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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 101

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Ce gag, à temps pour le Festival d’Angoulême!*

Le plus gros problème des femmes -artistes n’est pas l’hostilité, mais l’invisibilité.

Cette histoire-là s’est vraiment produite en 2016. J’ai changé les apparences, car mes sympathiques collègues étaient parfaitement innocents de toute intention néfaste! Mais ça pince, puisque je n’ai pu continuer la conversation et travailler avec cette personne.

Seule la dernière case est imaginée: le « t’aurais pas des noms à me suggérer » est arrivé a une collègue dans un tout autre domaine!

Pour certains sommités du 9e art, le travail d’une femme ne sera jamais aussi intéressant, original, subversif, que celui des « vrais ». Il s’agit d’une habitude si bien incrustée que c’est devenu un « bruit de fond » mental.

Même moi, je pèche, car je peux nommer de mémoire plus de dessinateurs que de dessinatrices! Surtout si je me fie aux revues de BD, qui mentionnent peu le travail des auteures, moins talentueuses, paraît-il…

*

Hé oui, c’est la grand retour des Grandeurs et misères de la table de dédicaces!

 

 

 

*Je ne peux pas voter pour le Grand Prix, car mon dernier éditeur de BD est décédé l’an dernier…

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Le parfum de l’invisible

PasdeFemmesExtrait

Et si le petit groupe de potes du Grand Prix de BD d’Angoulême avait sélectionné 30 dessinatrices/auteures, sans aucun homme ?

Quelque chose me dit qu’il y aurait eu de chaudes protestations, au sujet de la non-représentation des hommes dans la monde de la BD, qu’ils occuperaient – dixit les grands vendeurs de BD commerciales – à 85 %.

Les premières à tirer la sonnette d’alarme ont été le Collectif de créatrices de BD contre le sexisme  avec cet article. Par la suite, le sympathique Riad Saatouf a décidé de retirer son nom de la liste, et d’autres dessinateurs lui ont emboîté le pas. (Le titre est un petit emprunt à Milo Manara, qui s’est lui aussi gentiment retiré.) Lire la suite