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A la poursuite des planètes

Une aventure de Michèle l’astronome enthousiaste !

Par un beau matin de presque solstice d’hiver, de sa fenêtre qui donne vers l’est, MICHÈLE aperçoit, Ô joie, une étoile brillante, solitaire.

MICHÈLE : Gilles, Gilles! Je pense que c’est Vénus, là…

GILLES : (rien)

Pas de gnegnegne…

MICHÈLE se retourne et aperçoit le lit vide.

En effet, le mari se lève plus tôt qu’elle pour jouer à des MMORPG à son ordi, et que son tour de jouer avec des individus aux quatre coins* de la planète arrive invariablement à 6h15 AM.

Mais que cela ne tienne, la passion enflamme MICHÈLE qui descend les escaliers. Vite, vite, elle descend au premier pour y prendre le télescope, son logo La maisons de l’Astronomie bien visible sur son flanc immaculé. Elle le remonte par les escaliers et l’installe devant la grande fenêtre.

Il s’agit techniquement d’une lunette astronomique Maksutov LMDA 70 AZ2 et non d’un télescope, car pas de miroir au fond qui réfléchit la lumière. Le LDMA fonctionne par une lentille qui concentre les rayons vers l’objectif. Mais Michèle appelle tout ça des télescopes, donc.  

Découvre que la petite lunette de visée qui s’appelle un chercheur (un nom exact, car Michèle cherche beaucoup avec, sans rien trouver) est dysfonctionnelle et ne pointe pas sur le point lumineux. Car deux petites vis spéciales pour solidifier sa position manquent, perdues depuis des années. Il n’en reste qu’une bien démunie, snif !

MICHÈLE  Zigonne, zigonne avec la roulette d’ajustement fin du télescope.

Puis, la patience n’étant pas dans son azur (mille excuses à Hubert Reeves pur ce jeu de mots) surtout que le ciel commence à pâlir, elle recours à la solution nucléaire.

Empoigne le télescope et le déplace approximativement, un œil collé sur l’oculaire. Zoum! Un éclair blanc traverse le champ de vision. Notre astronome amateure s’apercoit qu’elle n’a pas ajusté la focale.

MICHÈLE zigonne à nouveau avec les roulettes, puis déchante : son étoile n’est plus visible! Parce que, à l’est, notre grosse étoile, d’une magnitude de — 22, a effacé du ciel toutes les autres.**

MICHÈLE : Grooogne!

Mais elle laisse le télescope et rebouche le tube se disant qu’elle se reprendrait le lendemain.

Michèle qui tape, tape, tape ses histoires qu'elle croit originales...
PETIT SAUT TEMPOREL :
Une longue journée d’écriture et de plein d’autres activités plus tard

Arrive le soir. MICHÈLE sort pour finir ses pas (car elle s’est fixé un objectif de pas par jour) et regarde, dans le ciel étoilé à l’ouest, juste au-dessus de la maison basse des voisins, non pas un, mais DEUX beaux points lumineux.

MICHÈLE : Chouette, ça doit être Jupiter!

Court vers la maison. Apercoit, dans la fenêtre éclairée de leur chambre (qui ouvre vers l’est, rappel) la silhouette du télescope.

MICHÈLE : Bof, je vais prendre mes Célestron 15×70.

Les jumelles sont rangées au premier étage près de la porte. Toutefois, Michèle se souvient que les jumelles 15×70 sont lourdes et les tenir à bout de bras est fatiguant. Alors, notre astronome enthousiaste monte les marche pour aller chercher le trépied des Célestron, dans la chambre.

Il est maintenant neuf heures. Elle passe plusieurs maisons pour voir le point très lumineux qui ne l’attend pas bien sûr, et descend toujours vers l’horizon. MICHÈLE déploie les pattes du trépied sur le trottoir devant un gazon illuminé de petits rennes, de cannes à sucre géantes et de cadeaux, toute en rouges et blancs.

Elle ajuste les Célestron qui commencent à montrer leur âge vénérable car en y collant les yeux, elle en voit deux planètes pour le prix d’une.

MICHÈLE : Grogne! Finalement, le point très lumineux qui descend vers l’horizon (en fait, le toit de la maison voisine) n’est PAS Jupiter. Elle monte la hauteur des jumelles pour voir l’autre planète sans se contorsionner, et découvre deux Jupiters avec six satellites (rappel, dédoublage de l’image).

Ce faisant elle aperçoit par la fenêtre de sa chambre la silhouette du télescope qui lui fait de l’œil.

Calcule si elle a le temps d’aller le chercher, de le descendre par les escaliers, de le sortir avec ses grandes pattes par la porte d’en avant… avant que l’étoile mystérieuse disparaisse.

MICHÈLE pense à son bon papa qui l’a initié aux joies télescopiques.

Et se lance dans un élan d’héroisme, empoignant les pattes du trépied du Célestron. Par chance, aucun voisin n’est dehors par 3 degrés C pour la voir s’énerver avec la porte d’en avant.

Couche les Célestron sur le divan, court au deuxième, attrape le Maison de l’Astronomie à focale de 700mm. S’arrête pour considérer un problème: le support du télescope a trois pattes rigides en pleine extension, traçant donc dans l’air une encombrante pyramide. Surtout que le plateau triangulaire tient ces pattes bien écartées!

Mais MICHÈLE n’a pas envie de les raccourcir une par une, puis de les rallonger une fois en position. Ben trop long. Donc, elle prend son courage et son télescope à deux mains et s’aventure dans les escaliers, accrochant toutes les petits barreaux de métal cheap sous la rampe. Puis la bibliothèque en face de l’escalier, installée dans le lieu le plus passant de la maison (don’t ask me why. Don’t.)

Manœuvre délicate : négocier la porte d’en avant en tournant et détournant les trois grandes pattes du télescope, sans laisser sortir notre chatte trois couleurs qui ne demande que de s’échapper de cette maison de fous. Ça passe, enfin!

Puis MICHÈLE, riant comme une savante folle fière de son coup, galope vers le point d’observation idéal près des rennes et des cannes à sucre géantes devant un voisin (non elles ne sont pas dans le dessin!). Établit les pa-pattes, tap-tap-tap sur le trottoir miraculeusement libre de toute neige ou glace (vu que la veille il faisait 16 degrés Celsius et que tout a fondu.)

Elle lâche un gros mot quand un petit couvercle s’échappe et roule dans le gazon festonné de petites bêtes lumineuses. Se penche, et finit par le trouver. Revient. Regarde par la lunette de visée qui ne s’est toujours pas améliorée.

Note la lumière de la demi-lune. Pointe dessus au jugé. Ajuste à nouveau la focale. Enfin, note la position de la cible, à 5h par rapport au centre du réticule.

Zoom, soulève les pattes pour les placer vers la mystérieuse étoile brillante. Et enfin, joie! Découvre un croissant… Or, il n’y a qu’un croissant dans le ciel à part la lune (qui était à son premier quartier), et c’est donc Vénus!

Petit moment d’émotion en regardant le sourire nimbé d’arc-en-ciel à cause de la limite de résolution. Snif.

MICHÈLE tourne le télescope vers la seconde planète, Jupiter, dont les bandes sont visibles, deux satellites à gauche un à droite. Elle pourrait les nommer à cause des distances relatives (Io la plus proche, Europe, Ganymède, Callisto la plus éloignée). Puis les bandes se brouillent à cause de l’émotion, ses yeux se mouillent à la pensée de cette activité qui l’unit à son bon papa.

*Fin*

Histoire de me pardonner d’avoir raté les quandrantides d’avant-hier, voici un petit tableau des satellites galiléens (découverts en janvier 1610 par Galilée avec une lunette minable par rapport à mes jumelles Célestron). Les distances sont grossièrement arrondies, si vous cherchez les chiffres au micron près, allez voir Wikipedia!

SatelliteOrbiteCommentaires
Io422 000 kmLe plus difficile à voir, presque collé sur Jupiter, à une distance similaire à celle entre la Lune et la Terre (384 000 km).
Europe670 000 kmSe voit bien, mais  passe souvent devant et derrière Jupiter. 
Ganymède1 million  kmLe plus gros satellite, 5000 km de diamètre, très facile à voir. J’ai d’ailleurs écrit une histoire qui s’y déroulait
Callisto1,8 million kmAussi facile à voir avec des jumelles
  • * Quatre coins de la planète: c’est à cause de cette expression que tant de gens pensent que la Terre est plate… Si on avait dit les huit coins de la planète, au moins elle serait cubique!
  • ** Oui, la magnitude du Soleil est bien de — 22 (moins vingt-deux)

Le temps qu’il fait, qu’il fera…

À l’époque de la publication de ce roman, en 1973, on parlait ouvertement de la pollution et de ses impacts…

Pendant que l’Australie brûle et que les politiciens continuent de pérorer avec un bandeau cousu de dollars sur les yeux, on annonce un petit 413.09 ppm CO2 (mesure du carbone atmosphérique à Mauna Laua.)

Les ppm (parties par million) est une mesure du taux de carbone (CO2) dans l’air. Autrement dit, une mesure de la pollution,une gracieuseté du journal The Guardian.

Avant l’ère industrielle, quand les promoteurs étaient encore innocents au sujet de l’environnement (après avoir décimé/dépossédé les premières nations), ce pourcentage se situait autour de 280 ppm.

315 ppm en 1958

350 ppm en 1986 – oui, c’est le pourcentage limite qu’on ne souhaite pas dépasser.

400 ppm en 2013

413.09 ppm aujourd’hui…

Mentalité à tiroirs : Climat et pollution ne sont pas séparés

Les changements climatiques et la pollution ne sont pas des tiroirs séparés! Lien vers cet article plus long publié ici en 2011. Ecrit en réponse à tous ces soi-disant économistes qui clament que le climat est une religion (mais ils ouvrent le parapluie quand il pleut et enfilent leurs bottes quand il neige…).

C’est dire que la Savante folle va désormais ajouter à son site cette mesure.

Pour finir, un site bien illustré ici. Et un autre ici pour des graphiques

50 ans pour se détacher du pétrole?

La manif à Mississauga a attiré entre 2-300 personnes

Ça fait 50 ans et plus –je compte depuis la publication du célèbre « Silent Spring » de Rachel Carson– que les pays « riches » ont été avertis des méfaits de la pollution de l’air par les gaz d’échappement des voitures et des autre machines. Or, voilà que des pontes de l’industrie nous disent que ça va prendre plus de 50 ans pour arrêter (et non dix ans comme le promet le Parti Vert)!

Même les animaux manifestent… dont ce mignon petit chien !

Hier le 27 septembre, je me suis déplacée dans ma ville pour manifester mon désir de changement devant l’hôtel de ville de Mississauga. (Non, la mairesse n’était pas présente.) Nous étions entre 200 et 300, bien loin des 500 000 marcheurs et marcheuses de Montréal avec Greta Thumberg (qui était très toute-seule avec sa pancarte, l’an dernier à même date!) Ça ne nous a pas empêchés d’être colorés et bruyants, et d’avoir des candidats de plusieurs partis politiques en même temps!

Hey, you!

Ça fait 50 ans et plus que l’industrie du combustible fossile a été interpellée par les scientifiques, les écologistes, les médias au sujet de la pollution. Ça fait plus de 50 ans que le smog tue des personnes vulnérables.

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Fièrement écolo… depuis 50 ans!

Quand ça fait 50 ans et plus qu’on dit aux pétrolières qu’elles polluent.

Quand voici 40 ans que les premiers rapports mentionnaient un probable réchauffement climatique. Et que la question tait prise au sérieux.

Quand les réfugiés climatiques rencontrent haine ou indifférence dans les pays riches…

Quand nos politiciens perroquets répètent économie, économie! sans plus comprendre ce les conséquences d’une croissance économique sans frein…

Ça fait presque 50 ans que j’ai pris conscience des méfaits de la pollution. J’ai participé à nombre de marches et de manifestations.

Quand mes actions individuelles ne font pas le poids contre les grands pollueurs… et cela inclut les développeurs immobiliers qui propagent l’étalement urbain!

Je marche dans ma ville à 12h pour donner un avenir soutenable à nos descendants!

La marche à Toronto,

Résultat de mon dernier test, malgré mes vaillants efforts de simple citoyenne-qui-recycle-composte-et-prend-l’autobus. Imaginez les entreprises minières et pétrolières…

Courir… vers le sub-zéro déchets!

Atteindre le sub-zéro déchets, possible? Oui!

En ramassant les trucs recyclables qui traînent à terre. Ce que je fais pendant les longs parcours de mon entrainement de marathon! Généralement, je ramasse assez de bouteilles de canettes et autre trucs recyclables pour plus que compenser le demi-kilos de déchets par semaine qu’on produit chez nous.

Oui mais, dites- vous, les parcs ont des bacs de recyclage. Justement…

Les joies de la course écolo!

Michèle, l'écologiste consommée, ramasse tout en courant des cannettes et des bouteilles de plastique.

Ici je pourrais écrire « fin ». Tout est bien qui finit bien… (Avertissement aux âmes écolo-sensibles, la scène qui va se dérouler vous fera de la peine. Si.)

Michèle frappe une déception. le bac est rempli de crottes de chien!
Michèle frappe une déception. Le bac de recyclage est rempli de crottes de chien, ce qui contamine les contenants propres.

La technologie évolue, mais lentement…

Ben oui, beaucoup de gens croient à tort que les crottes de chiens (et les pelures de banane) vont dans les bacs de recyclage. Oh que nenni! La technologie pour composter tout la matière organique fécale n’est pas encore au point. On a aussi tout un méga problème de surplus d’azote dans l’eau usée qui nuit à la qualité d’eau des lacs et rivières.

Les centre de tri ont un problème de contamination parce que les gens, même de bonne volonté, jettent des trucs au hasard. (Ils ont aussi un problème de communication avec les gens qui pensent que la science c’est comme le cinéma, ça va tout régler en vite!)

Une bonne nouvelle concernant les crottes de nos compagnons, on a disposé dans quelques parcs des « chutes » juste pour les crottes de chien, surmontées d’un distributeur de petits sacs (gratuit). Et c’est plus facile de composter avec des adjuvants le carbone et l’azote des crottes.

Pendant mon long parcours d’entraînement (30 kilomètres dimanche dernier), je traîne un sac de plastique avec moi parce que c’est dans mon bac personnel que je sais que le contenu est 100% propre et recyclable. Et le sac de plastique? Je les ramasse aussi à terre! La plupart des sacs s’envolent depuis la grosse épicerie près de chez nous.

Avis aux ami-es qui font du zéro déchets, on n’y est pas encore, mais ça s’en vient. C’est comme une asymptote. Chez nous, il reste malheureusement des gros meubles comme le lit, qui sortiront un jour de la maison. Mais toutes mes chaises de jardins, la moitié de mes bibliothèques et deux de mes tables de chevet ont été ramassées sur le bord de la rue!

Un monarque qui s’est fait attendre!

Un papillon monarque solitaire plane au-dessus de la banquise artificielle…

Monarque des glaces , une dystopie climatique par Michèle Laframboise
Un papillon géant à cerveau humain plane au-dessus d’une Terre ravagée par les perturbations climatiques. Dominique filme les luttes entre survivants pour le plaisir des Seigneurs du Pôle, les descendants des industriels dont les palais roulants parcourent la glace synthétique du continent arctique. Loyal à ses maîtres, le papillon géant est indestructible, tant qu’il se contente de planer en haute altitude… sans s’attacher aux gens qu’il découvre.

Pourra-t-il sauver des survivants menacés par ses créateurs?

Un lancement écologique!

Monarque des glaces, une nouvelle de science-fiction, sera lancé en grandes pompes le 16 octobre prochain sur les plateformes numériques suivantes:

Kobo

Amazon (CA)

Amazon (US)

D2D 

Smashwords.

Oui, en livre électronique, donc pas d’arbre abattus!

Monarque des glaces, une dystopie climatique de 5000 mots, en plus de donner une description à frissonner de la catastrophe climatique et économique qui nous attend, (récemment confirmée par ce dernier rapport du GIEC) a reçu des honneurs :

– Prix Solaris 2010 de la meilleure nouvelle publiée au Canada français

– Prix spécial du jury du concours Réchauffement 2050 – Galaxies 18 – 2012

 

Des bons mots pour le Monarque

“Une aventure de pure science-fiction, inspirée par la mondialisation, notamment des pouvoirs politiques, et par les changements climatiques”
– Carlos Bergeron, Lettres Québécoises 140, 2011

“« Monarque des Glaces », de Michèle Laframboise, sans doute le plus beau texte, crépusculaire, triste, et tragique.”
– https://www.quoideneufsurmapile.com/2012/08/galxies-18-le-rechauffement.html

A gripping and harrowing tale of a future Earth where climate change has completely changed the planet… Laframboise’s tale is rich in vivid, evocative details.”
– Maria Haskin.com

 

Des prévisions climatiques confirmées

Ça fait plus de cinquante ans qu’on avertit les pétrolières au sujet de la pollution… Rien n’a été fait. Je compte à partir de 1962, lors de la publication du livre Silent Spring de la biologiste marine Rachel Carson.

Un auteure n’aime pas voir ses craintes confirmées, mais j’ai écris en 2009 dans Monarque des glaces que le point de non-retour arrivait avant 2035. Je compte ce point après la fonte définitive des grands glaciers terrestres.

J’ai aussi suggéré un thermostat planétaire qui va figurer dans un prochain roman. Ce thermostat, un bon usage du pétrole, est assez bien décrit en début de texte.

En 2009, la savante folle a proposé en table ronde (lors du Congrès Anticipation 2009)  de brûler moins de pétrole comme fuel, et de plutôt l’utiliser comme matière première pour fabriquer des objets utiles, comme une banquise artificielle.

 

Pour mieux saisir les enjeux

Pollution et climat: du cinéma à la démarche scientifique (pourquoi la science dans les films va si vite!)

Une solution au casse-tête arctique et faisable avec nos moyens techniques

Une BD sur le sujet de la fonte des glaces qui perturbe les courants marins

GrandeursMiseres65_EXtraitB

Et… Monarque des glaces!

Kobo / Amazon (CA) / Amazon (US) / D2D / Smashwords

 

Ce genre de journée…

RhuBe

 

Je réutilise ce dessin, parce qu’un rhume a traitreusement fondu sur mon organisme pendant le congé de Pâques. Envoyé depuis ma tablette. Estomac a l’envers. Créativité : presque zéro. Mais c’est quand même seulement un rhume.

Pour la différence entre un rhume et une grippe aller consulter le site du pharmachien!

Sourire solaire

Comme tout le monde, la savante folle a eu les yeux tournés vers le ciel pour observer l’éclipse (partielle à Montréal, totale dans une mince bande des USA).

Enfin,  quand je dis les yeux, ce serait plus exact de dire le dos.  Insatisfaite de sa solution « boîte de chaussures percée » qui donnait à voir un minuscule croissant et n’ayant pas de lunettes spéciales sous la main, la savante folle a tenté  la démonstration avec un biscuit Ritz.

Expérience avec le biscuit Ritz. On voit bien les croissants projetés. Les marcheurs en forêt auraient examiné le phénomène au sol.

2017-08-21 EclipseRitz  DSC_0682dangerRitzRED2

Malheureusement, il y avait un problème inhérent à la méthodologie: les biscuits disparaissaient…

Donc, je me suis organisée un petit montage sur le patio des beaux-parents avec trépied prêté par le mari-bouffeur-de-Ritz, mes jumelles 15×70 et un tabouret blanc incliné, pour être perpendiculaire aux rayons incidents (enfin, autant que le tabouret le permettait…)

DSC_0693MontageTrepied Montage pour l'éclipse 2017

Mes jumelles 15×70 pointées vers le couple soleil-lune, un objectif couvert, a permis de projeter une plus grosse image sur le tabouret incliné. **  On peut voir en arrière la boite à chaussures habilement trouée dont les résultats ont été décevants.
L’excellent mari a pris ces clichés.

2017-08 SourireSoleil

Un beau sourire solaire! Deux taches étaient clairement visibles à gauche.

Quelques photos de la suite avec un moins bon contraste cependant. On voit trois taches solaires en ligne (signe d’une activité dans une couche inférieure.) La tache foncée à droite n’est PAS la Station spatiale internationale qui est passée devant le soleil, mais une marque sur le tabouret.*

DSC_0697.ProjectionFinEclipse3tachesJPG

et une petite dernière quand la Lune tire sa révérence! Deux groupes de taches solaires bien visibles.

DSC_0703Contraste

Pour vous consoler, voir le site de la NASA qui vous en met plein la vue sur l’éclipse!

 

* Note pour la prochaine fois: trouver une boîte à pizza blanche. Ça avait si bien fonctionné pour le transit de Vénus…

** Important de ne pas laisser les lentilles pointées vers le soleil trop longtemps. D’où le chapeau, entre les prises de vues.

 

 

 

 

Chocolat que c’est bon, un synchrotron!

En plus de m’entraîner pour le demi marathon en mai prochain, je lis des livres, j’assiste à des conférences que je rêve de partager.

Je patauge dans de la révision de manuscrit de mon 18e roman et je prépare la publication de mes 7 et 8 e livres électroniques. La traduction demande du temps…

Pour les amis qui pensent que je suis une super-femme (ça n’existe pas!!) je vous recommande chaudement de prendre 10 minutes pour lire cet article de Kristine Katrhyn Rusch (KKR), une auteure de SF prolifique qui souffre d’allergies et de migraines sévères!  J’ai beaucoup de chance de ne souffrir que de déprime saisonnière, problème qui se règle par la course à pied que KKR et moi pratiquons assidûment.

Donc, comme je n’ai pas le temps de vous offrir des articles séparés, je plonge dans le truc que je voulais vous présenter avant de partir au Salon de l’Outaouais. (Où est le Dr Who quand on en a besoin? )

Le chocolat vu par les physiciens!  

On néglige nos bibliothèques, mais elles offrent des présentations gratuites par la Royal Canadian Institute for the Advancement of Sciences  (nous sommes en Ontario)

En début février, le mari et moi sommes allés voir : Edible Nanostructures & The Pleasures of Chocolate, présenté par le Dr. Alejandro Marangoni, de l’University of Guelph.

Il s’occupe du Canada Research Chair Food, Health and Aging. Ça vaut le détour!  Son aire de spécialisation porte sur les propriétés physiques des lipides dans les aliments, les cosmétique et les bio lubrifiants (des huiles végétales et biodégradables). Il nous a résumé l’histoire du chocolat et les excitant (caféine, etc) qu’on y trouve, mais c’est le gras dans le chocolat qui renferme des secrets.

On a bien ri, c’est une scientifique très dynamique. Dommage qu’il n’ y avait pas de chocolat à déguster…

Saviez-vous que cette équipe a demandé du temps au synchrotron du Argonne National Laboratories  Advanced Photon Source (US, près de Chicago)  pour faire bombarder de rayons X … un morceau de chocolat?

Le synchrotron est ce bâtiment en forme de soleil (cette photo et la suivante proviennent du U.S. Department of Energy Office of Science’s Argonne National Laboratory)

argonnesynchrotron1

C’est un accélérateur d’électrons qu’on stocke dans le grand cercle (Storage ring). Le synchrotron Advanced Photon Source produit les plus puissants et brillants rayons X de l’hémisphère ouest.

Toutes les petites pointes du « soleil » sont les laboratoires où une faible partie des électrons à haute énergie est détournée.

Oui, ça s’appelle un Advanced Photon Source, mais ce sont des électrons accélérés dans le champ magnétique qui produisent un rayonnement synchrotron de photons; ces derniers vont frapper la cible. On sélectionne la longueur d’onde des photons et les caractéristiques du faisceau (taille, divergence) qui sera utilisé dans l’expérience.

Il y a donc environ 34 salles pour faire des expériences amusantes.

J’imagine la conversation au téléphone pour réserver le labo:

Dr. Marangoni — Bonjour, on aurait besoin de votre Ultra Small Angle XRay Scattering (USAXS) pour une petite analyse.

Responsable– C’est quel matériau que vous allez analysez?

Dr. Marangoni –hum, deux grammes de chocolat mi-sucré.

Responsable– Du chocolat? C’tu une joke?

Dr. Marangoni — Non-non, c’est une recherche très, très sérieuse de l’Université de Guelph pour mieux comprendre la structure cristalline des gras dans le chocolat.

Responsable (après un silence) — OK, on aurait une plage d’une heure à 3h du matin, le dimanche. À prendre ou à laisser.

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Dans la patrie de Jules-Verne

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Le Festival des Utopiales de Nantes m’a invitée à célébrer les visions de la science-fiction. C’est une heureuse coïncidence car mon premier space opéra se déroulait à bord d’un vaisseau baptisé le Jules-Verne, en hommage au célèbre visionnaire originaire de cette ville.

Tout en préparant la sortie de deux courts livres cet automne (surprise!), j’apporterai mon humour et ma créativité pour célébrer la diversité de la science-fiction en français. Je participerai à trois tables rondes et d’autres rencontres, et mes livres seront en montre dans la librairie du festival.

Le Festival International de Science-fiction de Nantes réunit le monde de la prospective, des technologies nouvelles et de l’imaginaire,  du 29 octobre au 3 novembre prochain à la Cité Universitaire de Nantes.

Les Utopiales se comparent à un formidable chaudron où bouillonnent de nombreuses idées. Tables rondes, expositions, conférences fourniront autant d’occasions aux scientifiques, auteurs et artistes de partager leurs visions de la SF.

Et comme les Utopiales comportent aussi un volet BD,  je vais être gâtée!

L'auteure courant faire signer ses albums de BD par d'autres auteur-e-s!

 

Je ne peux qu’apprécier cette convergence, possédant une formation académique en géographie et génie de l’environnement. Je me livre parfois à la vulgarisation scientifique illustrée dans ce blogue de la Savante folle. (Je dis « parfois » car je prends du temps pour vérifier mes sources, écarter les puits empoisonnés et verser à mes lecteurs une eau aussi fraîche que possible.)

Le festival me permettra de nouer et renouer des contacts fructueux avec des auteur-e-s qui savent écrire pour les jeunes avec talent et doigté comme Danielle Martinigol et Paolo Bacigalupi.

Ci joint une photo de 2009, lors de la remise des prix Auroras à Montréal, avec Danielle Martinigol, son mari à gauche et la savante folle en rouge à droite.

 

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Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

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Arc-en-ciel de brume

 

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En courant très tôt dans la campagne le 11  août dernier, j’ai eu la chance d’observer ce curieux phénomène météorologique.

Je courais sur une petite route, faisant des circuits de 3 km. Des nappes de brume matinale flottaient au-dessus des champs de foin, un grand espace dégagé.  Puis le soleil s’est levé, et en lui tournant le dos, j’ai eu cette merveilleuse surprise! Lire la suite

Grandeurs et misères des courses à pied

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Une hypothèse derrière cette attaque digne du film Les Oiseaux de Hitchcock: je portais une calotte noire et des gants noirs aussi.

C’était la course en hommage à Terry Fox, 18 kilomètres bien sentis!