Ce genre de journée…

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Je réutilise ce dessin, parce qu’un rhume a traitreusement fondu sur mon organisme pendant le congé de Pâques. Envoyé depuis ma tablette. Estomac a l’envers. Créativité : presque zéro. Mais c’est quand même seulement un rhume.

Pour la différence entre un rhume et une grippe aller consulter le site du pharmachien!

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« T’es-tu un gars ou une fille? »

Vu que j’étais athlétique et portais pantalons, vêtements amples et souliers confortables, mon adolescence et vie de jeune adulte ont été remplies de cette question : « T’es-tu un gars ou une fille? » posée avec un ton parfois agressif, parfois méprisant, parfois moqueur, parfois innocent.

Des années plus tard, j’ai compris que si mon interlocuteur était réellement dans l’embarras sur mon sexe biologique, il ne prendrait pas le risque d’insulter un vrai mâle.

Alors, voici ce que je réponds, aux centaines de bonhommes, tous aujourd’hui dans ma tranche d’âge (et représentés par un sympathique disco-man générique!) qui m’ont posé la question:

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Même pour de simples (!) discussions politiques, connaître le sexe de notre interlocuteur était super-important. C’était une cage mentale tenace dont j’ai parlé ici, que j’ai illustré là et encore là. Bien des membres du PQ de l’époque me posaient cette question lors des réunions auxquelles j’assistais avec mon père.

Il y a eu une exception, dans les locaux du journal Le Jour en 1975. Un jeune homme sympa dans la salle de rédaction, qui a été délicat et visiblement gêné (J’veux pas t’insulter, mais es-tu…)  Ça remonte à longtemps, çà, c’est le jour où j’ai rencontré René Lévesque (d’où les petits nuages de fumée à droite, oui, il n’était pas loin!)

 

Le fond du trou! (Réflexion sur la dépression vue de l’extérieur)

Les propos de mon vaillant confrère #SamuelArchibald (que je croise depuis des années aux Congrès Boréal) ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde!

Les artistes vivent avec ce besoin de sentir leur contribution appréciée.

Oui, il y a des journées qu’on rit, qu’on sourit, qu’on marche, qu’on est fier de notre art, de notre travail… vu d’en-dehors, ça peut être trompeur. La personne en proie à la dépression n’arrive pas à se décoller de l’impression persistante d’être au fond d’un trou.

Aidez ces personnes à persévérer et à sortir du trou, merci!
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L’image ci-dessus* m’est venue spontanément à l’esprit en écoutant l’entrevue. Réalisée en deux heures et demie, inspirée par ma carrière en BD depuis 35 ans. **

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* Je ne suis ni déprimée, ni diagnostiquée comme telle, mais je vis au fond du trou pareil. Une chance que je fais du sport!

** Pour voir mon pire échec artistique de tous les temps (je ne dis pas ça souvent, mais: âmes délicates déjà en proie à la dépression s’abstenir).

 

Domotique ou Domus Justice?

Ma nouvelle « Domus Justice » est parue dans l’anthologie Fiction River 27, « Justice » éditée par Dean Wesley smith et Kristine Kathryn Rusch.

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Et malgré mon titre, Domus Justice, il n’y est pas question de domotique, bien que la technologie WiFi qui envahit nos maisons aurait sans doute aidé à résoudre ce mystère historique!

On parlait à la radio des progrès de la domotique, un lointain rêve de la science fiction qui devient réalité, tout comme les voitures sans conducteurs. Je ne suis pas certaine d’avoir hâte de vivre dans des maisons entièrement automatisées (certaines histoires de SF classique ont abordé le sujet) mais le mot Domo vient du latin Domus.

C’est très rare que je m’éloigne de la science fiction, cependant, j’ai toujours eu un petit faible pour l’Antiquité, et même la pré-histoire. Ceux qui me suivent sur Goodreads peuvent consulter les livres que j’y ai listés  sur le sujet.

Mon intérêt date de mes cours de latin au secondaire, car le cours couvrait autant l’histoire et la sociologie que les déclinaisons de la langue elle-même. (J’avais bien sûr été allumée par les Astérix que mon père nous lisait avant que ma soeur et moi sachions lire.)

J’ai rêvé de la gloire de Rome jusqu’à y aller un jour, et découvrir que le Forum Romanum était incroyablement… petit! Quand aux sept collines (que je récitais par coeur à l’époque, Le Quirinal  l’Esquilin le Virinal, le Palatin,…  ) je croyais voir des collines de belle taille comme le Mont-Royal (une des intrusions montérégiennes), mais leur proximité au site m’a surprise. J’en garde quand même un bon souvenir.

 

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Plus tard, lors d’une fructueuse vente de garage, je suis tombée sur une brique par l’auteure Colleen McCullough, The first man in Rome, qui m’a séduite à tous les point de vue. Surtout que Colleen y avait exécuté des portrait au fusain des principaux personnages, et une carte du Forum romanum, histoire qu’on s’y retrouve. J’ai particulièrement aimé l’esquisse de l’immeuble (Insula)  d’Aurélia, épouse de Gaius Julius Cesar III, le père de celui qu’on connaît davantage.

Sans préciser l’année, mon histoire se déroule peu avant les consulats de Marius et très longtemps avant Jules César dont la notoriété n’est plus à faire!

Une autre livre de vente de garage que je termine est The House of the Vestals, par Steven Saylor, qui a produit depuis de belles oeuvres historiques. Son site officiel bourré de bon livres. Dans House of the Vestals, on suit un sympathique enquêteur Gordianus the Finder, qui a lui aussi sa maisonnée et ses soucis très pratico-pratiques pour protéger les esclaves et les orphelins auquels il s’est attaché, dans un climat politique tumultueux (les nouvelles se déroulent entre 80 et 72 avant JC).

Dans ma nouvelle (qui sera traduite en français dès que je trouverai un moment entre mes projets qui bourgeonnent), on suit la vie trépidante d’une jeune esclave au sein d’une domus (maison) sous l’autorité du Pater familias, dans la bonne vieille république romaine. La voix narrative y est très particulière; cette jeune fille devait savoir éviter bien des écueils pour survivre, tout en sachant que jamais elle ne reverra les côtes de l’Afrique où les palmiers dont elle se souvient semblaient hocher la tête en signe de docilité…

Une lecture à découvrir, donc, dans Fiction River 27

Tiens, j’ai hâte à la prochaine saison des ventes de garage…

 

Petite annonce classée pour une dame de grande classe

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Ursula K. LeGuin – Photo by Eileen Gunn

PERDUE : une grande dame qui a transformé le paysage de la SF.

SI RETROUVÉE: veuillez la rapporter à Portland, OR.

Merci.

Elle nous manque.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 101

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Ce gag, à temps pour le Festival d’Angoulême!*

Le plus gros problème des femmes -artistes n’est pas l’hostilité, mais l’invisibilité.

Cette histoire-là s’est vraiment produite en 2016. J’ai changé les apparences, car mes sympathiques collègues étaient parfaitement innocents de toute intention néfaste! Mais ça pince, puisque je n’ai pu continuer la conversation et travailler avec cette personne.

Seule la dernière case est imaginée: le « t’aurais pas des noms à me suggérer » est arrivé a une collègue dans un tout autre domaine!

Pour certains sommités du 9e art, le travail d’une femme ne sera jamais aussi intéressant, original, subversif, que celui des « vrais ». Il s’agit d’une habitude si bien incrustée que c’est devenu un « bruit de fond » mental.

Même moi, je pèche, car je peux nommer de mémoire plus de dessinateurs que de dessinatrices! Surtout si je me fie aux revues de BD, qui mentionnent peu le travail des auteures, moins talentueuses, paraît-il…

*

Hé oui, c’est la grand retour des Grandeurs et misères de la table de dédicaces!

 

 

 

*Je ne peux pas voter pour le Grand Prix, car mon dernier éditeur de BD est décédé l’an dernier…

Des Fêtes reposantes…

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Évitez le surmenage surtout!

Il y aurait bien d’autres choses à dire avant les Fêtes, mais pour mes ami.e.s artistes qui vivent les joies du travail autonome, la fatigue est au rendez-vous!

Je vous souhaite donc du temps.

Capturez des minutes libres pour prendre soin de vous et pour redire à vos proches combien vous les aimez.  Je vous souhaite des Fêtes reposantes et fertiles en amitié!

Bientôt sur un écran chez vous…

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Les Grandeurs et misères de la table de dédicaces reviennent, avec de nouveaux gags inspirés de la vie réelle!

Ce dessin fait en pensant à mes amies auteures de Éditions Phoenix!

 

Penser à l’intérieur de la Boîte? Pourquoi pas!

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Z’êtes pas tannés de vous faire dire le contraire? Moi, si!  De la SF dure et croquante, pour ne pas dire craquante!

Comment penser à l’intérieur de la Boîte réunit avec un brin d’humour deux tropes de la science fiction: une race qui requiert des permutations constantes pour s’épanouir,  et leur vaisseau cubique qui contient le problème!

Comment penser à l’intérieur de la Boîte – Echofictions, 42 pages

En précommande, disponible chez Kobo le 1er décembre, puis chez tous les autres distibuteurs le 8 décembre!

Le lancement aura lieu au Salon du livre de Toronto 2017, au kiosque Echofictions.

Lien universel pour les versions électroniques

 

La vie après la mort… pour vos livres!

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Ma pile à lire va cesser de croître…

Sachez protéger votre droit d’auteur, car votre copyright dure jusqu’à 50 ans après votre décès, 70 ans pour les résidents des États-Unis. (Extrait de Ma pile à lire)

Saviez-vous que le chanteur Prince, à sa mort, n’avait pas de testament? Une catastrophe pour sa famille.

Priscilla Presley a sauvé de la ruine sa fille Lisa Mary (qui avait 9 ans) de la ruine quand le chanteur a légué à l’enfant une propriété qui s’est avérée pleine de dettes?

Ce dernier exemple se trouve dans un livre court et très pratico-pratique par M.L. Buchmann, un auteur de suspenses romantiques militaires (si!) que j’ai eu le plaisir de rencontrer récemment. Il donne quelques exemples marquants quand une personnalité meurt sans laisser d’instructions ou que ses héritiers ne gèrent pas bien les avoirs intellectuels (droits d’auteur) du parent écrivain DCD.

Voici son entrevue sur le sujet à Kobo Writing  Life avec Mark Lefebvre. Matt est quelqu’un de hyper-bien organisé: et même si certaines règles s’appliquent aux USA, les conseils sont valables pour les Canadiens. Pour sa fiction, voir sa page d’auteur ici.

Carte des durées de droits d’auteur dans le monde, Wikipedia. On trouvera un tableau détaillé ici. Certaines durées de vie du copyright sont particulièrement longues (100 ans après le décès au Mexique!)

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Quelques ouvrages de références (en anglais hélas, je fouille pour vous trouver les références dans la langue de Molière).

The Copyright Handbook – What Every Writer Needs to Know: par Nolo Press (448 p.). La dernière édition vient de sortir. Cher, même pour le e-book, mais allez voir la vente Halloween sur leur site. Prix en USD. J’ai la version électronique de l’édition précédente. À ne pas lire d’une traite…

Helen Sedwick, Self-Publisher’s Legal Handbook, Ten Gallon Press (<200 p.). Helen est une avocate spécialisée en affaires avec 30 ans d’expérience dans ce domaine. « Stay out of court and at your desk » est son motto. Le dernier chapitre montre des extrait de clauses de contrat écrit en langage légal sybillin, avec son interprétation en anglais normal.

Kristine Kathryn Rusch- Business Musings: Prince, Estates, and The Future  et  Business Musings: Agents and Estates.  Articles de son blog sur le sujet. Kris est une auteure qui a mon âge mais avec dix fois plus de titres publiés, et très, très avisée sur le plan des affaires! Je recommande chaudement son blogue.

Bon, je retourne appliquer ce que j’ai appris!

Octobre en Oregon

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De retour d’une formation intensive spécifiquement adaptée aux auteur-e-s de genre indépendants, à Lincoln City, Oregon. Notre salle se trouvait au bord du Pacifique, qui ne l’était pas trop, d’ailleurs!

Michèle à la plage

Non, aucun de nous ne s’est baigné-e sur cette invitante plage… Les vagues ont 15 pieds de hauteur. On les entend arriver dans un Brrrrroum assourdissant! Voir les gens sur la photo ci-bas, pour l’échelle. On déplore annuellement un ou deux morts à cause des « sneaky waves ».

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Les humains, à l’échelle des vagues…

Bien des sujets ont été couverts dans notre semaine, mais si je peux donner un avis aux écrivains qui font escale sur ma page, c’est… planifiez pour conserver votre patrimoine intellectuel (IP – intellectual property) non seulement entre vos mains, mais aussi entre celles de vos héritiers.

Quelques photos d’ambiance, à Lincoln City.

Les vagues dans toute leur puissance

Les vagues dans toute leur puissance. Photo prise depuis le 4e étage de l’hôtel où se tenaient les classes.

Comment l'hôtel épouse la falaise

Dans cet hôtel, le rez-de chaussée est au 9e étage, puis on descend au 4e, puis au premier pour mettre pied sur la plage. Spécial de voir comment l’hôtel épouse la falaise. La marée haute se rend au premier étage.

Pour une auteure de SF, quelle aubaine que ces algues emmêlées!

Pour une auteure de SF, quelle aubaine de trouver ces algues emmêlées!

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Détail du bois de pin rouge échoué malmené par les vagues.
Fleurs de plage. non identifiées.Fleurs de plage non identifiées, au pied (humide et salé) de l’hôtel Inn at Spanish Head. Faites honte à la Savante folle en palliant à cette méconnaissance!

 

L'avenue principale = l'autoroute 101

Je cours sur le bord de la 101, la petite ville de Lincoln City…
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N’oublions pas le danger de tsunami en descendant cette côte.

 

Les trois "soeurs" de la baie.

La baie de Siletz, où l’eau est plus calme. L’endroit a été aménagé en parc, car des phoques viennent s’y étendre. Je n’en ai pas vus lors de mes courses matinales.

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Mon rêve: une bibliothèque avec les BONNES proportions pour des petits romans! Librairie North by Northwest.

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Fin de course à l’auberge hantée…

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L’entrée de l’Anchor Historical Inn. Le marin à gauche est un mannequin… Des fois on fait le saut en le voyant assis sur le canot.

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Pour finir, une citrouille déguisée en Westfalia…
Bon Halloween et prudence sur les rues!

Une feuille tombe…

Je viens d’apprendre le décès d’une consœur poétesse.

Cécile Cloutier

Non, vous n’avez jamais entendu parler d’elle dans le tourbillon des vedettes d’automne et du Blade Runner sorti cette fin de semaine.

Cécile ne courait pas après les caméras. Elle hantait le salon de Toronto, portant toujours des gilets tricotés aux couleurs superbes (gilet rouge à gauche, noir plus classique à droite). Elle a laissé une petite trace de poèmes chez plusieurs maisons d’édition comme l’Hexagone. J’ai eu le triste honneur de mettre sa page Wikipedia à jour parce que je voulais que ce soit quelqu’un qui l’aime qui s’en charge.

J’ai beaucoup de peine; sans être une proche, je m’entendais bien avec elle lors des Salons de Toronto. Je ne l’ai pas toute lue, mais lors d’une lecture, je suis tombée amoureuse de tout petits bouts de poème, comme:

Entend

le cri rond

du silence

J’espère que Cécile était bien entourée dans ses derniers jours sur cette terre qu’elle aimait tant. Elle consacrait dans son jardin de Neuville un arbre à chaque fois qu’elle perdait un ou une ami-e poète. Si vous plantez un arbre, pensez à elle…

Je termine par un extrait de poème de Cécile Cloutier qui évoque cette saison.

Un petit arbre devant ma maison, aux feuilles lumineuses

Une feuille tombe

Écoute cette parole de l’arbre