Archives de Catégorie: Science-fiction

Deux publications américaines pour ma fête!

Mon cadeau de fête… sur la couverture du Asimov’s

Ce beau moment où tu vois ton nom sur la page couverture du Asimov’s

Je nage encore dans cet émerveillement de la première fois. C’est mon 3e texte publié dans Asimov’s, et le premier dans Analog tous deux dans leur numéro de Juillet-Août. Comme ma fête est à la mi-juillet… j’apprécie de merveilleux cadeau!  Les deux sont des revues que je visais depuis des années, et qui recevaient des milliers de textes par an!

Ce nom au bas de la couverture du Asimov’s marque une étape excitante dans ma carrière d’écrivaine de SF, qui suit un loooong parcours de soumissions, d’écriture, de réécriture, de découragement, de nuits blanches… Mon papa serait très fier aujourd’hui, lui qui aimait bien les nouvelles d’Isaac Asimov.

Les histoires courtes sont donc :

  • Rare Earth Pineapple dans Analog
  • Screaming Fire dans Asimov’s.

En vente maintenant, courez vous le procurer dans les kiosques à journaux et les boutiques de presse qui offrent un grand choix de magazines. (En pharmacie, y’ a pas de revues de SF…)

Ne pas se reposer sur ses lauriers!

C’est une étape, mais pas une fin. Je continue dans des beaux projets sans attendre après quelqu’un d’autre. Il en va ainsi, mon tout dernier livre, désormais en ligne, Maîtresse des vents. Le projet a subi quelques refus, car mon style graphique et mon genre d’histoire cadrait mal avec leur direction éditoriale. Je pourrais cogner aux portes un autre quatre ans, mais cela me fait perdre trop de temps. Quand j’ai entrepris l’an dernier mon défi de publier un livre par mois pour ma compagnie Échofictions, je me suis dit que ça vaudrait la peine de enfin, mettre au monde une nouvelle BD.

Mock up 3D du livre Maîtresse des vents

Le livre imprimé est en route, avec une belle allure. Il compte 92 pages, soit la BD commencée en 2011* plus des pages supplémentaires et des croquis. Ce fut un plaisir à dessiner!

* Oui, ça a pris presque ‘Autant de temps que Pianissimo!

On n’arrête jamais d’apprendre

Comme je disais plus haut, j’ai déployé beaucoup d’efforts pour me rendre à cette partie du chemin. Et j’ai bénéficié de l’aide et de l’appui moral d’auteurices plus avancés que moi. J’ai la chance de croiser des écrivain-es en Salon, et quand je vais suivre des ateliers. Même les très bons écrivains que je connais, ceux-celles qu’on croit « arrivés » et qui vivent de leur passion, sont tout le temps en train de se lancer des défis, de chercher à s’améliorer.

Souvenir de l’écriture de mon premier roman

Et la meilleure façon d’apprendre, pour moi, c’est de lire, lire beaucoup, et de goûter à plein d’auteurs différents pour découvrir leurs voix. Ce qui parfois, aboutit à des peines, comme cette fois-là avec A. C. Crispin, et de beaux moments, comme quand j’ai découvert Martha Wells (dès la première nouvelle, j’ai été accrochée) et Carl Hiaasen (pas de la SF, mais c’est tellement dans mes cordes écologiques!) Je sais que, hélas, je ne pourrai jamais lire tous les livres des auteurices dans mon genre littéraire favori, mais j’attaque avec appétit ma pile à lire !

Un Iris versicolor dans un jardin de Montréal

J’en profite pour souhaiter une bonne St-Jean à tout le monde!

Ça fait si longtemps… (que j’ai publié une BD!)

La BD a été mon premier amour avant que je décide de raconter avec des mots des histoires trop longues à dessiner. Mais c’est un besoin de l’âme qui revient me frapper comme un boomerang alors que les années roulent sans s’arrêter.

Je peux annoncer fièrement la naissance de mon nouvel album de BD :  Maîtresse des vents, une BD de 92 pages chez Échofictions, qui explore mon univers de science fiction. La couverture a été mise en couleurs par mon talentueux collègue Frank Fournier. Je suis reconnaissante à mon confrère et coloriste Frank Fournier, qui a aussi conçu la police de caractères utilisée dans ces pages. (L’image ci-dessus est un mock-up car j’attends mes exemplaires papier.)

J’émerge d’un fouillis d’activités et d’événements (dont le FBDM à Montréal où j’ai rencontré des collègues épatant-e-s,) et la complexité de monter un album de BD complet dans Vellum.

Maîtresse des vents provient de mon amour pour les cerfs-volants, un sport que je pratique moins souvent maintenant, et de ma série de science fiction commencée avec La quête de Chaaas, qui suit un adolescent impulsif dans une civilisation de super-jardiniers.

Couverture des Vents de Tammerlan,
(Médiaspaul, 2008) la série la Quête de Chaaas

Dans le deuxième roman, Les vents de Tammerlan qui se déroule sur une planète-océan, on fait connaissance avec une Adalou adulte, une guide de cerf-volant qui possède une grande maîtrise de son art, et enseignait à des élèves. J’ai voulu explorer sa jeunesse dans cette bande dessinée, laquelle me permettait aussi d’explorer le monde que je mettrais en vedette dans le cinquième livre de la série, qui se déroule sur la planète natale d’Adalou.

Ça faisait longtemps, très longtemps que j’ai publié un album de BD. Le plaisir de dessiner a été tel que j’ai ajouté des croquis et des pages fraîches pour enrichir l’histoire.

Pour vous mettre en appétit, voici une page finie.

La page, terminée et mise en tons de gris!

Pour vous procurer l’album, en version électronique ou papier, allez voir la liste des plateformes.

Détails pratiques:

Dimensions: 5.25 x 8 po (un petit format!)

Couverture couleur, pages intérieures en tons de gris

Prix: 14.95 cdn.

92 pages

Ages: tous âges

Pour se le procurer: https://books2read.com/vents

Dessiner…

Ces temps-ci j’ai pris du temps libre pour dessiner plus que pour écrire! Et pour lire, beaucoup lire. Je peine à trouver le temps de partager mes émerveillement devant des autrices et auteurs que j’ai négligés. Oh qu’on se sent coupable!

Alors je dessine pour libérer une histoire que j’ai commencée voici plusieurs années. Et qui, si tout va bien, va être imprimée dans la première semaine de juin. Maîtresse des vents s’inscrit dans l’univers des super-jardiniers, et pourrait être considérée comme un spin off de la série la quête de Chaaas. L’histoire explore l’adolescence d’Adalou kha Narri, qu’on rencontre adulte dans Les vents de Tammerlan, le deuxième livre de la série.

Une illustration intérieure, mise en couleurs par mon confrère Frank Fournier!

Venez me voir dessiner, et feuilletez mes albums présentés en marge du FBDM, le festival de BD de Montréal, du 27 au 29 mai prochain!

À la boutique BE SPICES, 4160 Rue Saint-Denis, MTL

  • vendredi 16h-19h 
  • Samedi 11h-12h et  14h-16h 
  • Dimanche 15h-17h 

Je ne suis pas dans la programmation officielle cette année, mais je suis une fan finie de plusieurs artistes présent-es! Et je pourrai montrer mes petits derniers publiés chez Échofictions. En attendant, cette esquisse, avec des répliques dont la police de caractères est aussi l’oeuvre de Frank Fournier.

Esquisse avec les polices de caractères. Les bulles des phylactères ne sont pas complétées.

Pour en savoir plus: la quête de Chaaas.

Mes paliers de concentration

(Bon, là il manque les bonbonnes d’air pis mon ordi, mais c’est à peu près l’idée)

Ceux et celles qui font de la plongée sous-marine (où qui ont, comme moi, regardé les documentaires du capitaine Cousteau quand ils étaient jeunes) savent qu’avant de remonter en surface, il faut faire des arrêts obligatoires pour permettre aux molécules d’azote de quitter les tissus dans lesquels elles s’étaient réfugiées en haute pression, pour retourner dans l’air expiré.

Sinon, l’azote peut décider de revirer en gaz pendant qu’il loge encore dans nos veines et nos cellules, et ‘c’est pas beau tout de suite’. Les accidents de décompression sont aussi dangereux que leur inverse, l’ivresse des profondeurs (la narcose de l’azote) qui se développe sournoisement quand on reste trop longtemps à 100 pieds de profondeur.

Plonger en eau profonde

Pour moi, écrire, c’est comme plonger en eau profonde.

Sauf que mes paliers de décompression sont en sens inverse ! Ça me prend du temps pour atteindre le niveau de concentration pour pénétrer dans une histoire. Des paliers de ‘compression’ ou de concentration….

Mon premier palier prend environ 45 minutes à une heure. je repasse sur ce que j.ai écrit la veille pour me remettre en tête l’histoire et son atmosphère, je vérifie des notions, des lieux, etc… Si j’écris 100 mots, c’est normal.

Au deuxième palier, qui me prend une heure, j’entre dans l’histoire, et je fais du 300-400 mots à l’heure.

Au troisième palier, tout devient magique: mes doigts épousent le clavier et les idées se transmutent en mots sans que j’ai à m’arrêter. J’ai l’impression que l’histoire s’écrit toute seule, et j’approche de 600-800 mots à l’heure.

Si je ne suis pas interrompue, j’atteins mon quatrième palier de concentration: l’histoire déboule comme une avalanche dans ma tête, les doigts et les mots roulent comme des billes. C’est le paradis. Je défonce les 1000 mots à l’heure. Souvent, c’est le soir que j’atteins ce palier, quand j’ai une tombée qui se rapproche.

MAIS… je descends rarement à ce 4e palier.

Ah, si mes paliers étaient aussi simples ! (Photo de Francesco Ungaro sur Pexels.com )

Les interruptions!

Par contre, pour remonter en surface, pas besoin de paliers.

Dès que mon mari enthousiaste vient me parler d’un truc qu’il a vu sur internet ou entendu à la radio, pouf! remontée immédiate. Si l’interruption dure moins d’une ou deux minutes, et que je n’ai pas à répondre à des questions, je peux replonger et traverser mes paliers de ‘concentration’ assez rapidement.

Hélas, c’est rarement le cas.

Surtout qu’une autre condition favorise mon retour rapide en profondeur: l’assurance que je ne serai PAS à nouveau dérangée dans les prochaines minutes !

Donc, il s’est passé 5 ou 10 minutes qui ont mangé ma concentration. Et, quand l’interruption achève, je dois replonger et refaire mes paliers. Et, souvent, à peine replongée, évidemment, c’est déjà l’heure du souper…

Confession

J’ai écrit cet article à partir d’un autre mésaventure littéraire: je taponnais joyeusement sur une super-histoire de science fiction qui se déroule en Antarctique, pom-pom-pom… quand d’un coup, un détail scientifique erroné me saute aux yeux. Ciel! Ai-je bien calculé la position du soleil sous l’horizon lors de la nuit polaire australe?

Remonte en surface, ouvre Internet, vérifie l’info, se laisse dériver sur les sites de Wikipédia, puis le site de la station Scott-Amundsen, s’amuse à regarder la web cam (il fait froid ici mais pas autant que là-bas) bref… Je perds du temps et intérieurement ça m’agace.

Et puis, voilà que je me torture: devrais-je changer ce paragraphe explicatif pour le placer plus près du début? Mais j’écris tricoté tellement serré que déplacer un paragraphe ou un mot exige de réécrire plusieurs autres. Et aussi, je reste en surface à jongler avec ces paragraphes!

Finalement, je suis allée prendre une marche pour me dégager les idées, en me disant qu’ici, c’est plus chaud qu’au pôle sud…

Une page d’études

Pour les touristes en visite sur ma page, j’ai été auteure de bande dessinée avant de devenir écrivaine de science-fiction. Ici, je veux crééer en dessin ma série la quête de Chaaas. Je ne délaisse pas la BD, mais l’écriture et la publication de ma compagnie Échofictions ont mangé beaucoup de temps! Voici donc un dessin d’études d’un projet que je suis entrain d’encrer. (La route des honneurs.)

Ce qui change, c’est ma volonté de foncer dans cette histoire même si les décors qui étaient ma bête noire, me prennent du temps!

La SF laframboisienne arrive dans Asimov’s

Aujourd’hui, une promesse faite à mon bon papa en 2014 se réalise, enfin!

Wou-hoou!

C’est le cri de triomphe qui sort de ma bouche après 16 ans de patientes soumissions et de refus des deux grandes revues de SF anglophones, Asimov’s et Analog. Le numéro d’automne de Asimov’s avec ma nouvelle humoristique Shooting at Warner’s Bay, sort aujourd’hui en kiosque !  

Caché dans ce numéro, ma nouvelle!

Ne cherchez pas mon nom sur la couverture car il y a autour de 20 (!) auteurs par numéro double d’Asimov’s, sinon plus, et plusieurs sont mieux connus.

Ainsi, je partage ces pages avec des luminaires comme Greg Egan qui ne lésine pas sur les maths avancées, et Elisabeth Bear, dont j’ai savouré des romans, et plusieurs autres auteurs que je vais découvrir. 

Courez acheter le magazine en kiosque, ou la commander à Dell Publishing, ou en version électronique! Et ayez une pensée pour mon bon papa à qui j’avais promis en 2015, au pied de son lit d’hôpital, de publier une histoire dans le magazine qu’il lisait.

La petite histoire

J’ai terminé ce texte le soir de l’Halloween 2019, habillée en pirate des Caraïbes parce que c’est moi qui recevais les jeunes à la porte. Je portais trois livres de bijoux pis de cossins qui pendant après mes ceintures. C’était amusant pour taper à l’ordi entre deux Trick or Treats (on reste en Ontario)!

J’ai soumis le texte à Asimov’s à la fin de 2019 (quand on ne se doutait de rien encore) et j’ai reçu une réponse pendant le salon du livre de l’Outaouais de 2020 en février. Sheila Williams s’est dite enchantée de publier le texte, mais il y a un hic: le numéro de septembre-octobre 2020 était déjà monté. Pourrais-je attendre neuf mois avant de signer, pour placer le texte dans le numéro de 2021?

Je me suis dit que mieux vaut tard que jamais et j’ai répondu VOUI !

Le contrat a été signé en novembre dernier et le montage s’est fait rapidement. Entre-temps, on m’a aussi demandé de participer au blog de la revue, ce que j’ai accepté avec plaisir, surtout que ce sera une BD!

Une bonne nouvelle ne vient pas seule

Le secret de Paloma a fait la sélection de 2021 de Communication-Jeunesse pour la catégorie 12-17 ans. Ça fait , très très longtemps que je n’avais eu un livre choisi pour cette sélection, car mes space-opéras n’étaient pas toujours faciles à suivre, sans compter que la science fiction en rebute plus d’un. Même mon roman gagnant du Prix Aurora et finaliste aux prix du gouverneur général en 2009, Les Vents de Tammerlan, ne s’étaient pas qualifiés.

Mais je suis contente parce que c’est une histoire qui apporte de l’espoir dans des situations difficiles, et qui aborde de plein pied la santé mentale, à travers une petite colonie frappé par le deuil.

Et entretemps, la version papier du Galaxies 72 a atterri ici avec sa belle couverture. Je dois me dépêcher de le lire.  Encore, je vous encourage à l’acheter, ainsi que, en anglais, l’anthologie de Blaze Ward.

Et le magazine Analog Science Fiction and Facts a accepté une autre nouvelle, publication à venir!

Donc, j’éprouve la joie de la jardinière qui voit son travail porter ses fruits.

Je reçois une leçon de générosité chaque fois que je cueille ces fruits qui poussent dans ma cour. Le framboisier ne demande rien, seulement du un coin de terre, un peu de soleil et de pluie
Je reçois une leçon de générosité chaque fois que je cueille ces fruits qui poussent dans ma cour. Le framboisier ne demande rien, seulement du un coin de terre, un peu de soleil et de pluie

Un été fructueux…

Un beau merci à tous ceux-celles qui m’ont souhaité une bonne fête et m’ont donné des nouvelles!

J’aime avoir ma fête en été car c’est la saison des petits fruits. Notre jardin produit une quantité de framboises, après une profusion de baies de Saskatoon. J’ai réalisé un premier exploit culinaire avec un gâteau au chocolat et framboises du jardin, lequel a été bien « observé » (principe d’incertitude de Heisenberg : l’observation affecte l’objet observé) par le mari ! La photo ici.

Un gâteau bien observé…

J’écris beaucoup aussi, j’ai dépassé les 200 000 mots en juin. J’ai deux nouvelles de SF publiées en magazine cet été, dans Galaxies et bientôt, oui, Asimov’s! Et une nouvelle dans une anthologie Blaze Ward presents #5 en impression sur demande.

J’ai commencé un nouveau roman. Pour les soumissions de nouvelles, j’ai ralenti un peu. Je devrais trouver une journée dans la semaine pour m’en occuper.

Galaxies 72, Genres et SF

Galaxies 72 Genre et Sexe en SF

La revue Galaxies 72 porte sur le thème Genre et sexe en SF, un numéro dirigé par Lucie Selakovitch-Chenu. J’y participe avec ma nouvelle Comment éteindre le soleil, qui se déroule dans mon premier univers de SF. La petite Armelle Clécy découvre le prix de la différence sur Mars, où elle vit avec ses deux mères… biologiques. C’est une histoire que j’ai réalisée en BD lors d’un 24 heures de BD voici quelques années.

Pierre Gévard présente ainsi cette publication :

En cette période où les autrices de SF – mais pas qu’elles – se rebiffent à juste titre contre un ordre social dominé par les hommes et dans lequel les comportements inappropriés – disons le mot : le harcèlement sexuel – font partie de ce que beaucoup considèrent comme l’ordre naturel des choses, Galaxies propose un dossier qui parle de l’évolution des genres en science-fiction, du traitement de la sexualité et des perspectives ouvertes par les écrivain.es qui s’emparent de ce thème. 

Allez voir le sommaire ici. Et découvrez mes formidables voisin-es de sommaire : Sara Doke, Joëlle Wintrebert, Jean-Michel Calvez, moi-même, la bégum Rokeya, Adriana Lorusso, Shweta Taneja, Jeanne-A Debats.

Je me sens un peu pee-wee, là…

Le lien pour commander (les prix sont en Euros!)

Blaze Ward Presents #5: Crime and… 

Couverture Crime and...

Mes publications sont souvent de la SF, mais il m’arrive de toucher aux mystères. L’anthologie Crime and… de Blaze Ward Presents 5 contient une histoire pleine d’action mettant en scène Lady Byrd. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Lady Byrd est une ornithologue distinguée qui parcourt le monde à la découverte de l’oiseau rare. En période de Covid ses déplacements sont limités. Généralement, elle résoud des énigmes et aide des âmes en peine au passage.

Cette publication, Crime and Songbirds, était la deuxième aventure de Lady Byrd, et une exception. Ça peut vous rappeler des épisodes de Murder She Wrote. Je n’en ferai pas souvent, car je ne souhaite pas que mon héroïne devienne une sorte de Miss Fletcher qui découvre un cadavre par épisode… Il y a une raison pour laquelle les séries policières mettent en vedette des policiers (duh!), ou alors peu de livres avec un détective amateur-e, car notre sympathique amateur-e deviendrait assez vite blasé-e à la découverte de son 50e cadavre dans le garde-robe!

Pour vous procurer l’anthologie, voir cette page. Les auteurs (dont moi) sont payés au prorata des ventes! Eh oui, une nouvelle réalité du monde de l’édition indépendante: les auteur-es s’entraident!

Un hasard violet? 

Pur hasard que les couvertures de ces publications soient à dominante violette, une de mes couleurs favorites. (Et les gant de cuisine sur la photo en haut! ) Maintenant, reste à voir si la couverture du numéro d’Asimov’s de Septembre-octobre va avoir une dominante violette…

Réponse le 17 août prochain lors de la sortie du magazine en kiosque!

Un doux bruissement de pages…

Ce doux bruissement est celui de mon 19e ou 20e roman, Le secret de Paloma, qui va prendre son envol.

(19 ou 20, ça dépend comment je choisis de les compter. J’en ai deux qui ont passé par deux éditeurs différents, et un de ces textes a beaucoup changé, pas l’autre. Et j’ai inclus un recueil de nouvelles. )

La terrible question qui gruge la jeune Alouette, dont la meilleure amie est partie à jamais…

Survivre dans un monde hostile

Dans cette image, se retrouve la fragilité de la vie, dans une vallée où il faut déployer efforts et énergie pour faire pousser les récoltes, et où la technologie est allouée au compte gouttes.

Quand le soir tombe, la pression de l’air sur la planète chute drastiquement, comme si vous passiez du niveau de la mer au sommet du mont Everest en quelques minutes.

À la suite d’une catastrophe, la vie confortable des pionniers a basculé dans une survie ardue, sous un abri construit contre le mur d’assise, et fermé par un Rideau hermétique. Les ressources limitées forcent à économiser l’usage des technologies avancées et à partager les corvées. Il faut aller chercher l’eau dans des collecteurs situés en hauteur, dont les ailes noires font penser à des corneilles.

L’adversité frappe durement la population adulte où les suicides ne sont pas rares. Parce que sur Sérail, il suffit de partir et de ne plus revenir le soir venu.

Or, les jeunes étouffent dans cette microsociété, située sur un monde où eux n’ont pas choisi de s’établir. Des conflits éclatent, mettant en péril la cohésion du petit groupe qui habite le Théâtre.

Un extrait

Chapitre 1
Une perle dans le désert

Les nuages indifférents s’effilochaient sans hâte
dans l’orange pâle du ciel, un vif contraste avec le
vent qui fouettait la crête sur laquelle j’avais pris
pied. Les grains de sable qui frappaient la visière
de mon casque produisaient un crépitement sec,
comme un signal radio parasité.
Encore essoufflée par mon escalade, je scrutais
l’étendue du désert.
Les dunes se nouaient et se dénouaient, leurs
crêtes dorées sculptées par le vent. Elles formaient
un grand bassin de sable cerné par les flancs
crevassés de montagnes en perpétuelle dispute.
Celles-ci, âpres et dures comme la vie, se
tordaient comme pour s’élever plus haut, toujours
plus haut, une dispute géologique commencée
des éons plus tôt, sous la poussée des forces tectoniques
qui modelaient notre monde.
Ce paysage désertique rendait Paloma facile
à repérer : une petite perle violette reposant au
creux d’une immense cuillerée de sable blond.

L’Alouette au désert

Désert physique, depuis que la sécheresse s’est installée; désert moral et affectif des survivants. Alouette devra affronter les deux formes de désert pour trouver un sens à sa vie sans Paloma.

Lancement en ligne

Dans les conditions imposées par la pandémie, les éditions David organisent un lancement en ligne. Il n’y aura pas de table de dédicaces, de gâteau ou de liqueurs, hélas. Et encore moins de chocolat (que j’adore riche en cacao), mais votre présence réchauffera l’ambiance!

Le lancement du Secret de Paloma aura lieu en ligne, mercredi le 19 mai 2021, à 18h. Contact, Véronique Sylvain (voir le courriel/téléphone sur le carton) pour obtenir votre mot de passe. Il n’y a pas de limites géographiques!

Carton d'invitation
Carton d’invitation

Voici le carton d’invitation (regardez pas trop longtemps ma binette, c’est une nouvelle photo d’auteure sans ma casquette!) pour pouvoir vous joindre en ligne le moment venu. J’y lirai de extraits, et parlerai de mon inspiration pour écrire ce roman.

Contre la dévastation de la misère mentale, l’amitié et la confiance font renaître l’espoir, ce que je souhaite pour tous.

Le doux bruissement d’un contrat… (électronique!)

Michèle signe une copie d'un contrat sur sa table de bois.
Les contrat, comment on les signait, jadis…

Je cours beaucoup, ces temps-ci, et je signe beaucoup aussi. Ah, le doux bruissement du papier en signant un contrat. Ils sont désormais électroniques, mais l’un d’eux est spécial… et il fut signé à la date montrée sur l’illu.

Asimov’s a dit oui!

C’est le contrat (électronique) de ma nouvelle accepté pour le numéro Septembre-Octobre 2021 du magazine de SF Asimov’s ! La nouvelle du numéro d’automne d’Asimov’s est déjà montée, et sortira à la mi-août. Déjà, le numéro de Mars-avril annonçait la couleur !

C’est très spécial, car c’est la réalisation d’une promesse faite à mon père sur son lit d’hôpital en 2014, que je serais un jour publiée dans ce magazine de SF. Cette science fiction pleine de fusées de de robot à laquelle il m’avait initiée quand j’étais enfant…

Mais, entretemps…

Analog a dit oui aussi!

Et oui, deux semaines plus tôt, le magazine de science-fiction dure, dure, dure Analog a accepté une nouvelle bien juteuse intitulée Rare Earths Pineapple

Le contrat a été signé voici trois semaines, et la paie est rentrée aussitôt! Publication à venir.

Et OnSpec!

OnSpec, publié en Alberta, est une revue de SF canadienne publiée par des femmes fantastiques que je connais, Barb et Diane. C’est une belle victoire après presque 16 ans de soumissions qui passent de maladroites à potables, puis à meilleures, de paraître dans cette revue. Il aura fallu beaucoup de patience! Certaines années, j’avais manqué la tombée, arg!

J’adore et suis abonnée à On Spec, et je vous encourage à en faire autant! Les nouvelles y sont courtes, de plusieurs saveurs, et pas ennuyeuses du tout. Voici le lien pour vous abonner: https://onspecmag.wpcomstaging.com/subscribe/

Un triplé

Avec l’acceptation par le magazine On Spec, je me sens comme le cheval Secretariat avec un triplé de magazines très difficiles d’accès! Surtout après un an de défi d’écrire une nouvelle par semaine pour 52 semaines ! J’y reviendrai dans une prochaine chronique.

Et Solaris 218!

Je pourrais parler d’un « quadruplé » avec Solaris, un magazine francophone, mais ma première publication dans ce magazine date de 2002… Si on excepte des Bd publiées bien avant!

Tout frais des presses!

Et dans des Galaxies éloignées

Une nouvelle, en français, est en révision pour le numéro 72 de Galaxies, Sexe et genre en SF.

Il s’agit d’une incursion dans mon univers des Voyages du Jules-Verne, longtemps avant…

Ça fait beaucoup de nouvelles à annoncer d’un coup. Mais songez que les refus ont été pas mal nombreux aussi. D’un coup, on dirait que tout déboule, comme un barrage qui cède. Pas d’un coup, mais peu à peu.

Pour terminer, à nouveau, je vous demande de prendre soin de vous malgré la fatigue morale, et de garder à la fois vigilance et confiance!

Les mutations de la slush

Non, pas la slush qui nous rend la vie pénible en hiver! Je parle de la slush pile, cette pile de soumissions que les éditeurs de magazines s’infligent, ou infligent à leur première ligne de lecteurs bénévoles.

Avis aux francophones!

À l'assaut du marché anglophone!

Je vais surtout aborder le cas des nombreux magazines pro anglophones auxquels je m’efforce de contribuer. Les magazines francophones pro (=payants!) se comptent sur les doigts d’une main, à cause d’un bassin de population moindre.

J’ai connu la joie de voir des histoires publiées chez les pros et semi-pros francophones, (Solaris et Galaxies en tête, suivis de Brins d’Éternité et al.) mais ça m’a quand même pris près d’une dizaine d’années d’efforts et de mots pour me hisser à un niveau de qualité acceptable.

Maintenant, je déploie ces mêmes efforts pour escalader le marché anglophone.

Des magazines assiégés

La plupart des magazines sont comme des châteaux assiégés, encerclés par trois murs de défense.

Extrait de Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 86
Extrait de Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 86

Le premier mur est constitué par une équipe de premiers lecteur/trices qui départagent les textes qui ont du potentiel de la slush pile de texte mal écrits ou de clichés rebattus mille fois (image 1). Ce sont des écrivains ou bénévoles amateurs, qui pouvaient déterminer en quelques paragraphes si le texte se démarque ou pas. Un confrère productif arrivait même à prendre une décision en lisant le début de texte alors même qu’il le retirait de l’envelope! Si votre texte frappe le preier mur, vous recevez une lettre informelle (voir la caricature).

Si votre texte saute le premier mur, l’éditeur vous en informe par une requête (hold request). Votre texte passe en deuxième lecture. et sera confronté à d’autres candidatures. C’est le deuxième mur. Si ces autres histoires sont de meilleure qualité, ou sont plus au goût des éditeurs, une lettre/email de refus sera envoyée.

Si vous débutez, les premiers refus vous affecteront davantage… Mais on s’y fait!

Un refus de magazine de SF
L’auteure semble un peu démoralisée, mais un pot de crème glacée se trouve à portée de main…

Enfin, s’il convient, si un texte similaire n’a pas déjà été publié, votre soumission passe la troisième muraille et un contrat est proposé à l’auteur qui a des étoiles dans les yeux.

Mais ça prend du temps. À trois reprises, un magazine australien a passé mon texte candidat à travers trois murs, mais le dernier cercle de lecteurs les a refusé. Je n’ai pas encore publié chez eux. Et il reste que le style littéraire privilégié dans les pays anglophones diffère largement de celui aimé par les francophones. Les éditeurs américains vont préférer une histoire qui « punche » à une histoire même très bien écrite.

Les temps changent

Les temps changent... Tiré des Grandeurs et misères de la table de dédicaces.
Tiré des Grandeurs et misères de la table de dédicaces.
Notez que c’est ASIMOVs qu’il faut écrire (et non Asimov) pour parler de la revue.

Jadis, il y a très très longtemps, au temps des mammouths laineux et des modems 56 k, il était facile, à la première étape, de départager les écrivains. Les débutants produisaient des textes inégaux, souvent ennuyeux et bourrés de clichés mal digérés.

Les abus d’adverbes étaient déplorés ainsi que les « said-ism » (remplacer l’invisible « he-she said » par des mots expressifs, comme « At last! he ejaculated » n’est pas aussi bien accepté en anglais qu’en français) et une pléthore d’autres tournures malheureuses, sans parler d’intrigues non seulement boîteuses mais inexistantes.

La technologie et Antidote aident les gens à contourner les pires fÖtes d’orthograF. Les cours en ligne du genre «Vendez des millions de livres avec la méthode X » abondent et le niveau de compétence en écriture augmente aussi.

Et voici que le rédac-chef d’un magazine fait remarquer: les auteurs s’améliorent, ce qui rend la tâche des premiers lecteur/trices plus difficile.  Comme le dit Scot Noel, l’éditeur de DreamForge, un magazine de SFF en ligne :

« We’ve all heard of the “slush pile,” that collection of manuscripts from new and inexperienced writers that may hold gems but is largely represented by unreadable drivel.
Guess what? We didn’t see it. Today’s writers represent their craft well. The large majority of what we received was done with consideration, intelligence, and heart. (…) We quickly went from “I hope we find a publishable story in here somewhere,” to “Wow, how are we going to choose?”

A lire au complet ici dans Dream Forge magazine.

Le « problème de Mars »

Michèle en train de taper joyeusement à son clavier, convaincue d'avoir une super-idée!
(L’image de Mars est une gracieuseté de la NASA – Solar System Exploration)

Dans la suite, un an plus tard, le même éditeur refléchit à d’autres écueils comme le « problème de Mars ». De que c’est? Qu’est-ce que c’est?

Beaucoup d’écrivains pigent dans l’air du temps (la planète Mars après le film The Martian, les zombies avec vous savez quelle série, etc). Par exemple… quelle curieuse coïncidence de recevoir toutes ces bonnes histoires sur le thème de la pandémie!

Aussi, Scot Noel rappelle que les histoires doivent être variées. Supposons qu’un éditeur reçoive deux nouvelles sur la colonisation des astéroïdes (genre, comme la série TV The Expanse), il ou elle va répondre au deuxième auteur, ben désolé, trop tard! Et ce même si le texte arrivé en deuxième est meilleur, parce qu’ils ont dit oui au premier.

Une autre réalité, c’est que toute anthologie ou magazine va réserver un espace (exprimé en nombre de mots) pour une personne reconnue, à laquelle on aura commandé au préalable un texte. Ne râlez pas contre les « vedettes »! Car un nom reconnu va faire mousser les ventes, en plus de contribuer à faire découvrir de nouvelles voix! L’article de Scot Noel à lire ici.

J’ai observé le phénomène lors de ma participation aux Anthology workshops de WMG Publishing. Les auteurs sont tous des pros et très, très bons! Cela pose un défi aux lecteurs. Je me suis brûlé les yeux la première fois, en me tapant pas moins de 300 textes au complet… 

Quand des éditeurs pros bûchent ton texte en public
Le Anthology Workshop de 2016

La deuxième fois en 2019, j’ai fait plus attention mais je suis arrivée un peu juste avant cet atelier intensif et fort en émotions. Si vous avez l’intention de faire cette expérience, de voir votre texte buché en public par six éditeurs pros, allez voir le site du Anthology Workshop ) et assurez-vous que votre mois de février soit libre! C’est à Las Vegas en fin février ou début mars, donc il fait très chaud. En attendant que nous, les Canadiens on puisse y retourner…

Les vagues de soumissions

A quoi ressemble le quotidien d’une auteure de nouvelles de fiction? Ça donne ce genre de conversation au téléphone:

« Oui Maman, je viens d’envoyer un truc à Alfred Hitchcock, pis un autre à Asimov’s…
Pis Ellery Queen a dit non et Crime Wave n’a pas répondu après deux ans… »

J’écris dans plusieurs genres, science-fiction, fantasy, mystère/policier, qui incluent du steampunk et de l’inclassable. Avant 2014, j’avais environ six nouvelles en circulation, mais depuis, j’en ai écrit davantage.

Je me suis donc contruit des tableaux Excel simples pour suivre les vagues de soumissions. J’ai commencé en 2015.

Voici celui de tableau en Juillet 2019 :

Il y a beaucoup d’espaces blancs, car chaque magazine a ses exigences. L’un veut des nouvelles en bas de 6000 mots, l’autre accepte jusqu’à 10k et même, dans un cas, 22 k (!), et les genres, les thèmes de prédilection varient avec les éditeurs. Donc certaines cases ne seront jamais remplies.

J’ai un code de couleurs pour les genres. Carrés jaunes: textes soumis (ils travaillent!) Carrés bleus: textes en attente d’être soumis (le magazine n’accepte pas les soumissions multiples) En rouge, tout ce qui est passé dans une slush pile anglophone et refusé. C’est le triste sort de mes prenières nouvelles écrites. Quand un texte est publié, c’est en vert!

Mes textes en français se trouvent en bas à droite, et en vert: ils ont presque tous été publiés quelque part, donc la dynamique est différente.

Pour comparaison, voici le tableau de 2020:

Tableau des soumissions en octobre 2020

Tableau des soumissions en octobre 2020 – presque 60 nouvelles dans la course! Les nouvelles en français figurent maintenant sur un tableau séparé. 

Et, oh oui, trois acceptations que j’ai laissées dans le tableau pour me donner du courage! (Les autres ont été placées ailleurs.)

Tout cela pour dire que ça prend de la persévérance et de l’amour de raconter des histoires pour y arriver!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 102

Finir un beau livre, encore toute remuée par l’histoire… et apprendre que son autrice est décédée. Ça m’est arrivé, et ça a dû vous arriver plus d’une fois.  Quand c’est un-e auteur classique, on s’y attend, mais ça fait de la peine quand même.

Pas encore remise de la perte d’Ursula K LeGuin en janvier 2018. Mais quand c’est parmi nos contemporains… ça fait un choc.

L’auteure, c’est Ann C. Crispin, qui nous a malheureusement quittés en 2013. Fait que j’apprends par le truchement de Wikipédia après avoir fini de lire un roman qui date de 1994.  Snif.

En ces temps pénibles, j’ai besoin de lectures de réconfort, ce que m’apportent les univers Star Trek. Sarek est un récit en finesse, action et réflexion, (avec une touche de Pon Farr) qui enrichit l’univers de la série originale. On y rencontre Amanda en profondeur, et on découvre son histoire d’amour avec Sarek.

Comme pour Vulcan Heart, par le duo Josepha Herman (elle ausi partie) et Susan Shwartz, la lecture me laisse la forte impression que notre humanité malade de complotistes, groupes haineux, anti-vaccins et antisciences aurait bien besoin des Vulcains (et aussi des Bene Gesserit, mais c’est un autre univers). Rien que le contrôle des émotions et la philosophie aplanirait bien des différends, en plus de nettoyer des préjugés (Est-ce logique de mépriser les gens à peau foncé?)

Le seul défaut de ce livre, hélas, c’est qu’on ne peut plus remercier son auteure…

La chose vous est-elle arrivée?

Au moins on peut se consoler en pensant qu’Ann et tous les autres auteurs partis compter les étoiles laissent derrière eux et elles une trainée brillante de livres, comme une Voie Lactée! 

250 k

Cet escargot est une gracieuseté de Shutterstock, parce mes photos ne sont pas terribles!

Écrire vite ou lentement?

Lièvre ou tortue? La question divise.

J’ai passé le cap du 250 000 mots avant-hier le 30 juillet. L’an dernier, j’avais dépassé 300 k fin décembre; l’année 2018, j’avais atteint 200 000 mots, la part du lion revenant à un gros roman steampunk de 117 k (qui a une couverture, mais pas encore passé par la révision). Comme je veus faire une trilogie, l’univers exige un peu de construction. C’est bien plus long bâtir une culture riche que de vérifier la science!

J’écris: des romans, des nouvelles, des articles de blog (mais moins qu’avant) en parallèle plutôt qu’en série. J’adore écrire vite des histoires prenantes. Je repasse dessus pour enlever les grosses fÔtes, vérifier les détails de type chandail rouge/chandail vert (et la science dans le cas des mes space opéras), et ajouter un détail ici et là.

Battre le tapis, mais pas trop!

Je fais trois p’tits tours et puis je laisse l’oiseau s’envoler. Et, oui, ça peut être tentant d’ouvrir la porte de la cage pour nettoyer des détails, mais grâce à la très prolifique Kristine Kathryn Rusch, j’ai fini par comprendre que la perfection n’existe pas. Il faut y tendre, mais pas trop battre le texte comme un tapis. Ça enlève certes un peu de poussière, mais trop le malmener va amoindrir son impact, sa fraîcheur. Comme une bouchée mâchée trop longtemps…

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