
le 17e est en soumission (27 000 mots)
le 16e est sous impression

BD

Mon album Maîtresse des vents: pages 38,39,40,41 scannées, 42-43 en production.

Caricatures

-Celle qui illustre cette chronique, la première réalisée depuis le départ de mon père.  Notez dans l’image que le terrain sur lequel court l’artiste change souvent de nature.
-Une caricature réalisée sous le coup de l’indignation au début de 2015,  en soutien à Charlie-Hebdo

Le projet promis qui traîne

1 qui n’a pas trop avancé! une BD de 12 pages prévue pour Zidara9  mais je suis un peu en retard… Tsssk, tsssk, tsssk!

Projet BD: une belle bagarre

Comme je pars pour le Salon du livre de l’Outaouais, je prends de l’avance.

Le projet BD Maîtresse des vents avance à petits pas. Voici la page 41 encrée et scannée, puis retouchée dans Manga Studio 5. Prochaine étape, ajouter les tons de gris. Y a pas beaucoup de bagarres dans cette histoire située dans l’univers de La quête de Chaaas​, ça fait que… profitez-en!

Une belle bagarre, dans une méritocratie où les hommes portent les cheveux longs!

Pour ceux et celles qui ont lu la série, ceci est un spin off de ma série de romans SF, autour du personnage d’Adalou kha Narri. Dans cette page, on voit la mère, puis le frère et le père de la jeune fille (en plein concours de maniement de cerf-volant). La police de caractères finale n’a pas encore été choisie, je  laisse les dialogues écrits à la main.

Le crayonné en bleu qui précède. Oui, ce fut dessiné au p’tit crayon bleu!

42AdalouScan150dpi

Et dire que tout cela a commencé avec un 24-24 de 22 pages botchées… Qui ont toutes été reprises, et l’histoire re-scénarisée. La main qui dit « excusez-moi » a été changée. Y a pas de petit défis!

Vol en solitaire

Un avion passe dans un ciel lumineux auquel les sombres nuages donnent du contraste. L'avion, c'est mon père ingénieur, parti pour son dernier vol, sans instruments, sans compas, sans carte...

Photo par Michèle Laframboise

Mon père, Jacques E. Laframboise, s’est envolé à 1:40 ce samedi matin pour un vol en solitaire sans instruments, sans compas, sans carte.

Diplômé de polytechnique 1951, les avions et aéroglisseurs ont toujours été sa grande passion. Même sur son lit d’hôpital, il terminait un article sur les aérotrains, un moyen de transport qu’il a contribué à développer. 

Il savait qu’il décollait pour un vol sans retour. Sa bonne humeur va nous manquer, mais il nous a donné un bel exemple de sérénité.  S’il a été fier de me voir étudier en génie à la même École, jamais il n’a pris ombrage quand je suis devenue écrivaine et auteure de BD  à temps plein. Le bonheur (et ses petits-enfants!) comptait davantage pour lui.

Pilote accompli, mon excellent père m’a transmis son amour des sciences et de la science-fiction, que je transmets à mon tour.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 51

Le grand décompte des Grandeurs et misères de la table de dédicace! par Michèle Laframboise, écrivaine et auteure de BD de l'Ontario

Le grrrrrrand décompte des 12 phrase les plus stu... surréalistes que les auteurs entendent lors d'événements littéraires. Pas toujours drôle et aux antipodes du prix Nobel qui vient d'être décerné en littérature, mais ça fait du bien d'en rire!

Pour fêter un an de publications des Grandeurs et misères de la table de dédicaces, voici le grrrrrrand décompte des 12 phrases les plus stu… surréalistes que les auteurs entendent lors d’événements littéraires. Pas toujours drôle et situées aux antipodes du prix Nobel qui vient d’être décerné en littérature, mais ça fait du bien d’en rire!

Une première publication de ce gag a fait la couverture du fanzine MensuHell no 49. Quelques questions ont rapport avec la BD, mais les écrivain(e)s s’y retrouveront facilement.  D’autres questions spécifiques pour mes collègues de la plume et du clavier se retrouvent dans les autres gags. Sentez-vous libres d’en suggérer des inédits!

On y reconnaîtra des personnages des auteurs mentionnés. Oui c’est bien notre Céline nationale au numéro 4, et je peux garantir que son mari ne dira jamais la numéro un (parce qu’il sait ce qu’il veut).  Et on notera que les films des Wachowski m’ont beaucoup touchée…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 49

La table mal située, une autre joie séances de signatures!

Tous les auteur-es vont trouver qu’ils ou elles sont mal placés… L’organisation de l’espace est un art délicat pour les organisateurs des salons du livre! Il faut s’entendre avec les grandes maisons et les distributeurs, comme Prologue qui diffuse mes livres au Canada.

Ce gag porte le numéro 49. Il a été modifié et retravaillé. On pourrait cependant augmenter le nombre d’années depuis que je suis une dessinatrice de la « relève »…