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Chemin d’hiver

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Ce paysage par moins vingt degrés

par d’autres promeneurs fréquenté

Dans ma ville, un secret bien gardé 

 

 

 

Se promener en ski de fond requiert des températures assez froides pour garder la neige glissante. Mon année 2019 commence sur la pointe des skis, à écouter les oiseaux au bord de lac Wabukaine, Mississauga.

 

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Vœux de fin d’année

J’aurais des tonnes de choses à dire

pour redonner confiance en l’avenir 

Un beau moment du Salon de Toronto avec chorale fièrement francophone!

Un beau moment du Salon du livre de Toronto avec une chorale fièrement francophone!

Comme je l’ai dit dans ma lettre de nouvelles (pour vous y abonner), la fin de cette année a été mouvementée en Ontario francophone. On a eu, à nouveau, la preuve que le pouvoir corrompt ceux qui s’y agrippent fiévreusement!

La savante folle n’a pas eu beaucoup de temps libre, puisqu’elle a terminé plusieurs nouvelles et deux romans qui attendent d’être envoyés à leur premier lecteur/trice. Pour les BD (Maîtresse des vents et Grandeurs et Misères), c’est un peu plus long de satisfaire les conditions de soumission des éditeurs qui veulent voir le matériel sous des formats particuliers transformer mes 200 pages en PDF, ou écrire le scénario détaillé…

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Ci-dessus, mon journal d’écriture avec décompte des mots pour le 5 décembre dernier. J’ai terminé le premier jet d’un roman en anglais de 117 000 mots. Je repasse sur les fôtes et je l’envoie au premier lecteur.  Mes deux romans récemment terminés en français réclament aussi des soins post-écriture!

Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF ! Des livres minces car c'est une novella.Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF !

Enfin, je me suis offert une gâterie: imprimer de beaux exemplaires papier du premier livre publié par ma maison Échofictions.

***

Mes vœux pour vous qui passez,
le cœur lourd ou léger

Un cardinal solitaire dans la cours arrière

Joie et persévérance en face de l’adversité,
et, si importante, la santé

Remplissez chaque heure
de bonne pensées
et de belles activités
Trouvez le temps de visiter
les personnes que vous aimez
et de partager votre bonheur

 Michèle

6 décembre

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Parce que j’y étudiais un beau métier, et que tous mes enfants de papier et mon fils au cœur d’or auraient pu ne jamais exister si je n’étais sortie vers 17h15 pour prendre le thé chez ma grand-maman.

Le chaleureux petit appartement sur la rue Darlington où ma grand-mère Laframboise et moi aimions lire ensemble dansait dans mon esprit épuisé. C’est arrivée au bas du grand escalier de bois que je me suis rappelée…

*

…que ma chère grand-maman complice Edmée Laframboise née Saintonge était décédée six mois plus tôt, le 6 avril 1989! Et mon grand-papa Paul Laframboise l’a rejointe en octobre 1989. Il n’y avait donc personne sur la rue Darlington, ce 6 décembre 1989!

*

C’est an arrivant dans mon petit appartement que mon amie Pascale (elle-même présente toute la journée mais repartie plus tôt) m’a téléphoné et appris la fusillade à Polytechnique. Et les détails sortis au compte-goutte indiquaient à quel point que la haine des femmes avait pris le relais de la raison pour le tireur.

*

On blâme un groupe ou une personne pour ses déceptions. Puis on gratte son égratignure; la blessure s’infecte, la douleur est alimentée, renforcée par les préjugés. On se dit que l’autre qui ne satisfait pas nos attentes mériterait que… Puis, on fait le pas fatal de se donner la permission de se venger.

*

La haine a été reprise pour blâmer les victimes, comme d’habitude! La violence envers les femmes? Je m’en lave les mains! 

C’était il y a 29 ans. Aujourd’hui, le réflexe de l’invisibilité des femmes pose problème.

J’ai parlé de poison mental, de la prison des préjugés qui conduit à la violence. Sortie de Polytechnique avec mon diplôme en plein récession, je suis entre-temps devenue ingénieure des mots, bâtisseuse de ponts entre les gens.

Je propage et encourage la biodiversité sociale pour faire face aux défis qui nous guettent.

Noël approche. Je vous souhaite de partager votre lumière pour construire une société où il fait bon vivre. Chaque petit geste compte : je compte sur vous pour doucement construire des ponts et tricoter une humanité plus serrée!

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Pour les âmes en peine qui arrivent sur cette page

Les accidents arrivent toujours aux gens pressés! Michèle Laframboise glissant sur un trottoir mouillé

La vie nous égratigne (ma chute l’an dernier où je me suis cassé un os! )

 

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On se pitche de la boue sur le pare-brise mental: le collage d’étiquettes de préjugés fait taire la pensée!

Une hygiène mentale s’impose!

Procéder à un bon lavage de préjugés fait du bien!

Débarrassez-vous du poison mental des attentes irréalistes!

Gaffes à la tentation de poser des étiquettes sans prendre la peine d’échanger et de connaître les personnes!

La tentation de s’enfermer dans les bulles des réseaux sociaux avec des gens aux préjugés tellement semblables qu’on risque l’asphyxie mentale!

Comme hygiène mentale, mon père Jacques Laframboise, lisait un bon livre. C’est aussi ma méthode jusque tard dans la nuit. Le lendemain du massacre, j’ai ouvert un livre de math avancées et j’ai fait les exercices de dérivées: de pures mathématiques qui ont apaisé ma peine.

Colère et frustrations!

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Les déceptions, personnelles et professionnelles, ça nous arrive à tous!

Quand la vie nous égratigne, on se sent en maudit.  La colère est une grande tentation de ressasser nos injustices, mais elle se nourrit de nos pensées qu’on aime ressasser. Ce petit texte glané sur le site méditer pour être heureux indique comment reconnaître les pensées qui nous grugent le moral : quelles pensées suivre ou pas?

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Quand je vis une colère ou une frustration: je sors courir

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ou bien je me livre à une activité plaisante comme celle-ci-dessous!

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Ou une activité d’intérieur agréable, comme faire de la BD dans mon cas.

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Haro sur les poisons du mental!

Voici une courte feuille pigée sur le site psychologytools.com, qui déclame les mauvaises habitudes mentales (et je les ai toutes!!)

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Pensées inspirantes

Voilà, et maintenant une belle page de gratitude!

La savante folle cueille au passage une pomme d'un petit pommier tordu.

Savoir apprécier les êtres et les choses autour de nous. Ce petit pommier rabougri a beaucoup donné!

Et un choix de musiques instrumentales inspirantes que j’ai rédigé après un autre acte de vile violence à Toronto: musiques et lectures pour les âmes attristées

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Des myosotis qui nous sourient entre deux pierres

Une grange solitaire dans les Laurentides

Paix et sérénité hivernale – partagez votre lumière!

La savante folle au Salon de Montréal

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Sans blague, venez me dire coucou au kiosque 100 (à l’entrée du Salon!)

Mon livre (pas jeunesse cette fois-ci!)

Mes séances (avec mon fantastique éditeur Les Six Brumes):

Mercredi 14 novembre 2018       15 h 00 17 h 00

Jeudi 15 novembre 2018              16 h 00 18 h 00

en après-midi, CAUSERIE au collège Marianopolis

Vendredi 16 novembre 2018       14 h 00 18 h 00

en soirée à 20h30: CAUSERIE entre les finalistes du prix des Horizons Imaginaires

Samedi 17 novembre 2018          13 h 00 17 h 00

Pour consulter le carnet de visite

Le site du Salon – accueil

Un monarque qui s’est fait attendre!

Un papillon monarque solitaire plane au-dessus de la banquise artificielle…

Monarque des glaces , une dystopie climatique par Michèle Laframboise
Un papillon géant à cerveau humain plane au-dessus d’une Terre ravagée par les perturbations climatiques. Dominique filme les luttes entre survivants pour le plaisir des Seigneurs du Pôle, les descendants des industriels dont les palais roulants parcourent la glace synthétique du continent arctique. Loyal à ses maîtres, le papillon géant est indestructible, tant qu’il se contente de planer en haute altitude… sans s’attacher aux gens qu’il découvre.

Pourra-t-il sauver des survivants menacés par ses créateurs?

Un lancement écologique!

Monarque des glaces, une nouvelle de science-fiction, sera lancé en grandes pompes le 16 octobre prochain sur les plateformes numériques suivantes:

Kobo

Amazon (CA)

Amazon (US)

D2D 

Smashwords.

Oui, en livre électronique, donc pas d’arbre abattus!

Monarque des glaces, une dystopie climatique de 5000 mots, en plus de donner une description à frissonner de la catastrophe climatique et économique qui nous attend, (récemment confirmée par ce dernier rapport du GIEC) a reçu des honneurs :

– Prix Solaris 2010 de la meilleure nouvelle publiée au Canada français

– Prix spécial du jury du concours Réchauffement 2050 – Galaxies 18 – 2012

 

Des bons mots pour le Monarque

“Une aventure de pure science-fiction, inspirée par la mondialisation, notamment des pouvoirs politiques, et par les changements climatiques”
– Carlos Bergeron, Lettres Québécoises 140, 2011

“« Monarque des Glaces », de Michèle Laframboise, sans doute le plus beau texte, crépusculaire, triste, et tragique.”
– https://www.quoideneufsurmapile.com/2012/08/galxies-18-le-rechauffement.html

A gripping and harrowing tale of a future Earth where climate change has completely changed the planet… Laframboise’s tale is rich in vivid, evocative details.”
– Maria Haskin.com

 

Des prévisions climatiques confirmées

Ça fait plus de cinquante ans qu’on avertit les pétrolières au sujet de la pollution… Rien n’a été fait. Je compte à partir de 1962, lors de la publication du livre Silent Spring de la biologiste marine Rachel Carson.

Un auteure n’aime pas voir ses craintes confirmées, mais j’ai écris en 2009 dans Monarque des glaces que le point de non-retour arrivait avant 2035. Je compte ce point après la fonte définitive des grands glaciers terrestres.

J’ai aussi suggéré un thermostat planétaire qui va figurer dans un prochain roman. Ce thermostat, un bon usage du pétrole, est assez bien décrit en début de texte.

En 2009, la savante folle a proposé en table ronde (lors du Congrès Anticipation 2009)  de brûler moins de pétrole comme fuel, et de plutôt l’utiliser comme matière première pour fabriquer des objets utiles, comme une banquise artificielle.

 

Pour mieux saisir les enjeux

Pollution et climat: du cinéma à la démarche scientifique (pourquoi la science dans les films va si vite!)

Une solution au casse-tête arctique et faisable avec nos moyens techniques

Une BD sur le sujet de la fonte des glaces qui perturbe les courants marins

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Et… Monarque des glaces!

Kobo / Amazon (CA) / Amazon (US) / D2D / Smashwords

 

Le 25 septembre, j’achète un livre franco-ontarien!

Le 25 septembre, achetez un livre franco-ontarien! 

Le site Les libraires regroupe des librairies francophones indépendantes. Vous choisissez laquelle va expédier votre petit trésor!

Je recommande de commander chez un libraire indépendant mon petit dernier chez Six Brumes, La ruche. Hé oui, un hommage discret à une grande icone du cinéma!

Livre qui est aussi finaliste au prix Horizons Imaginaires 2019 

Envie d’un livre électronique?

Monarque des glaces , une dystopie climatique par Michèle Laframboise

Entre le 24 et le 26 septembre, ma nouvelle Monarque des glaces sera 99 cents, plutôt que 2.99$ sur Kobo. Monarque des glaces, une dystopie climatique de 5000 mots, a reçu des honneurs :

– Prix Solaris 2010 de la meilleure nouvelle publiée au Canada français

– Prix spécial du jury du concours Réchauffement 2050 – Galaxies 18 – 2012

et des bons mots:

“« Monarque des Glaces », de Michèle Laframboise, sans doute le plus beau texte, crépusculaire, triste, et tragique.”
https://www.quoideneufsurmapile.com/2012/08/galxies-18-le-rechauffement.html

A gripping and harrowing tale of a future Earth where climate change has completely changed the planet… Laframboise’s tale is rich in vivid, evocative details.”
Maria Haskin.com

Mon roman de SF finaliste au Prix des Horizons Imaginaires 2019!

Photo des 5 finalistes et de trois membres du comité de sélection prise par Gilles Gagnon à la librairie de Verdun.

Photo des 5 finalistes et de trois membres du comité de sélection. Maude Deschênes-Pradet, Marilyne Fortin, Karoline Georges, Michèle Laframboise, Mathieu Villeneuve. Derrière: Billy Robinson, Guillaume Voisine, et Émilie Boulé-Roy, du comité de sélection. (Photo par Gilles Gagnon)

Mon roman de science-fiction La ruche, publié par les Six Brumes, figure parmi les 5 finalistes annoncés pour le prix Horizons Imaginaires 2019.

Curieux?

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Oui, le roman contient un hommage à Marilyn, cette actrice iconique si mal comprise. Procurez-vous La ruche sur le site des Libraires.

Un comité de sélection composé de libraires, d’éditeur et d’un étudiant a choisi les cinq ouvrages finalistes dans le champ de la science fiction et du fantastique. Le communiqué complet figure sur le site de la revue Les Libraires.

Les organismes à remercier pour leur soutien:  le Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, le Salon du livre de Montréal, la revue Les Libraires, la librairie de Verdun, le Congrès Boréal, le Prix jeunesse des Univers parallèles, la revue Solaris et la revue Brins d’éternité.

L’annonce s’est faite dans une sympathique la Librairie de Verdun, qui offre un grand choix de livres en tous genres, et même des articles culinaires de haute qualité environnementale. Vous pouvez aussi siroter un petit café dans l’arrière-boutique.

Pendant l’année scolaire, les romans finalistes seront lus par des hordes d’étudiant-es au CEGEP. Mathieu Lauzon-Dicso, professeur de littérature au Collège Marianopolis de Montréal, a expliqué comment ce prix a vu le jour en 2016, grâce à la passion de 5 étudiants qui voulaient explorer davantage le domaine de l’imaginaire francophone.

« Unique en son genre au Québec, le Prix des Horizons imaginaires permet aux cégépiens de découvrir des œuvres de science-fiction et de fantastique écrites par des auteurs francophones du Canada. » 

(Ce qui inclut l’Ontario. Ouf!)

L’oeuvre gagnante sera annoncée lors du 40e Congrès Boréal qui se tiendra à Sherbrooke. (Ce qui donne aux finalistes neuf beaux mois pour se vanter!)

En attendant, chaque finaliste fera des présentations dans les CEGEPs et participera à une table ronde lors du prochain Salon du livre de Montréal. Voici donc les romans finalistes et leurs éditeurs, et le lien pour les acheter!

Le Potager, de Marilyne Fortin (Québec Amérique)
Hivernages, de Maude Deschênes-Fortin (Éditions XYZ)
De synthèse, de Karoline Georges (Éditions Alto)
La Ruche, de Michèle Laframboise (Éditions Les Six Brumes)
Borealium tremens, de Mathieu Villeneuve (La Peuplade)

Il va de soi que la savante folle va lire les romans de cette liste (sauf un, devinez lequel) !

 

Éloge de la gentillesse ringarde

Le confrère enthousiaste

Un confrère très très gentil (anthropologue!)

« Aujourd’hui, on dirait que la gentillesse, la bonté, c’est devenu ringuard.»

Ces paroles m’ont frappées alors que j’écoutais une entrevue à la radio de la romancière Anna Gavalda (l’auteure du roman Ensemble c’est tout que j’ai commenté sur Goodreads).

L’auteure déplorait le déclin de la gentillesse comme valeur culturelle. Anna Gavalda est une auteure à la fois cynique et pleine de compassion pour les solitaires écorchés par la vie. C’est une auteure qui console (La Consolante est d’ailleurs le titre d’un roman récent.)

C’était il y a une dizaine d’années, et son constat sur la « ringardise » de la gentillesse a résonné très fort en moi.

Pour beaucoup, gentillesse rime avec faiblesse!

Tout comme la politesse, cette marque visible de respect envers des inconnus, qu’on écrase si facilement sous le vocable « politiquely correct ». La politesse, parente pauvre de la gentillesse, considérée comme un vernis de civilisation sans importance, mériterait son propre article.

La gentillesse semble une invitation à se faire piler sur les pieds, à laisser le télémarketeur continuer à nous vendre sa salade.  On abuse aisément des gens gentils, d’autant plus qu’ils –et souvent elles– culpabilisent à mort ! On pille leurs rares temps libres (puisque ces gentil-les font souvent du bénévolat ou s’occupent d’un personne invalide dans leur famille), on les interrompt, on les tasse de côté pour les promotions…

Homme ou femme trop gentil  (« nice » en anglais) sont souvent laissés pour compte, considérés comme pas assez excitants.

Être gentil, quossa donne?

Il y a fort peu de profit ou de récompense sociale apposée à la simple gentillesse, celle de tous les jours, celle qui « ne dérange pas ». Je suis pourtant riche de tous les actes de gentillesse accomplis au cours de ma vie, de tous les sourires qui ont fleuri sur mon passage, mais il n’en reste pas de traces visibles de l’extérieur. (à part les fleurs des jardins.)

À moins de posséder assez de richesses pour briller dans les bals de charité ou assez de notoriété pour passer à la TV (ou sur YouTube), les actes de gentillesse s’oublient.

Les gens d’affaires qui fréquentent ce blogue sont particulièrement conscients que de grandes fortunes se construisent souvent avec des « coups de jarnac » (pour rester polie). La corruption est difficile à déraciner, et les fonceurs vont et viennent sans douceur! L’aggressivité et même l’arrogance sont devenues des qualités d’un dirigeant.

J’ai le défaut d’être parfois trop gentille, trop serviable (lire: du mal à dire non). Paradoxe: ma gentillesse ne m’a pas apporté  autant de respect dans ma vie professionnelle. En plus, quand vous avez du mal à prendre — et garder–  la parole en réunion, les fort-e-s en gueule en profitent!

Je n’ai pas travaillé assez longtemps en milieu corporatif, mais j’ai souvent observé la chose en milieu bénévole: les gentils se tapent les tâches ennuyeuses d’un projet (les appels téléphonique, organiser le buffet, etc) mais, lors de la présentation du projet fini,  les beaux parleurs font la roue en public et s’arrogent une grosse partie du mérite. Ce sont leurs noms qui paraissent dans les publications, et ça fait aussi très beau sur le CV.

Dans l’autre sens, les employeurs gentils se retrouvent pris dans ce dilemme, quand ils gardent, trop longtemps, un incompétent par pitié.

La gentillesse n’a plus la cote… ni le vote!

On apprécie davantage un-e politicien qui a l’air confiant, plutôt que pour la véracité de ses faits. Des sondages à faire des cauchemars montrent que beaucoup de gens préfèrent une tyran « éclairé » plutôt qu’une démocratie.

On en a vu la démonstration en politique américaine : l’éléphant dans le magasin de porcelaine imposera désormais ses vues à la propriétaire. La France semble s’aligner sur cet exemple.

On réclame à tort et à travers un homme fort qui apportera un « changement » mais l’argent ne fait que changer de mains. Nous venons d’y goûter en Ontario.

Pas plus que la sagesse d’ailleurs. Mais ça fera l’objet d’une prochaine chronique.

D’où vient la gentillesse?

Le mot gens, en latin, signifiait famille dans un sens élargi.

Selon le Wikipedia anglais (article détaillé). Le concept de gens date de très longtemps, même avant la fondation en Rome en -753.   Au sens premier, gens désignait un peuple, une race.

2000 ans plus tôt, quand Jésus parlait des « gentils » (qui ne l’étaient pas toujours), il parlait de son peuple.

Dans la Rome antique, la gens (genitif gentium) était un groupe familial patrilinéaire, qui partageaient le même nomen gentilicium. Gentilis, qui dérive de gens, désigne une famille, des gens qui portent le même nom, qui appartient à la maison d’un maître. Quand on affranchissait un esclave, il ou elle était adopté et prenait le nomen de la famille, ce qui agrandissait la gens.

Un exemple des nom romain bien connu :

Praenomen, nomen, cognomen (surnom-s) : Caius Julius Ceasar

Donc, dans notre monde indifférent, la gentillesse est la seule façon de montrer à un parfait inconnu, qu’il-le fait partie de la grande famille humaine.

Et on en a bien besoin aujourd’hui!

Vale!

Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!

Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!

Gaffes d’écriture: se peindre dans un coin!

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Vous connaissez ce gag célèbre du gars qui paint tout le plancher… pour se retrouver pris dans un coin, entouré de peinture fraîchement appliquée?

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais il n’y a pas une histoire où je ne commets pas cette gaffe… Même quand j’avais un plan établi! Et ce quel que soit le genre!

La dernière fois, j’ai tellement hésité que j’ai manqué la tombée d’un concours. Il s’agissait d’un truc de fantasy historique qui fonctionnait parfaitement… tant que je n’avais pas remarqué une erreur de 5 ans dans les dates!

Ciel! Que faire?

C’était vraiment casse-tête: ou bien je changeais la date et l’âge du perso principal, et l’intrigue tombait à plat. Ou je conservais l’erreur factuelle en choisissant arbitrairement l’année, et ça faisait une super-histoire.  (Le récit étant en soumission, je n’en parle pas davantage).

J’aurais dû faire plus de recherches. L’erreur m’aurait sauté en pleine face et ça aurait donné une autre histoire.

Je prépare avec joie une série de mystères historiques à la suite de Domus Justice, et dans ceux-ci, je me rends compte que — moi qui adore l’époque antique — j’avais pris des libertés avec les plans de la Domus (maison) en question. D’ailleurs ce n’est pas clair à cette époque où étaient situées les toilettes, hum!

Donc dans les histoires subséquentes, après sérieuse re-étude des plans, j’ai vu que j’ai mal placé l’autel des Lares, dans un coin du jardin arrière. Ciel que faire?

Dans ce cas précis, j’ai pris la décision de ne rien changer à mon texte concernant cet emplacement… et de faire plus attention la prochaine fois!

Dans du récit historique il faut « faire ses devoirs » ! Mais attention de ne pas étirer indéfiniment ce temps de recherche…

Aller du point A au point B....

S’emberlificoter dans ses pistes!

Je patauge aussi dans l’écriture d’un roman policier (techniquement, un mystère) et j’ai vu que j’ai envoyé mon héroïne timide deux fois au même endroit. Ça me permettait d’intercaler une superbe séquence au centre du roman… Et de faire avancer l’enquête car elle découvre un détail spécial.

Mais, ce que mon héroïne sait déjà en revenant à cet endroit pour la deuxième fois casse un peu la progression de la tension.  En plus, j’ai tendance à multiplier les oppositions quand une seule ferait l’affaire.  Bref, en ai-je trop mis, diluant le danger? Ah, la, la… Je ne suis pas sortie du bois!

Dans un roman policier/polar/suspense où tous les détails doivent converger vers une résolution forte, me peindre dans un coin (alors que j’avais fait un plan, je le rappelle!) relève de la catastrophe.

Je me suis emberlificotée dans mes pistes, en rajoutant du motif (en veux-tu, en v’la!) pour être certaine que l’assassin avait une assez forte raison pour passer à l’acte!

Je n’ai pas résolu ce problème, aussi je travaille sur une autre création tout en laissant mon subconscient créatif chercher la solution.

 

Comment l'auteure se tire de ce mauvais pas...

Et vous?

Quand vous êtes-vous peint dans un coin? Un plan vous a-t-il aidé-e?

Parlant de pistes… gluantes, je prépare un recueil de nouvelles policières mettant en scène des… escargots ! Le jardin est un endroit fort dangereux!

Pour goûter à la première nouvelle, procurez-vous le Fiction River 27 : Justice!  édité par Kristine Kathryn Rusch

Un Solaris 207 punché!

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Ma nouvelle Un voeu sur l’Araignée est de la SF bien dure (toc-toc!) mais je suis bien entourée par un récit punché d’anticipation féministe très paradoxal de Luc Dagenais, et des auteur-e-s de talent (dont je n’ai pas fini de lire tous les textes). J’ai eu droit à une illustration de Laurine Spehner, une dessinatrice que j’admire (la revue l’a imprimée dans le mauvais sens, cependant!)

Un voeu sur l’araignée explore la réalité d’être un jeune vivant dans un vaisseau-génération. Mes p’tits neurones d’auteure de SF ont eu bien du plaisir à jouer avec les détails de la vie, comme celui-ci:

« les objets traversaient un cycle de naissances, de morts et de renaissances  qui leur conféraient une teinte morne variant du vert moisi au brun poussière. » 

Élisabeth Vonarburg nous offre un témoignage-réflexion émouvant sur Ursula K. Le Guin. Merci Élisabeth de nous rappeler sa mémoire. Pour mémoire, voici le lien qu’Élisabeth nous offre, Ursula lisant un texte en 2007 (pas d’image, environ 8 minutes) « She unnamed them ». Beaucoup d’humour, quand on comprend qui est ce « she« .

Pour en savoir plus

Pour acheter Solaris numéro 207!

Juillet généreux

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L’été s’y met à profusion, et les framboisiers nous donnent sans compter depuis une semaine. J’ai préparé trois « batchs » de pots de confitures, et ça continue…

La générosité revient souvent parmi mes thèmes. Tout comme la gratitude. C’est ce que je nous souhaite le plus, alors que je cueille et cueille des petits fruits.

Je ne parle pas ici de la générosité hypocrite qui s’étale dans des bals de charité où l’important est de montrer notre richesse, et de cautionner un système gagnants-perdants qui produira une bonne réserve de nécessiteux ayant besoin de charité…

Je parle de générosité en temps, ce temps libre qui nous fait parfois cruellement défaut, en efforts, en écoute…

Le framboisier vu d’en haut, montre quelques beaux fruits visibles. Or, si on s’accroupit et qu’on soulève la tige sans craindre les épines, on découvre sous les feuilles dix fois plus de fruits mûrs!

Je reçois une leçon de générosité chaque fois que je cueille ces fruits qui poussent dans ma cour. Le framboisier ne demande rien, seulement du un coin de terre, un peu de soleil et de pluie

Je reçois une leçon de générosité chaque fois que je cueille ces fruits qui poussent dans ma cour. Le framboisier ne demande rien, seulement du un coin de terre, un peu de soleil et de pluie

C’est la même chose quand vous vous arrêtez pour prendre du temps avec une personne, une seule, et  découvrez sa richesse cachée! La musique de l’âme se laisse écouter pourvu qu’on fasse silence de nos préjugés.

(Et non, je ne réussis pas toujours mes confitures ou le silence de préjugés, mais je poursuis mes efforts dans cette excellente — et succulente– direction!)

Générosité des confitures cette année!

Générosité des confitures cette année! J’ai même gardé l’écume rose dans un bol à part. Certains sont partis par la poste vers des ami-es et membres de ma famille…

Pour voir plus de photos de mon jardin, ma page Instagram

Une autre fois, je devrai vous parler des fleurs, surtout les humbles hémérocalles qui explosent au soleil en ce moment…

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Les accidents arrivent toujours aux gens pressés!

Les accidents arrivent toujours aux gens pressés! Michèle Laframboise glissant sur un trottoir mouillé

Les accidents arrivent toujours aux gens pressés!

Cette citation vient d’un personnage de mes livres, la mère d’Armelle, la narratrice timide de mon roman  Piège pour le Jules-Verne. Idem pour l’impatience au volant…

Pour la journée nationale de prévention des blessures... le 5 juillet 2018