Archives de Catégorie: Société

Courir… vers le sub-zéro déchets!

Atteindre le sub-zéro déchets, possible? Oui!

En ramassant les trucs recyclables qui traînent à terre. Ce que je fais pendant les longs parcours de mon entrainement de marathon! Généralement, je ramasse assez de bouteilles de canettes et autre trucs recyclables pour plus que compenser le demi-kilos de déchets par semaine qu’on produit chez nous.

Oui mais, dites- vous, les parcs ont des bacs de recyclage. Justement…

Les joies de la course écolo!

Michèle, l'écologiste consommée, ramasse tout en courant des cannettes et des bouteilles de plastique.

Ici je pourrais écrire « fin ». Tout est bien qui finit bien… (Avertissement aux âmes écolo-sensibles, la scène qui va se dérouler vous fera de la peine. Si.)

Michèle frappe une déception. le bac est rempli de crottes de chien!
Michèle frappe une déception. Le bac de recyclage est rempli de crottes de chien, ce qui contamine les contenants propres.

La technologie évolue, mais lentement…

Ben oui, beaucoup de gens croient à tort que les crottes de chiens (et les pelures de banane) vont dans les bacs de recyclage. Oh que nenni! La technologie pour composter tout la matière organique fécale n’est pas encore au point. On a aussi tout un méga problème de surplus d’azote dans l’eau usée qui nuit à la qualité d’eau des lacs et rivières.

Les centre de tri ont un problème de contamination parce que les gens, même de bonne volonté, jettent des trucs au hasard. (Ils ont aussi un problème de communication avec les gens qui pensent que la science c’est comme le cinéma, ça va tout régler en vite!)

Une bonne nouvelle concernant les crottes de nos compagnons, on a disposé dans quelques parcs des « chutes » juste pour les crottes de chien, surmontées d’un distributeur de petits sacs (gratuit). Et c’est plus facile de composter avec des adjuvants le carbone et l’azote des crottes.

Pendant mon long parcours d’entraînement (30 kilomètres dimanche dernier), je traîne un sac de plastique avec moi parce que c’est dans mon bac personnel que je sais que le contenu est 100% propre et recyclable. Et le sac de plastique? Je les ramasse aussi à terre! La plupart des sacs s’envolent depuis la grosse épicerie près de chez nous.

Avis aux ami-es qui font du zéro déchets, on n’y est pas encore, mais ça s’en vient. C’est comme une asymptote. Chez nous, il reste malheureusement des gros meubles comme le lit, qui sortiront un jour de la maison. Mais toutes mes chaises de jardins, la moitié de mes bibliothèques et deux de mes tables de chevet ont été ramassées sur le bord de la rue!

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Les Autres au Boréal 2019

Encore une fois, le Congrès Boréal accueille les passionné-e-s de science-fiction francophone. Le thème est à la Rencontre de l’Autre, thème privilégié en SF.

L’Autre jeté loin, très loin…

On pense toute de suite aux extraterrestres ou aux vampires et autres créatures fantastiques qui peuplent nos écrans.

Mon premier réflexe était d’aller inventer un Autre extraterrestre aussi étrange que possible. J’avais poursuivi un bel effort de créer un Autre très éloigné, pour finalement s’en rapprocher. Une de mes races, les Zoens, ressemblent à de gros beignes sensibles à la gravité et capable de localiser les masses, mais pour lesquels les photons (la lumière) relève de la théorie. Une autre race, les Chaatyls (ceux germés de la terre) portaient des noms à coucher dehors, un autre bel effort…

Mais quand cet autre qu’on invente est trop éloigné, tant au physique, qu’en langage, concept, culture, genres, etc et qu’il ne reste rien de familier, il devient un élément d’intrigue plus qu’un vrai personnage. Comme les créatures de Blindsight, de Peter Watts, on subit l’effet de leur présence, sans pénétrer leur conscience.

(D’ailleurs, elles n’en ont pas. Depuis quand est-ce qu’on a besoin de conscience pour réussir dans la vie biologique? Les virus n’en ont vraiment pas besoin pour nous mettre à terre! Peter Watts est un biologiste marin, donc il connaît un peu le sujet.)

L’Autre, plus près de nous qu’on croit…

Pourtant, l’Autre en science fiction, représente aussi les humains eux-même, séparés par mille différences. Des différences morales, mentales, culturelles, religieuses et … politiques.

Alors qu’en Ontario nous avons un « Baron Harkonnen » arrivé au pouvoir (et qui a l’air bien parti pour transformer la province en réplique d’Arrakis), la frange de population qui soutient une conception simpliste, pour ne pas dire binaire du pouvoir politique me semble de plus en plus difficile à comprendre!

Et vice-versa. Quand le profit pur et simple dicte notre balance morale, comment comprendre une attitude de partage, d’entraide? Comment s’évader de la vitrine des bals de charité et du bénévolat-qui-donne-bonne-conscience, alors qu’on s’enrichit à même la pauvreté d’un grand nombre?

Pour revenir à la littérature, j’ai longtemps cherché, dans ma propre science-fiction, à inventer des systèmes politiques fonctionnels.

Le système des Jardiniers dans la série La Quête de Chaaas repose sur une méritocratie matinée d’autoritarisme, avec un bon mix d’écologie. Le jeune Chaaas (Chaa- la terre et -Haaas, le feu) vénère un Empereur qui en principe est élu aux mérite, dont le pointage est évalué par des machines en principe incorruptibles.

Parlant de machines… les autres AI?

Notre vie « sociale » dépend beaucoup des « machines pensantes » (cette autre allusion à Dune vous est gracieusement offerte par le GAFAM) et des algorithmes de plus en plus alambiqués. Dans mes univers, comme celui des Voyages du Jules-Verne, les IA sont très circonscrites.

À savoir si on s’en débarrasserait comme dans Dune, pas sûr… Mais j’envisage des humains augmentés comme les mentats de ce riche univers. Avec la miniaturisation qui se poursuit, notre soupe de neurones va pouvoir accueillir bien des petits adjoints! Serons-nous reconnaissables dans 50 ans?

De quelle façon traiterons-nous la réalité consensuelle, et s’il y en a plus qu’une? Comment s’articuleront nos choix et notre balance morale? Affaire à suivre.

Perso, j’ai hâte que ces petits adjoints glissés dans notre cerveau résorbent l’horrible maladie d’Alzheimer, qui fait que des personnes que j’aime partent un petite morceau à la fois…

La savante folle au congrès

Bon, tout ça pour annoncer deux participations au Congrès Boréal, le 40e congrès, qui se tiendra à Sherbrooke:

Samedi matin, 9h, conférence les Cultures reconstruites dans ma science-fiction, où je développerai un peu plus mes sources d’inspiration.

11 h à 12 h : table ronde avec les cinq auteurs finalistes du Prix des Horizons imaginaires, mon roman, La ruche, étant un des ces finalistes. Courez l’acheter ici ou ici , ou encore chez votre libraire indépendant !

Et bien entendu, ce blogue est une fois de plus finaliste pour les prix Boréal de fanédition. Merci à mes fans finis, mais allez voir les autres blogues avant de voter!

Ma page d’auteure Goodreads pour un coup d’oeil général.

Les beaux secrets de Las Vegas (1)

Oui, Las Vegas, cette ville qui a fleuri au milieu du désert grâce à des sources cachées (le nom Las Vegas veut dire The Meadows), a la réputation que vous connaissez! Pourtant, depuis les années 1990, la ville « du péché » se tourne de plus en plus vers les familles.

Las Vegas a une mairesse, Carolyn Goodman, depuis 2011! Celle-ci a succédé à son mari Oscar (décédé) et poursuit des politiques progressistes. Le transport en commun est bien développé, entre autres.

Une vue iconique de Las vegas! Face à la Fremont Experience

Une vue iconique de Las Vegas! Face à la Fremont Experience

J’y ai séjourné pour une rencontre motivante d’écrivains. Pourtant, j’y ai découvert d’autres aspects moins connus et très positifs.

Cette semaine, j’ouvre avec des murales. Celle-ci se trouve derrière le restaurant Vegenation, dont je parlerai bientôt.

Une murale qui anime un triste stationnement!

Une murale qui anime un triste stationnement! Près de la 6e avenue

Une autre murale colorée, entourant le même stationnement.

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Les endroits cachés:

Cette murale d’astronaute et de licorne n’est visible que depuis la ruelle!

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Une autre murale, commanditée par le bar.

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Les murales commanditées

Ci-dessous, une murale bien difficile à imiter! Les édifices de Las Vegas ont plusieurs murales géantes.

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Je ne les ai pas toutes mises. Il y en a des magnifiques sur le « Strip » mais je n’y résidais pas. Par contre, ce petit trompe-l’oeil nocturne est charmant!

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Cette magnifique murale a été maculée par un vandale (le sang rouge) mais on pourrait croire à un message sur la fragilité de la nature.

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Passons aux murales rebelles!

Surprise! Las Vegas c’est un endroit qui affiche des convictions sociales inattendues.

Corporate Welfare? Not a taker!

Corporate Welfare? Not a taker!

Cette jeune fille rose et rebelle semble tirer la langue à la police!

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(je n’ai aucune idée de l’usage de cette machine blanche, je soupçonne qu’il s’agit d’un éclairage d’urgence.)

Un très beau graffiti! On peut voir que le visage de la femme se poursuit sur l’asphalte, un signe que l’artiste a été pointilleux. Les autres graffiteurs ont d’ailleurs (pour la plupart) respecté cette image!

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Le voyageur. J’avais pris une seconde photo sans le poteau, mais la réflexion du soleil a nui et presque effacé ce portrait si humain.

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Enfin, un peu de science-fiction classique!

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Un moment de beauté

La dernière journée à Las Vegas, je suis tombée pile sur cette murale pleine de beauté et de sérénité.

La plus belle murale de Las Vegas, selon moi

La sirène

Et où se situe cette merveille? Ici, derrière cet établissement dont la figure de proue est… une autre sirène!

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Voilà c’est assez pour cette semaine! Si vous avez d’autres belles murales de Las Vegas, partagez-les dans le fil de commentaires.

Bonne journée internationale des femmes!

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Cette très belle image est sans doute une publicité de jeu, mais je trouve que Fear no Fate (j’avais lu Fear no Hate) est un message qui s’adresse à toutes!

 

Humour et amour font-ils bon ménage à la Saint-Valentin?

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Comme Noël, la Saint-Valentin est une fête difficile à vivre pour les esseulés qui souffrent.  Certaines personnes plus sages vivent en solitaire par choix, mais quand on souhaite partager ses joies…

Ils nous reste l’amour des livres, des univers dans lesquels on peut se plonger avec délices. Hélas, des tonnes de romans d’amour nous déboulent dessus, qui célèbrent des amants physiquement parfaits.

Mais… quid des moins mignons et moins minces? Et que dire de nos hivers rigoureux qui nous enfouit sous la neige, comme tout récemment chez nous?

Un amateur de fantasy qui n’a rien d’un elfe guerrier, enfermé hors de son auto et en retard pour son rendez-vous «aveugle» de St-Valentin. Trahi par son GPS, Nick se met en route dans la tempête.

Une femme de cœur qui n’a rien d’une princesse avec la cicatrice qui barre son visage, sent ses espoirs s’évaporer à mesure que la neige s’accumule. Puis, Dell doit quitter son poste pour secourir sa gentille propriétaire. 

Nick et Dell parviendront-ils à se rencontrer? 

Une courte romance d’hiver qui réchauffe le cœur, racontée avec humour et tendresse par Michèle Laframboise.

Valentin sous zéro

978-1-988339-62-7 (ebook)
978-1-988339-63-4 (imprimé)

La version anglaise, ici!

 

Vœux de fin d’année

J’aurais des tonnes de choses à dire

pour redonner confiance en l’avenir 

Un beau moment du Salon de Toronto avec chorale fièrement francophone!

Un beau moment du Salon du livre de Toronto avec une chorale fièrement francophone!

Comme je l’ai dit dans ma lettre de nouvelles (pour vous y abonner), la fin de cette année a été mouvementée en Ontario francophone. On a eu, à nouveau, la preuve que le pouvoir corrompt ceux qui s’y agrippent fiévreusement!

La savante folle n’a pas eu beaucoup de temps libre, puisqu’elle a terminé plusieurs nouvelles et deux romans qui attendent d’être envoyés à leur premier lecteur/trice. Pour les BD (Maîtresse des vents et Grandeurs et Misères), c’est un peu plus long de satisfaire les conditions de soumission des éditeurs qui veulent voir le matériel sous des formats particuliers transformer mes 200 pages en PDF, ou écrire le scénario détaillé…

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Ci-dessus, mon journal d’écriture avec décompte des mots pour le 5 décembre dernier. J’ai terminé le premier jet d’un roman en anglais de 117 000 mots. Je repasse sur les fôtes et je l’envoie au premier lecteur.  Mes deux romans récemment terminés en français réclament aussi des soins post-écriture!

Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF ! Des livres minces car c'est une novella.Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF !

Enfin, je me suis offert une gâterie: imprimer de beaux exemplaires papier du premier livre publié par ma maison Échofictions.

***

Mes vœux pour vous qui passez,
le cœur lourd ou léger

Un cardinal solitaire dans la cours arrière

Joie et persévérance en face de l’adversité,
et, si importante, la santé

Remplissez chaque heure
de bonne pensées
et de belles activités
Trouvez le temps de visiter
les personnes que vous aimez
et de partager votre bonheur

 Michèle

6 décembre

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Parce que j’y étudiais un beau métier, et que tous mes enfants de papier et mon fils au cœur d’or auraient pu ne jamais exister si je n’étais sortie vers 17h15 pour prendre le thé chez ma grand-maman.

Le chaleureux petit appartement sur la rue Darlington où ma grand-mère Laframboise et moi aimions lire ensemble dansait dans mon esprit épuisé. C’est arrivée au bas du grand escalier de bois que je me suis rappelée…

*

…que ma chère grand-maman complice Edmée Laframboise née Saintonge était décédée six mois plus tôt, le 6 avril 1989! Et mon grand-papa Paul Laframboise l’a rejointe en octobre 1989. Il n’y avait donc personne sur la rue Darlington, ce 6 décembre 1989!

*

C’est an arrivant dans mon petit appartement que mon amie Pascale (elle-même présente toute la journée mais repartie plus tôt) m’a téléphoné et appris la fusillade à Polytechnique. Et les détails sortis au compte-goutte indiquaient à quel point que la haine des femmes avait pris le relais de la raison pour le tireur.

*

On blâme un groupe ou une personne pour ses déceptions. Puis on gratte son égratignure; la blessure s’infecte, la douleur est alimentée, renforcée par les préjugés. On se dit que l’autre qui ne satisfait pas nos attentes mériterait que… Puis, on fait le pas fatal de se donner la permission de se venger.

*

La haine a été reprise pour blâmer les victimes, comme d’habitude! La violence envers les femmes? Je m’en lave les mains! 

C’était il y a 29 ans. Aujourd’hui, le réflexe de l’invisibilité des femmes pose problème.

J’ai parlé de poison mental, de la prison des préjugés qui conduit à la violence. Sortie de Polytechnique avec mon diplôme en plein récession, je suis entre-temps devenue ingénieure des mots, bâtisseuse de ponts entre les gens.

Je propage et encourage la biodiversité sociale pour faire face aux défis qui nous guettent.

Noël approche. Je vous souhaite de partager votre lumière pour construire une société où il fait bon vivre. Chaque petit geste compte : je compte sur vous pour doucement construire des ponts et tricoter une humanité plus serrée!

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Pour les âmes en peine qui arrivent sur cette page

Les accidents arrivent toujours aux gens pressés! Michèle Laframboise glissant sur un trottoir mouillé

La vie nous égratigne (ma chute l’an dernier où je me suis cassé un os! )

 

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On se pitche de la boue sur le pare-brise mental: le collage d’étiquettes de préjugés fait taire la pensée!

Une hygiène mentale s’impose!

Procéder à un bon lavage de préjugés fait du bien!

Débarrassez-vous du poison mental des attentes irréalistes!

Gaffes à la tentation de poser des étiquettes sans prendre la peine d’échanger et de connaître les personnes!

La tentation de s’enfermer dans les bulles des réseaux sociaux avec des gens aux préjugés tellement semblables qu’on risque l’asphyxie mentale!

Comme hygiène mentale, mon père Jacques Laframboise, lisait un bon livre. C’est aussi ma méthode jusque tard dans la nuit. Le lendemain du massacre, j’ai ouvert un livre de math avancées et j’ai fait les exercices de dérivées: de pures mathématiques qui ont apaisé ma peine.

Colère et frustrations!

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Les déceptions, personnelles et professionnelles, ça nous arrive à tous!

Quand la vie nous égratigne, on se sent en maudit.  La colère est une grande tentation de ressasser nos injustices, mais elle se nourrit de nos pensées qu’on aime ressasser. Ce petit texte glané sur le site méditer pour être heureux indique comment reconnaître les pensées qui nous grugent le moral : quelles pensées suivre ou pas?

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Quand je vis une colère ou une frustration: je sors courir

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ou bien je me livre à une activité plaisante comme celle-ci-dessous!

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Ou une activité d’intérieur agréable, comme faire de la BD dans mon cas.

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Haro sur les poisons du mental!

Voici une courte feuille pigée sur le site psychologytools.com, qui déclame les mauvaises habitudes mentales (et je les ai toutes!!)

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Pensées inspirantes

Voilà, et maintenant une belle page de gratitude!

La savante folle cueille au passage une pomme d'un petit pommier tordu.

Savoir apprécier les êtres et les choses autour de nous. Ce petit pommier rabougri a beaucoup donné!

Et un choix de musiques instrumentales inspirantes que j’ai rédigé après un autre acte de vile violence à Toronto: musiques et lectures pour les âmes attristées

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Des myosotis qui nous sourient entre deux pierres

Une grange solitaire dans les Laurentides

Paix et sérénité hivernale – partagez votre lumière!

Musiques et lectures pour les âmes attristées

Photo prise hier soir par Mathieu Allard, ICI Ontario

Photo prise par Mathieu Allard, ICI Ontario, La Tour du CN éteinte le soir du 23 avril

Lorsqu’arrive un événement dramatique dégoulinant de sottise meurtière comme les piétons tués à Toronto, les médias vont passer des jours à ressasser les mêmes faits. J’ai fermé ma radio.

Tombe de Wolinski, photographiée au cimetière Montparnasse en 2016

Tombe de Wolinski, cimetière Montparnasse

Généralement, comme lors du massacre à mon école en 1989, ou plus récemment lors des attentats au Charlie Hebdo* (photo ci-contre) et au Bataclan*,  les informations vraiment significatives ne remontent qu’au bout de trois jours à une semaine.

En attendant, nos idées noires rebondissent sur des miroirs sombres de l’humanité.

Pour s’entraider et de se consoler, voici un petit choix de musique et de lectures pour adoucir ces durs moments et éloigner les idées noires qui nous assaillent.

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À ceux et celles qui pleurez à la porte d’une chambre qui restera vide, mon coeur vole vers vous. Puissiez vous vivre le deuil en sachant que vous n’êtes pas seul-es et puisse la vie vous apporter espoir et compassion.

*

Ma liste de musiques pour consoler l’âme:

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Classique:

Concerto d’Albinoni Adagio in G Minor (Albinoni) (Youtube ici, images fixes de paysages)

Les saisons de Vivaldi (Automne)

Borodine – Prince Igor, les danse polovtsiennes, l’air de Stranger in Paradise (Une version Youtube avec UNE chef d’orchestre, Sylwia Anna Janiak  Poland Symphony Orchestra of the Felix Nowowiejski Music School in Gdańsk, Poland; Note: très remuant et dynamique!

A. Glazunov, Les Saisons, op. 67 – L’automne : Petit adagio : L’air de l’ancienne série « Les belles histoires des pays d’en haut » joué par la Philarmonie jeunesse de Montréal

Ave Maria de Schubert interprété par Andrea Bocelli (émouvant) et par Luciano Pavarotti (pour les nostalgiques, année non mentionnée)

La Moldeau de Smetana (plus orageux mais beau, orchestre sur Youtube, chef, Nejc Becan)

 

Plus moderne:

Pierre Lapointe, Sais-tu qui tu es? chanson entendue ce matin (Video Youtube)

Enya (The kelts) ballades (ça date des années 80 mais c’est magnifique, ça nous emporte ailleurs)

La musique du film « Out of Africa », du grand déploiement – 14 minutes. Composé et dirigé par John Barry.

N’importe quelle musique d’un film que vous avez particulièrement aimé.
(Wonderful movies Soundtracks – Youtube, images fixes, 1h23min)

Musique de film d’inspiration celtique, encourageante, (Youtube, images fixes, 2 heures!)
https://www.youtube.com/watch?v=UzodaO2nwUw&t=3540s

Une application de musique, mais aussi des notes et un « safety plan » pour les gens qui souffrent de dépression: http://www.moodtools.org/   (je ne garantis rien mais ça semble assez intéressant, allez voir!)

 

Lectures

Réflexions et contemplation

Hubert Reeves/ La Plus Belle Histoire du Monde
note: je n’ai pas lu mais ça me paraît une belle conversation.

Ursula K. LeGuin No time to Spare (réflexions)
https://www.goodreads.com/book/show/33503495-no-time-to-spare

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Romans inspirants

Flight Behavior, par Barbara Kingsolver. Le Grand Roman Américain a été écrit. Si. Une histoire qui commence avec un papillon… 464 pages.

Ronnie Roberts, sa série Poet, Oregon: des romances, courtes, des héros-héroines modernes, attachants.
L’auteure n’hésite pas à aborder par la bande des lourds problèmes sociaux comme l’itinérance et la gentrification (le premier: Fixer Upper), le handicap et la santé mentale (2e Carolyn Explains), la violence familiale et le cancer (Nailed It, que je suis entrain de lire). Des histoire qui, malgré les épreuves et des opposants désagréables, vous redonnent confiance en la bonté de l’humain.
https://www.goodreads.com/book/show/27470552-the-fixer-upper
Page de Ronnie Roberts

Rebellious Mourning: à lire dans trois mois! Ce recueil de plusieurs auteurs activistes luttant contre les formes de violence sociale, et de discrimination. L’acte de vivre son deuil collectif et de nommer sa douleur est un pas vers la libération.

Blogs inspirants

Maria Popova, Brain Pickings . Cette blogueuse compile des réflexions inspirantes provenant de tout plein d’ouvrages. Comme elle le fait à temps plein vous pouvez la soutenir. http://brainpickings.org

Le blog d’Ursula K. Leguin, toujours en service malgré son déces. Les annales de Pard, l’univers vu à travers les yeux de son chat. Ses réflexions sociales et
http://ursulakleguin.com – aller à « Blog »

Un blog illustré, Zen Pencils, des réflexions philosophiques par des personnalités, mises en images.

Enfin, un moment d’émerveillement, cet arc en ciel blanc, que j’ai vu à la campagne, à l’aube…

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Voila, je vous invite à compléter cette liste pur faire oeuvre utile. Je les rajouterai à mesure après avoir vérifier les liens!

 


* J’ai donné des exemple dans des pays développés, mais les tueries en Afrique et au moyen-orient sont tout aussi dramatiques, mais  ignorées)

Ce genre de journée…

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Je réutilise ce dessin, parce qu’un rhume a traitreusement fondu sur mon organisme pendant le congé de Pâques. Envoyé depuis ma tablette. Estomac a l’envers. Créativité : presque zéro. Mais c’est quand même seulement un rhume.

Pour la différence entre un rhume et une grippe aller consulter le site du pharmachien!

« T’es-tu un gars ou une fille? »

Vu que j’étais athlétique et portais pantalons, vêtements amples et souliers confortables, mon adolescence et vie de jeune adulte ont été remplies de cette question : « T’es-tu un gars ou une fille? » posée avec un ton parfois agressif, parfois méprisant, parfois moqueur, parfois innocent.

Des années plus tard, j’ai compris que si mon interlocuteur était réellement dans l’embarras sur mon sexe biologique, il ne prendrait pas le risque d’insulter un vrai mâle.

Alors, voici ce que je réponds, aux centaines de bonhommes, tous aujourd’hui dans ma tranche d’âge (et représentés par un sympathique disco-man générique!) qui m’ont posé la question:

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Même pour de simples (!) discussions politiques, connaître le sexe de notre interlocuteur était super-important. C’était une cage mentale tenace dont j’ai parlé ici, que j’ai illustré là et encore là. Bien des membres du PQ de l’époque me posaient cette question lors des réunions auxquelles j’assistais avec mon père.

Il y a eu une exception, dans les locaux du journal Le Jour en 1975. Un jeune homme sympa dans la salle de rédaction, qui a été délicat et visiblement gêné (J’veux pas t’insulter, mais es-tu…)  Ça remonte à longtemps, çà, c’est le jour où j’ai rencontré René Lévesque (d’où les petits nuages de fumée à droite, oui, il n’était pas loin!)

 

Le fond du trou! (Réflexion sur la dépression vue de l’extérieur)

Les propos de mon vaillant confrère #SamuelArchibald (que je croise depuis des années aux Congrès Boréal) ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde!

Les artistes vivent avec ce besoin de sentir leur contribution appréciée.

Oui, il y a des journées qu’on rit, qu’on sourit, qu’on marche, qu’on est fier de notre art, de notre travail… vu d’en-dehors, ça peut être trompeur. La personne en proie à la dépression n’arrive pas à se décoller de l’impression persistante d’être au fond d’un trou.

Aidez ces personnes à persévérer et à sortir du trou, merci!
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L’image ci-dessus* m’est venue spontanément à l’esprit en écoutant l’entrevue. Réalisée en deux heures et demie, inspirée par ma carrière en BD depuis 35 ans. **

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* Je ne suis ni déprimée, ni diagnostiquée comme telle, mais je vis au fond du trou pareil. Une chance que je fais du sport!

** Pour voir mon pire échec artistique de tous les temps (je ne dis pas ça souvent, mais: âmes délicates déjà en proie à la dépression s’abstenir).

 

Domotique ou Domus Justice?

Ma nouvelle « Domus Justice » est parue dans l’anthologie Fiction River 27, « Justice » éditée par Dean Wesley smith et Kristine Kathryn Rusch.

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Et malgré mon titre, Domus Justice, il n’y est pas question de domotique, bien que la technologie WiFi qui envahit nos maisons aurait sans doute aidé à résoudre ce mystère historique!

On parlait à la radio des progrès de la domotique, un lointain rêve de la science fiction qui devient réalité, tout comme les voitures sans conducteurs. Je ne suis pas certaine d’avoir hâte de vivre dans des maisons entièrement automatisées (certaines histoires de SF classique ont abordé le sujet) mais le mot Domo vient du latin Domus.

C’est très rare que je m’éloigne de la science fiction, cependant, j’ai toujours eu un petit faible pour l’Antiquité, et même la pré-histoire. Ceux qui me suivent sur Goodreads peuvent consulter les livres que j’y ai listés  sur le sujet.

Mon intérêt date de mes cours de latin au secondaire, car le cours couvrait autant l’histoire et la sociologie que les déclinaisons de la langue elle-même. (J’avais bien sûr été allumée par les Astérix que mon père nous lisait avant que ma soeur et moi sachions lire.)

J’ai rêvé de la gloire de Rome jusqu’à y aller un jour, et découvrir que le Forum Romanum était incroyablement… petit! Quand aux sept collines (que je récitais par coeur à l’époque, Le Quirinal  l’Esquilin le Virinal, le Palatin,…  ) je croyais voir des collines de belle taille comme le Mont-Royal (une des intrusions montérégiennes), mais leur proximité au site m’a surprise. J’en garde quand même un bon souvenir.

 

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Plus tard, lors d’une fructueuse vente de garage, je suis tombée sur une brique par l’auteure Colleen McCullough, The first man in Rome, qui m’a séduite à tous les point de vue. Surtout que Colleen y avait exécuté des portrait au fusain des principaux personnages, et une carte du Forum romanum, histoire qu’on s’y retrouve. J’ai particulièrement aimé l’esquisse de l’immeuble (Insula)  d’Aurélia, épouse de Gaius Julius Cesar III, le père de celui qu’on connaît davantage.

Sans préciser l’année, mon histoire se déroule peu avant les consulats de Marius et très longtemps avant Jules César dont la notoriété n’est plus à faire!

Une autre livre de vente de garage que je termine est The House of the Vestals, par Steven Saylor, qui a produit depuis de belles oeuvres historiques. Son site officiel bourré de bon livres. Dans House of the Vestals, on suit un sympathique enquêteur Gordianus the Finder, qui a lui aussi sa maisonnée et ses soucis très pratico-pratiques pour protéger les esclaves et les orphelins auquels il s’est attaché, dans un climat politique tumultueux (les nouvelles se déroulent entre 80 et 72 avant JC).

Dans ma nouvelle (qui sera traduite en français dès que je trouverai un moment entre mes projets qui bourgeonnent), on suit la vie trépidante d’une jeune esclave au sein d’une domus (maison) sous l’autorité du Pater familias, dans la bonne vieille république romaine. La voix narrative y est très particulière; cette jeune fille devait savoir éviter bien des écueils pour survivre, tout en sachant que jamais elle ne reverra les côtes de l’Afrique où les palmiers dont elle se souvient semblaient hocher la tête en signe de docilité…

Une lecture à découvrir, donc, dans Fiction River 27

Tiens, j’ai hâte à la prochaine saison des ventes de garage…

 

Petite annonce classée pour une dame de grande classe

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Ursula K. LeGuin – Photo by Eileen Gunn

PERDUE : une grande dame qui a transformé le paysage de la SF.

SI RETROUVÉE: veuillez la rapporter à Portland, OR.

Merci.

Elle nous manque.