Archives de Catégorie: Société

Se souvenir

Jean-Paul Laframboise, photo prise en décembre 1917

Photo de mon grand-père, Jean-Paul Laframboise, photo prise peu après la bataille de Passchendaele. (Écrit au dos de la photo avec la date.) Cette bataille dans la boue près d’Ypres a duré des mois et tué des milliers de soldats. Les Canadiens ont finalement réussi à prendre les positions.

Dans ce cas-ci, ce n’est pas « se souvenir », car mon grand-père a peu parlé de ses expériences lors des guerres. Il s’en est sorti, mais a perdu des camarades en route. Je ne l’ai jamais connu jeune, évidemment, mais on peut voir sur la photo qu’il était fait mince mais solide. (Wiry comme les anglos disent)

Il est par la suite devenu arpenteur géomètre, et spécialiste des photos aériennes. Ça, il m’en parlait davantage. Et j’ai hérité de beaucoup de son matériel de cartographe. Mon amour de la géographie vient sans doute de lui…

3000 $ pour 50 kg de viande?

Ça pourrait être le début d’une histoire de SF dystopique, dans lequel la viande se fait rare, mais non…

Vendredi soir: un gentil garçon portant un coton ouaté avec un logo de compagnie frappe à la porte. Il demande si on consomme de la viande (Il est mal tombé pour moi, végétarienne, mais les deux autres ne le sont pas).

Il propose un échantillon gratuit qu’il n’a pas, et propose un rendez-vous le lendemain pour le recevoir le dit échantillon. C’est un service de livraison de produits de ferme organique à domicile. Le démarcheur prend notre no de téléphone et une heure propice pour livrer l’échantillon.

Samedi matin: le service rappelle en matinée. J’entend les bruit de fond d’un centre d’appel bien occupé, comme ceux des frimeurs qui vendent des nettoyages de conduites. Ils s’identifient avec le nom de l’entreprise de fermes et je ne raccroche pas.

La jeune femme du centre d’appel souhaite obtenir l’adresse exacte pour livrer. Je leur donne. Ils me demandent de confirmer l’heure. Les mangeurs de viande ne seront pas là mais j’y serai (j’ai confirmé que j’étais végétarienne.)

MOI: Ah ben pas de problème, dis-je, si vous avez des brochures à passer je peux les prendre.

– Non, il FAUT que les deux mangeurs de viande soient présents pour recevoir l’échantillon et de l’information.
Finalement je dis qu’on y sera vers 10h30.

Là, commencent des questions indiscrètes:
– Est-ce que vous êtes les propriétaires de la maison?

MOI: Pourquoi voulez-vous savoir ça? Je leur demande s’ils comptent vendre mes infos à un tiers parti.

Un agent d’immeuble, par exemple, vu qu’ils prennent des infos sur mon statut de proprio – ou non. (Plus tard, réponse trouvée sur internet, parce qu’il font subtilement une vérification de crédit. Ce qui laisse penser que le prix va être juteux.)
La jeune télémarketeuse répond que non, non, on fait pas ça nous-autres! Leurs représentants sont occupés, ça peut aller à plus tard.

Finalement, je leur dis oui, et qu’entre-temps je vais voir sur leur site pour leurs prix de souscription.

Sur le site, tout est beau, beau, beau (insérez petite musique poétique ici): animaux élevés en plein air, pâturage dehors, pas d’antibiotiques, poules heureuses, etc… Toujours pas de prix affichés pour les souscriptions.
Comme nous soutenions nos marchés fermiers chaque dimanche, et que nous recevions des légumes de la ferme quand on restait au Québec, je me dis que ça peut être intéressant.

N’empêche que je calcule dans ma tête: une ferme « bio » qui se paie des démarcheurs porte-à porte, puis un centre d’appel qui fixe une RDV en s’assurant que toute la famille soit là pour le représentant qui nous donnerait de l’information… tout cela m’annonce un très gros « overhead » et des produits hyper-chers pour compenser tous ces frais de promo. (Plus tard, j’ai vu que la dynamique de faire la démonstration de vente à un couple favorise le vendeur, parce que tu ne veux pas montrer tes désaccords. )

Sur les sites de protection des consommateurs que j’ai visités, le chat (avec le prix réel!) est finalement sorti du sac. L’entreprise (qui a plein de sous traitants pour la livraison, le traitement des factures, etc., donc le consommateur ne sait plus à qui s’adresser pour un problème) fait signer un contrat à froid à des gens qui, un samedi matin, ne sont pas psychologiquement outillés pour dealer avec un sales-pitch. (Pardonnez l’anglais ici)

Et quand les clients reçoivent la première livraison, ils découvrent -O surprise!-un tas de petits frais qui se sont ajoutés… frais de coupe de viande, frais de congélation, de livraison, de « service », et de location de petit congélateur en sus! Et la compagnie attend 10 jours pour livrer, il est trop tard pour résilier le contrat… Les coûts finaux tout inclus avec les taxes: entre 3000 et 5000$ pour 50 à 90 kg de viandes qui théoriquement combleraient les besoins pour 12 mois. Avec un congélateur loué!

3000$ pour 50 kg de viande? Une chance que je suis végétarienne…

Dans un monde où les fermiers sont souvent acculés à la faillite, je soutiens les initiatives de ferme organique, locales, etc. Sauf que cette entreprise entoure son service de frais dans lesquels se glissent les profits.

Alors, non, j’ai annulé cette visite de pitch de vente. Ci-bas, un exemple de pitch de vente.

Un exemple des impôts que les citoyens paient… au privé, sous forme de prix gonflés!
Rassurez-vous, c’est un cas fictif!

Si cette tactique de vente sous pression est employée, elle rencontre hélas du succès. Nous avons vécu voici 20 ans une telle vente au-delà de nos moyens dans un autre domaine et ça me gratte encore. Un minorité de personnes apprécient le système d’une seule livraison de produits congelés pour l’année leur convient.

Comme le disait une personne anonyme dépitée sur le site de consommateurs, ce n’est pas tant les prix gonflés, que les techniques de vente agressives qui les déçoivent.

« This is sad, because a business that operates this way in the end alienates repeat customers (the biggest revenue generator) and even produces bad word of mouth–a business killer.

Et il termine par cette réflexion sur une éthique de vente qui doit se soucier de bâtir une relation à long terme.

An ethical business approach that operates up front and is concerned with its customer’s welfare as much as turning a profit and is not quick sale, will over the long run create an admiral brand, better business sustainability, a devoted and growing customer base, and in the end will I believe generate much bigger profits than a short sighted company. »

Donc, il faut changer les façons de faire pour viser une croissance soutenable. C’est aussi valable pour d’autres domaines!

C’était ma petite réflexion sur les ventes agressives, qui fait partie d’une série sur les joies du capitalisme, même pour une « bonne » cause.

Au fait, quand on livre d’un coup pour un an de produits périssables, il y a un danger. Imaginez si une panne d’électricité survenait… Oupse! Perte totale.

Non, je suis contente de continuer à soutenir mes fermiers locaux, avec un service de repas à la semaine qui garantit la provenance et avec des contenants recyclables. Et avec les marchés fermiers, surtout en campagne…

J’aimais courir aussi en bordure des champs, l’été. Un village où le marché fermier offrait beaucoup aux visiteurs!

50 ans pour se détacher du pétrole?

La manif à Mississauga a attiré entre 2-300 personnes

Ça fait 50 ans et plus –je compte depuis la publication du célèbre « Silent Spring » de Rachel Carson– que les pays « riches » ont été avertis des méfaits de la pollution de l’air par les gaz d’échappement des voitures et des autre machines. Or, voilà que des pontes de l’industrie nous disent que ça va prendre plus de 50 ans pour arrêter (et non dix ans comme le promet le Parti Vert)!

Même les animaux manifestent… dont ce mignon petit chien !

Hier le 27 septembre, je me suis déplacée dans ma ville pour manifester mon désir de changement devant l’hôtel de ville de Mississauga. (Non, la mairesse n’était pas présente.) Nous étions entre 200 et 300, bien loin des 500 000 marcheurs et marcheuses de Montréal avec Greta Thumberg (qui était très toute-seule avec sa pancarte, l’an dernier à même date!) Ça ne nous a pas empêchés d’être colorés et bruyants, et d’avoir des candidats de plusieurs partis politiques en même temps!

Hey, you!

Ça fait 50 ans et plus que l’industrie du combustible fossile a été interpellée par les scientifiques, les écologistes, les médias au sujet de la pollution. Ça fait plus de 50 ans que le smog tue des personnes vulnérables.

Lire la suite

Courir… vers le sub-zéro déchets!

Atteindre le sub-zéro déchets, possible? Oui!

En ramassant les trucs recyclables qui traînent à terre. Ce que je fais pendant les longs parcours de mon entrainement de marathon! Généralement, je ramasse assez de bouteilles de canettes et autre trucs recyclables pour plus que compenser le demi-kilos de déchets par semaine qu’on produit chez nous.

Oui mais, dites- vous, les parcs ont des bacs de recyclage. Justement…

Les joies de la course écolo!

Michèle, l'écologiste consommée, ramasse tout en courant des cannettes et des bouteilles de plastique.

Ici je pourrais écrire « fin ». Tout est bien qui finit bien… (Avertissement aux âmes écolo-sensibles, la scène qui va se dérouler vous fera de la peine. Si.)

Michèle frappe une déception. le bac est rempli de crottes de chien!
Michèle frappe une déception. Le bac de recyclage est rempli de crottes de chien, ce qui contamine les contenants propres.

La technologie évolue, mais lentement…

Ben oui, beaucoup de gens croient à tort que les crottes de chiens (et les pelures de banane) vont dans les bacs de recyclage. Oh que nenni! La technologie pour composter tout la matière organique fécale n’est pas encore au point. On a aussi tout un méga problème de surplus d’azote dans l’eau usée qui nuit à la qualité d’eau des lacs et rivières.

Les centre de tri ont un problème de contamination parce que les gens, même de bonne volonté, jettent des trucs au hasard. (Ils ont aussi un problème de communication avec les gens qui pensent que la science c’est comme le cinéma, ça va tout régler en vite!)

Une bonne nouvelle concernant les crottes de nos compagnons, on a disposé dans quelques parcs des « chutes » juste pour les crottes de chien, surmontées d’un distributeur de petits sacs (gratuit). Et c’est plus facile de composter avec des adjuvants le carbone et l’azote des crottes.

Pendant mon long parcours d’entraînement (30 kilomètres dimanche dernier), je traîne un sac de plastique avec moi parce que c’est dans mon bac personnel que je sais que le contenu est 100% propre et recyclable. Et le sac de plastique? Je les ramasse aussi à terre! La plupart des sacs s’envolent depuis la grosse épicerie près de chez nous.

Avis aux ami-es qui font du zéro déchets, on n’y est pas encore, mais ça s’en vient. C’est comme une asymptote. Chez nous, il reste malheureusement des gros meubles comme le lit, qui sortiront un jour de la maison. Mais toutes mes chaises de jardins, la moitié de mes bibliothèques et deux de mes tables de chevet ont été ramassées sur le bord de la rue!

Les Autres au Boréal 2019

Encore une fois, le Congrès Boréal accueille les passionné-e-s de science-fiction francophone. Le thème est à la Rencontre de l’Autre, thème privilégié en SF.

L’Autre jeté loin, très loin…

On pense toute de suite aux extraterrestres ou aux vampires et autres créatures fantastiques qui peuplent nos écrans.

Mon premier réflexe était d’aller inventer un Autre extraterrestre aussi étrange que possible. J’avais poursuivi un bel effort de créer un Autre très éloigné, pour finalement s’en rapprocher. Une de mes races, les Zoens, ressemblent à de gros beignes sensibles à la gravité et capable de localiser les masses, mais pour lesquels les photons (la lumière) relève de la théorie. Une autre race, les Chaatyls (ceux germés de la terre) portaient des noms à coucher dehors, un autre bel effort…

Mais quand cet autre qu’on invente est trop éloigné, tant au physique, qu’en langage, concept, culture, genres, etc et qu’il ne reste rien de familier, il devient un élément d’intrigue plus qu’un vrai personnage. Comme les créatures de Blindsight, de Peter Watts, on subit l’effet de leur présence, sans pénétrer leur conscience.

(D’ailleurs, elles n’en ont pas. Depuis quand est-ce qu’on a besoin de conscience pour réussir dans la vie biologique? Les virus n’en ont vraiment pas besoin pour nous mettre à terre! Peter Watts est un biologiste marin, donc il connaît un peu le sujet.)

L’Autre, plus près de nous qu’on croit…

Pourtant, l’Autre en science fiction, représente aussi les humains eux-même, séparés par mille différences. Des différences morales, mentales, culturelles, religieuses et … politiques.

Alors qu’en Ontario nous avons un « Baron Harkonnen » arrivé au pouvoir (et qui a l’air bien parti pour transformer la province en réplique d’Arrakis), la frange de population qui soutient une conception simpliste, pour ne pas dire binaire du pouvoir politique me semble de plus en plus difficile à comprendre!

Et vice-versa. Quand le profit pur et simple dicte notre balance morale, comment comprendre une attitude de partage, d’entraide? Comment s’évader de la vitrine des bals de charité et du bénévolat-qui-donne-bonne-conscience, alors qu’on s’enrichit à même la pauvreté d’un grand nombre?

Pour revenir à la littérature, j’ai longtemps cherché, dans ma propre science-fiction, à inventer des systèmes politiques fonctionnels.

Le système des Jardiniers dans la série La Quête de Chaaas repose sur une méritocratie matinée d’autoritarisme, avec un bon mix d’écologie. Le jeune Chaaas (Chaa- la terre et -Haaas, le feu) vénère un Empereur qui en principe est élu aux mérite, dont le pointage est évalué par des machines en principe incorruptibles.

Parlant de machines… les autres AI?

Notre vie « sociale » dépend beaucoup des « machines pensantes » (cette autre allusion à Dune vous est gracieusement offerte par le GAFAM) et des algorithmes de plus en plus alambiqués. Dans mes univers, comme celui des Voyages du Jules-Verne, les IA sont très circonscrites.

À savoir si on s’en débarrasserait comme dans Dune, pas sûr… Mais j’envisage des humains augmentés comme les mentats de ce riche univers. Avec la miniaturisation qui se poursuit, notre soupe de neurones va pouvoir accueillir bien des petits adjoints! Serons-nous reconnaissables dans 50 ans?

De quelle façon traiterons-nous la réalité consensuelle, et s’il y en a plus qu’une? Comment s’articuleront nos choix et notre balance morale? Affaire à suivre.

Perso, j’ai hâte que ces petits adjoints glissés dans notre cerveau résorbent l’horrible maladie d’Alzheimer, qui fait que des personnes que j’aime partent un petite morceau à la fois…

La savante folle au congrès

Bon, tout ça pour annoncer deux participations au Congrès Boréal, le 40e congrès, qui se tiendra à Sherbrooke:

Samedi matin, 9h, conférence les Cultures reconstruites dans ma science-fiction, où je développerai un peu plus mes sources d’inspiration.

11 h à 12 h : table ronde avec les cinq auteurs finalistes du Prix des Horizons imaginaires, mon roman, La ruche, étant un des ces finalistes. Courez l’acheter ici ou ici , ou encore chez votre libraire indépendant !

Et bien entendu, ce blogue est une fois de plus finaliste pour les prix Boréal de fanédition. Merci à mes fans finis, mais allez voir les autres blogues avant de voter!

Ma page d’auteure Goodreads pour un coup d’oeil général.

Les beaux secrets de Las Vegas (1)

Oui, Las Vegas, cette ville qui a fleuri au milieu du désert grâce à des sources cachées (le nom Las Vegas veut dire The Meadows), a la réputation que vous connaissez! Pourtant, depuis les années 1990, la ville « du péché » se tourne de plus en plus vers les familles.

Las Vegas a une mairesse, Carolyn Goodman, depuis 2011! Celle-ci a succédé à son mari Oscar (décédé) et poursuit des politiques progressistes. Le transport en commun est bien développé, entre autres.

Une vue iconique de Las vegas! Face à la Fremont Experience

Une vue iconique de Las Vegas! Face à la Fremont Experience

J’y ai séjourné pour une rencontre motivante d’écrivains. Pourtant, j’y ai découvert d’autres aspects moins connus et très positifs.

Cette semaine, j’ouvre avec des murales. Celle-ci se trouve derrière le restaurant Vegenation, dont je parlerai bientôt.

Une murale qui anime un triste stationnement!

Une murale qui anime un triste stationnement! Près de la 6e avenue

Une autre murale colorée, entourant le même stationnement.

2019-03-04 11.32.11muraleAllongee

Les endroits cachés:

Cette murale d’astronaute et de licorne n’est visible que depuis la ruelle!

2019-03-04 12.26.53muraleAstronaute

Une autre murale, commanditée par le bar.

2019-03-04 12.27.02muraleCachee

Les murales commanditées

Ci-dessous, une murale bien difficile à imiter! Les édifices de Las Vegas ont plusieurs murales géantes.

2019-03-04 17.42.48muraleGeante

Je ne les ai pas toutes mises. Il y en a des magnifiques sur le « Strip » mais je n’y résidais pas. Par contre, ce petit trompe-l’oeil nocturne est charmant!

2019-02-28 14.50.23trompeloeil

Cette magnifique murale a été maculée par un vandale (le sang rouge) mais on pourrait croire à un message sur la fragilité de la nature.

2019-02-28 14.52.49

Passons aux murales rebelles!

Surprise! Las Vegas c’est un endroit qui affiche des convictions sociales inattendues.

Corporate Welfare? Not a taker!

Corporate Welfare? Not a taker!

Cette jeune fille rose et rebelle semble tirer la langue à la police!

2019-03-04 12.30.17muraleFemmeRose

(je n’ai aucune idée de l’usage de cette machine blanche, je soupçonne qu’il s’agit d’un éclairage d’urgence.)

Un très beau graffiti! On peut voir que le visage de la femme se poursuit sur l’asphalte, un signe que l’artiste a été pointilleux. Les autres graffiteurs ont d’ailleurs (pour la plupart) respecté cette image!

2019-03-04 12.26.29murale

Le voyageur. J’avais pris une seconde photo sans le poteau, mais la réflexion du soleil a nui et presque effacé ce portrait si humain.

2019-02-28 14.49.46muraleHommeChapeau

Enfin, un peu de science-fiction classique!

2019-03-04 11.31.33murale

Un moment de beauté

La dernière journée à Las Vegas, je suis tombée pile sur cette murale pleine de beauté et de sérénité.

La plus belle murale de Las Vegas, selon moi

La sirène

Et où se situe cette merveille? Ici, derrière cet établissement dont la figure de proue est… une autre sirène!

2019-03-06 20.35.36-2sirenes

 

Voilà c’est assez pour cette semaine! Si vous avez d’autres belles murales de Las Vegas, partagez-les dans le fil de commentaires.

Bonne journée internationale des femmes!

2019-03-04 11.27.40muraleFearNoFate

Cette très belle image est sans doute une publicité de jeu, mais je trouve que Fear no Fate (j’avais lu Fear no Hate) est un message qui s’adresse à toutes!

 

Humour et amour font-ils bon ménage à la Saint-Valentin?

2019VALENTINsous ZERO_COVER_250

Comme Noël, la Saint-Valentin est une fête difficile à vivre pour les esseulés qui souffrent.  Certaines personnes plus sages vivent en solitaire par choix, mais quand on souhaite partager ses joies…

Ils nous reste l’amour des livres, des univers dans lesquels on peut se plonger avec délices. Hélas, des tonnes de romans d’amour nous déboulent dessus, qui célèbrent des amants physiquement parfaits.

Mais… quid des moins mignons et moins minces? Et que dire de nos hivers rigoureux qui nous enfouit sous la neige, comme tout récemment chez nous?

Un amateur de fantasy qui n’a rien d’un elfe guerrier, enfermé hors de son auto et en retard pour son rendez-vous «aveugle» de St-Valentin. Trahi par son GPS, Nick se met en route dans la tempête.

Une femme de cœur qui n’a rien d’une princesse avec la cicatrice qui barre son visage, sent ses espoirs s’évaporer à mesure que la neige s’accumule. Puis, Dell doit quitter son poste pour secourir sa gentille propriétaire. 

Nick et Dell parviendront-ils à se rencontrer? 

Une courte romance d’hiver qui réchauffe le cœur, racontée avec humour et tendresse par Michèle Laframboise.

Valentin sous zéro

978-1-988339-62-7 (ebook)
978-1-988339-63-4 (imprimé)

La version anglaise, ici!

 

Vœux de fin d’année

J’aurais des tonnes de choses à dire

pour redonner confiance en l’avenir 

Un beau moment du Salon de Toronto avec chorale fièrement francophone!

Un beau moment du Salon du livre de Toronto avec une chorale fièrement francophone!

Comme je l’ai dit dans ma lettre de nouvelles (pour vous y abonner), la fin de cette année a été mouvementée en Ontario francophone. On a eu, à nouveau, la preuve que le pouvoir corrompt ceux qui s’y agrippent fiévreusement!

La savante folle n’a pas eu beaucoup de temps libre, puisqu’elle a terminé plusieurs nouvelles et deux romans qui attendent d’être envoyés à leur premier lecteur/trice. Pour les BD (Maîtresse des vents et Grandeurs et Misères), c’est un peu plus long de satisfaire les conditions de soumission des éditeurs qui veulent voir le matériel sous des formats particuliers transformer mes 200 pages en PDF, ou écrire le scénario détaillé…

2018-12-06 00.14.11-Copy(1)

Ci-dessus, mon journal d’écriture avec décompte des mots pour le 5 décembre dernier. J’ai terminé le premier jet d’un roman en anglais de 117 000 mots. Je repasse sur les fôtes et je l’envoie au premier lecteur.  Mes deux romans récemment terminés en français réclament aussi des soins post-écriture!

Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF ! Des livres minces car c'est une novella.Tous beaux dans leur boîte, les exemplaires de ma comédie de SF !

Enfin, je me suis offert une gâterie: imprimer de beaux exemplaires papier du premier livre publié par ma maison Échofictions.

***

Mes vœux pour vous qui passez,
le cœur lourd ou léger

Un cardinal solitaire dans la cours arrière

Joie et persévérance en face de l’adversité,
et, si importante, la santé

Remplissez chaque heure
de bonne pensées
et de belles activités
Trouvez le temps de visiter
les personnes que vous aimez
et de partager votre bonheur

 Michèle

6 décembre

PlaqueCommPoly6dec

Parce que j’y étudiais un beau métier, et que tous mes enfants de papier et mon fils au cœur d’or auraient pu ne jamais exister si je n’étais sortie vers 17h15 pour prendre le thé chez ma grand-maman.

Le chaleureux petit appartement sur la rue Darlington où ma grand-mère Laframboise et moi aimions lire ensemble dansait dans mon esprit épuisé. C’est arrivée au bas du grand escalier de bois que je me suis rappelée…

*

…que ma chère grand-maman complice Edmée Laframboise née Saintonge était décédée six mois plus tôt, le 6 avril 1989! Et mon grand-papa Paul Laframboise l’a rejointe en octobre 1989. Il n’y avait donc personne sur la rue Darlington, ce 6 décembre 1989!

*

C’est an arrivant dans mon petit appartement que mon amie Pascale (elle-même présente toute la journée mais repartie plus tôt) m’a téléphoné et appris la fusillade à Polytechnique. Et les détails sortis au compte-goutte indiquaient à quel point que la haine des femmes avait pris le relais de la raison pour le tireur.

*

On blâme un groupe ou une personne pour ses déceptions. Puis on gratte son égratignure; la blessure s’infecte, la douleur est alimentée, renforcée par les préjugés. On se dit que l’autre qui ne satisfait pas nos attentes mériterait que… Puis, on fait le pas fatal de se donner la permission de se venger.

*

La haine a été reprise pour blâmer les victimes, comme d’habitude! La violence envers les femmes? Je m’en lave les mains! 

C’était il y a 29 ans. Aujourd’hui, le réflexe de l’invisibilité des femmes pose problème.

J’ai parlé de poison mental, de la prison des préjugés qui conduit à la violence. Sortie de Polytechnique avec mon diplôme en plein récession, je suis entre-temps devenue ingénieure des mots, bâtisseuse de ponts entre les gens.

Je propage et encourage la biodiversité sociale pour faire face aux défis qui nous guettent.

Noël approche. Je vous souhaite de partager votre lumière pour construire une société où il fait bon vivre. Chaque petit geste compte : je compte sur vous pour doucement construire des ponts et tricoter une humanité plus serrée!

IMG_20171024_134238

Pour les âmes en peine qui arrivent sur cette page

Les accidents arrivent toujours aux gens pressés! Michèle Laframboise glissant sur un trottoir mouillé

La vie nous égratigne (ma chute l’an dernier où je me suis cassé un os! )

 

PrejugesCasqueSali800

On se pitche de la boue sur le pare-brise mental: le collage d’étiquettes de préjugés fait taire la pensée!

Une hygiène mentale s’impose!

Procéder à un bon lavage de préjugés fait du bien!

Débarrassez-vous du poison mental des attentes irréalistes!

Gaffes à la tentation de poser des étiquettes sans prendre la peine d’échanger et de connaître les personnes!

La tentation de s’enfermer dans les bulles des réseaux sociaux avec des gens aux préjugés tellement semblables qu’on risque l’asphyxie mentale!

Comme hygiène mentale, mon père Jacques Laframboise, lisait un bon livre. C’est aussi ma méthode jusque tard dans la nuit. Le lendemain du massacre, j’ai ouvert un livre de math avancées et j’ai fait les exercices de dérivées: de pures mathématiques qui ont apaisé ma peine.

Colère et frustrations!

73ExtraitDeception
Les déceptions, personnelles et professionnelles, ça nous arrive à tous!

Quand la vie nous égratigne, on se sent en maudit.  La colère est une grande tentation de ressasser nos injustices, mais elle se nourrit de nos pensées qu’on aime ressasser. Ce petit texte glané sur le site méditer pour être heureux indique comment reconnaître les pensées qui nous grugent le moral : quelles pensées suivre ou pas?

GrognePasIdees

Quand je vis une colère ou une frustration: je sors courir

MIcheleCourtCapuchon

ou bien je me livre à une activité plaisante comme celle-ci-dessous!

72ventesgarageextrait

Ou une activité d’intérieur agréable, comme faire de la BD dans mon cas.

93ExtraitTableDessin2

Haro sur les poisons du mental!

Voici une courte feuille pigée sur le site psychologytools.com, qui déclame les mauvaises habitudes mentales (et je les ai toutes!!)

ModePenseecontreproductifs

Pensées inspirantes

Voilà, et maintenant une belle page de gratitude!

La savante folle cueille au passage une pomme d'un petit pommier tordu.

Savoir apprécier les êtres et les choses autour de nous. Ce petit pommier rabougri a beaucoup donné!

Et un choix de musiques instrumentales inspirantes que j’ai rédigé après un autre acte de vile violence à Toronto: musiques et lectures pour les âmes attristées

2017BandeMyosotic1200 Copy

Des myosotis qui nous sourient entre deux pierres

Une grange solitaire dans les Laurentides

Paix et sérénité hivernale – partagez votre lumière!

Musiques et lectures pour les âmes attristées

Photo prise hier soir par Mathieu Allard, ICI Ontario

Photo prise par Mathieu Allard, ICI Ontario, La Tour du CN éteinte le soir du 23 avril

Lorsqu’arrive un événement dramatique dégoulinant de sottise meurtière comme les piétons tués à Toronto, les médias vont passer des jours à ressasser les mêmes faits. J’ai fermé ma radio.

Tombe de Wolinski, photographiée au cimetière Montparnasse en 2016

Tombe de Wolinski, cimetière Montparnasse

Généralement, comme lors du massacre à mon école en 1989, ou plus récemment lors des attentats au Charlie Hebdo* (photo ci-contre) et au Bataclan*,  les informations vraiment significatives ne remontent qu’au bout de trois jours à une semaine.

En attendant, nos idées noires rebondissent sur des miroirs sombres de l’humanité.

Pour s’entraider et de se consoler, voici un petit choix de musique et de lectures pour adoucir ces durs moments et éloigner les idées noires qui nous assaillent.

2017BandeMyosotic1200 Copy

À ceux et celles qui pleurez à la porte d’une chambre qui restera vide, mon coeur vole vers vous. Puissiez vous vivre le deuil en sachant que vous n’êtes pas seul-es et puisse la vie vous apporter espoir et compassion.

*

Ma liste de musiques pour consoler l’âme:

IMG_0451 ClematysLong

Classique:

Concerto d’Albinoni Adagio in G Minor (Albinoni) (Youtube ici, images fixes de paysages)

Les saisons de Vivaldi (Automne)

Borodine – Prince Igor, les danse polovtsiennes, l’air de Stranger in Paradise (Une version Youtube avec UNE chef d’orchestre, Sylwia Anna Janiak  Poland Symphony Orchestra of the Felix Nowowiejski Music School in Gdańsk, Poland; Note: très remuant et dynamique!

A. Glazunov, Les Saisons, op. 67 – L’automne : Petit adagio : L’air de l’ancienne série « Les belles histoires des pays d’en haut » joué par la Philarmonie jeunesse de Montréal

Ave Maria de Schubert interprété par Andrea Bocelli (émouvant) et par Luciano Pavarotti (pour les nostalgiques, année non mentionnée)

La Moldeau de Smetana (plus orageux mais beau, orchestre sur Youtube, chef, Nejc Becan)

 

Plus moderne:

Pierre Lapointe, Sais-tu qui tu es? chanson entendue ce matin (Video Youtube)

Enya (The kelts) ballades (ça date des années 80 mais c’est magnifique, ça nous emporte ailleurs)

La musique du film « Out of Africa », du grand déploiement – 14 minutes. Composé et dirigé par John Barry.

N’importe quelle musique d’un film que vous avez particulièrement aimé.
(Wonderful movies Soundtracks – Youtube, images fixes, 1h23min)

Musique de film d’inspiration celtique, encourageante, (Youtube, images fixes, 2 heures!)
https://www.youtube.com/watch?v=UzodaO2nwUw&t=3540s

Une application de musique, mais aussi des notes et un « safety plan » pour les gens qui souffrent de dépression: http://www.moodtools.org/   (je ne garantis rien mais ça semble assez intéressant, allez voir!)

 

Lectures

Réflexions et contemplation

Hubert Reeves/ La Plus Belle Histoire du Monde
note: je n’ai pas lu mais ça me paraît une belle conversation.

Ursula K. LeGuin No time to Spare (réflexions)
https://www.goodreads.com/book/show/33503495-no-time-to-spare

ursula-39-small

Romans inspirants

Flight Behavior, par Barbara Kingsolver. Le Grand Roman Américain a été écrit. Si. Une histoire qui commence avec un papillon… 464 pages.

Ronnie Roberts, sa série Poet, Oregon: des romances, courtes, des héros-héroines modernes, attachants.
L’auteure n’hésite pas à aborder par la bande des lourds problèmes sociaux comme l’itinérance et la gentrification (le premier: Fixer Upper), le handicap et la santé mentale (2e Carolyn Explains), la violence familiale et le cancer (Nailed It, que je suis entrain de lire). Des histoire qui, malgré les épreuves et des opposants désagréables, vous redonnent confiance en la bonté de l’humain.
https://www.goodreads.com/book/show/27470552-the-fixer-upper
Page de Ronnie Roberts

Rebellious Mourning: à lire dans trois mois! Ce recueil de plusieurs auteurs activistes luttant contre les formes de violence sociale, et de discrimination. L’acte de vivre son deuil collectif et de nommer sa douleur est un pas vers la libération.

Blogs inspirants

Maria Popova, Brain Pickings . Cette blogueuse compile des réflexions inspirantes provenant de tout plein d’ouvrages. Comme elle le fait à temps plein vous pouvez la soutenir. http://brainpickings.org

Le blog d’Ursula K. Leguin, toujours en service malgré son déces. Les annales de Pard, l’univers vu à travers les yeux de son chat. Ses réflexions sociales et
http://ursulakleguin.com – aller à « Blog »

Un blog illustré, Zen Pencils, des réflexions philosophiques par des personnalités, mises en images.

Enfin, un moment d’émerveillement, cet arc en ciel blanc, que j’ai vu à la campagne, à l’aube…

Extrait_EnCourant_ArcEnCiel

Voila, je vous invite à compléter cette liste pur faire oeuvre utile. Je les rajouterai à mesure après avoir vérifier les liens!

 


* J’ai donné des exemple dans des pays développés, mais les tueries en Afrique et au moyen-orient sont tout aussi dramatiques, mais  ignorées)

Ce genre de journée…

RhuBe

 

Je réutilise ce dessin, parce qu’un rhume a traitreusement fondu sur mon organisme pendant le congé de Pâques. Envoyé depuis ma tablette. Estomac a l’envers. Créativité : presque zéro. Mais c’est quand même seulement un rhume.

Pour la différence entre un rhume et une grippe aller consulter le site du pharmachien!

« T’es-tu un gars ou une fille? »

Vu que j’étais athlétique et portais pantalons, vêtements amples et souliers confortables, mon adolescence et vie de jeune adulte ont été remplies de cette question : « T’es-tu un gars ou une fille? » posée avec un ton parfois agressif, parfois méprisant, parfois moqueur, parfois innocent.

Des années plus tard, j’ai compris que si mon interlocuteur était réellement dans l’embarras sur mon sexe biologique, il ne prendrait pas le risque d’insulter un vrai mâle.

Alors, voici ce que je réponds, aux centaines de bonhommes, tous aujourd’hui dans ma tranche d’âge (et représentés par un sympathique disco-man générique!) qui m’ont posé la question:

2018mars07QuestionChargee

 

 

Même pour de simples (!) discussions politiques, connaître le sexe de notre interlocuteur était super-important. C’était une cage mentale tenace dont j’ai parlé ici, que j’ai illustré là et encore là. Bien des membres du PQ de l’époque me posaient cette question lors des réunions auxquelles j’assistais avec mon père.

Il y a eu une exception, dans les locaux du journal Le Jour en 1975. Un jeune homme sympa dans la salle de rédaction, qui a été délicat et visiblement gêné (J’veux pas t’insulter, mais es-tu…)  Ça remonte à longtemps, çà, c’est le jour où j’ai rencontré René Lévesque (d’où les petits nuages de fumée à droite, oui, il n’était pas loin!)