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Défis d’estoc et de taille en littérature historique!

Quelle dure époque est la nôtre, pensez-vous, où le spectre de l’intolérance et du racisme ressurgit un peu partout. On croirait retourner dans une triste période de l’histoire récente.

Ce n’est pas parce que j’écris de la science-fiction futuriste que j’ignore mes racines historiques. Au contraire, je lis souvent des romans historiques pour m’imprégner de certaines périodes. J’en ai profité pour ressortir mes romans historiques des boules à mites et en lire des nouveaux.

Vous vous rappelez les bons vieux films de chevaliers, quand le héros, entre deux passes d’armes, arborait un brillant sourire Pepsodent?  Et de frapper d’estoc et de taille sans montrer la moindre tache de sueur sous sa blouse immaculée? Les films récents ont au moins le mérite de moins cacher la flagrant manque d’hygiène.

Certaines périodes hautes en couleurs seraient insupportables pour nous, tant au niveau hygiène (adieu toilettes et douches, bonjour les puces!) que social (sacrifices humains chez les Mayas, jeux de cirque pour distraire la foule romaine).

C’est même un des attraits de la littérature historique que d’étonner, de secouer la lectrice en montrant (show, don’t tell!) des scènes typiques pour les gens de l’époque, mais moralement répréhensibles pour nous. Quant à la sexualité, la littérature destinée au public adulte ne cache plus rien des dessous (ahem!) de l’histoire.

Comme auteure, je me pose la question: comment plonger un jeune – ou un adulte – moderne  dans une période où tous les repères moraux et sociaux étaient fort différents? Voici quelques pistes.   

1- Genevière Blouin  — HANAKEN

HanakenTrilogie

1-La lignée du sabre
2-L’ombre du Daimyo
3-Le sang des Samouraïs

Ceux qui se souviennent de la série télévisée Shogun (adaptée du célèbre roman éponyme de James Clavell, paru dans les années 1970), retrouveront avec plaisir cet univers de samouraïs dans la série de Genevière Blouin.

Au départ la prémisse ne me rassurait pas: on a l’univers du Japon médiéval où les questions de loyauté et d’honneur ne sont pas à prendre à la légère. Le sang peut couler pour la moindre insulte. (J’ai une scène de Shogun en tête, où pour la première fois j’ai vu à la TV un malheureux serviteur se faire trancher la tête pour ne pas s’être courbé assez vite devant son seigneur.)

Donc, qui dit récit jeunesse dit jeune protagoniste plongé dans cet univers très, très dur. Ici on est gâté car on a en deux: Sato, un garçon et sa sœur (par une autre mère) Yukié.
Quand la série commence, ils ont 14 ans et assistent, incrédules, au suicide rituel de leurs parents, car le père avait comploté contre leur seigneur Takayama. On a des jeunes dans le sang, euh… dans le vent!

Parlant de jeunes dans le vent, un défi qui se pose souvent à un auteur jeunesse mettant en scène une jeune fille vivant à une époque reculée, c’est… de ne pas mettre en elle une copie mentale d’une adolescente d’aujourd’hui, alors qu’elle vit dans une société où les droits des femmes étaient circonscrits à la reproduction et ni l’expression « droit des femmes » ou le mot « féminisme » n’existait).

Même suivre un jeune garçon à une époque donnée peut causer un souci. Car comment notre jeune héros réagit-il à des choses inacceptables aujourd’hui comme l’esclavage? (Allusion à Tom Sawyer et Huckleberry Finn ici.) Ou un jeune qui sort avec ses copains pour voir… les jeux de cirque dans la Rome ancienne? Les mentalités et les habitudes évoluent.

Deux auteurs de ma connaissance ont résolu le dilemme en faisant voyager leur protagoniste moderne vers le début du XXe pour assister aux événements. Ça a donné _John et le règlement 17_ des coauteurs Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé. Inutile de vous dire que, comme auteure de science-fiction, j’ai dé-tes-té cette solution destinée à pour ne pas trop éloigner l’ado moderne de son nombril…

Bref, défi d’estoc et de taille (haha, en garde!) que de mettre en scène des adolescents vivant dans un Japon médiéval

  1. en leur faisant vivre une aventure (« Sato et Yukié grandissent comme des samouraïs et sont tiraillés entre deux loyautés » = TRUE)
  2. qui va tenir le lecteur en haleine (« Yukié arrivera-t-elle à finir la vaisselle à temps pour la cérémonie du thé? » = EPIC FAIL),
  3. en donnant à ces jeunes un certain contrôle sur leur vie, une mesure d’autonomie (« Yukié ne veut pas se marier au fils du seigneur voisin mais elle sera contrainte d’obéir et se résigne à son sort »= FALSE)
  4. mais sans sacrifier au réalisme du contexte historique (« Sato trouve sous le tatami un mystérieux masque qui lui donne des pouvoirs surnaturels » = FALSE).

(Dans le 3e cas on a Donalda dans Les pays d’en haut)
(Dans le 4e cas c’est du Amos Daragon et ce n’est plus de l’historique!)

Eh bien après avoir lu deux volumes, je dirais mission accomplie, en tirant quelques cheveux et volant quelques chevaux.

Geneviève Blouin y réussit en faisant de la famille Hanaken (-sabre) une lignée de maîtres d’armes, dont les filles s’entraînent autant que leurs frères (car il y a une frère et sœur aînés aussi). Yukié est pleine de talents et arrive ainsi à se faire accepter comme guerrière, ce qui aide une lectrice à s’y identifier. Sato doit assumer un rôle pour le quel il ne se sent pas prêt, avec les doutes de l’adolescence qui répondent à ceux d’un jeune lecteur.

Les adolescents sont placés dans une situation privilégiée qui leur permet d’exercer un certain contrôle sur leur destinée. Dans les cas où leur détermination ne suffirait pas, ils reçoivent l’appui des « aidants naturels » (Yamaki, Norushi, et parfois le seigneur Takayama) de cet univers. Ils peuvent donc être présents lors d’événements réels de l’histoire du Japon.

Sans dévoiler la fin de la série (car je n’ai pas lu le dernier livre encore) j’ai apprécié le respect de l’histoire.

J’apprécie le format trilogie car c’est une bonne continuité, sans étirer la sauce.

Pour en savoir plus: Geneviève m’a gentiment donné ses références pour les fans qui souhaitent approfondir leurs connaissances de la période historique des Shoguns.
« Pour les bouquins, ça c’est ma bible » : https://www.amazon.com/Japon-dictionnaire-civilisation-Bouquins-French/dp/2221067649   « et ça c’est un régal pour les yeux » : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Decouvertes-Gallimard/Decouvertes-Gallimard/Histoire/Le-Japon-eternel   

2- Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé – La trilogie d’Etienne Brûlé

   TrilogieEtienneBrule
Tant qu’à rester dans les trilogies… La, je vais parler moins longtemps, parce que la série ne m’a pas accrochée de la même façon. Toutefois c’est une série historique qui vaut le détour car il explore un héros découvreur de l’Ontario. Et un francophone d’origine!

On connaît peu de choses sur Étienne Brûlé, qui n’a pas laissé d’écrits derrière lui. Toutefois, ça n’a pas empêché plusieurs auteurs de pondre des briques à son sujet.

Comme:

Michel Michaud, Le Roman d’Étienne Brûlé, Montréal : Libre expression, 1998, 532 p (ISBN 2-89111-785-9);
Francois Dallaire, Le sauvage blanc, Paris : L’Harmattan, 208 p. (ISBN 2-7475-3339-5).
La page Wikipedia consacrée à Étienne Brûlé : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Br%C3%BBl%C3%A9

Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé ont repris l’exercice en raconter la vie qui commence en France et s’engage à 14 ans sur un navire commandé par Samuel de Champlain. C’est une lecture très jouissive et réaliste des conditions de vie, et de la belle aventure de Samuel de Champlain, bref le livre a le vent dans les voiles!

Ce qui m’a touchée, c’est que toujours Étienne négocie et apprends plusieurs langues au cours de ses voyages pour se rapprocher des tribus amérindiennes. Même qu’il s’en rapproche un peu trop bien, vu qu’il aura deux familles distinctes. Et tout cela sans avoir jamais appris à lire ou écrire! (Mais il savait compter par exemple.)

Seule ombre au tableau, un des braves de la tribu (que les auteurs se plaisent à montrer à répétition qu’il ne l’était pas trop, brave, d’ailleurs Étienne lui sauvera la vie deux fois), bref, ce brave en prendra ombrage et deviendra un rival qui ha-GUIT,* le Étienne. Ça, c’est un point qui m’a agacée parce qu’on le voit venir de loin, celui-là, avec son gros tomahawk.

Dans au troisième tome, le bel enthousiasme de lecture retombe un peu face aux politicailleries qui poursuivent ce sympathique jeune homme de 35 ans qui veut juste vivre en paix auprès de sa famille indienne et sa tribu. Il va les retrouver, mais… chut!

En bref, un récit qui a une grande qualité par rapport à d’autres, c’est qu’il est linéaire: on suit tout le temps Étienne. Unité de point de vue qui rend ce livre fort accessible.

Le défi est que les auteurs ne ferment pas les yeux sur des scènes typiques de guerres entre tribus, et sur l’épreuve finale du héros. Ce n’est pas évident pour une série jeunesse.

* le hait, pour mes lecteurs non québécois  

3- Jean Mohsen Fahmy — Ibn Khaldoun, L’Honneur et la Disgrâce

KhaldounFahmy
On s’éloigne du froid Canada pour partir vers les chaudes contrées de l’Ifriqiya. (L’Ifriqiya représente une partie du territoire d’Afrique du Nord de la période du Moyen Âge occidental, à peu près sur la Tunisie). On devine d’où vient le nom Afrique.

Des sables du désert aux jardins de l’Alhambra au palais du sultan du Caire, la vie propulse Ibn Khaldoun, cet homme d’action et de pouvoir du XIVe siècle, au cœur d’un tourbillon d’aventures et d’intrigues. Cet ouvrage de 370 pages est un récit complet.

Jean Mohsen Fahmy nous dévoile la carrière du brillant intellectuel au travers les yeux de son serviteur, un européen acheté comme esclave au jeune age de 10 ans. Le garçon est attaché au service du fils de la maison, Ibn Khaldoun, son aîné de quelques années. Leur amitié durera toute la vie.

La ligne temporelle est particulière. Chaque chapitre commence à un point précis, soit le siège de Damas par Tamerlan, l’empereur des Mongols, puis on retourne en arrière visiter le passé et les hauts lieux de savoir d’un royaume aujourd’hui oublié.

Ibn Khaldoun – L’honneur et la disgrâce n’est pas un roman destinée à la jeunesse; certaines scènes du siège de Damas en 1400 sont difficiles. Tamerlan était un conquérant fort peu recommandable qui faisait massacrer les populations qui lui résistaient. Son trademark était de faire d’empiler les crânes des vaincus en pyramides de 1500 crânes, ce qui facilitait le comptage des morts. (On appréciera le sens pratique.)

D’autres scènes portent sur des conversations détaillées entre Ibn Khaldoun et son serviteur, ou ses amis tout aussi intellectuels que lui.

Parlant d’intellect, le défi à relever était de présenter un personnage tellement hors-norme, d’un intellect si puissant qu’on a du mal à l’imaginer aujourd’hui en termes de QI. Dans un chapitre, l’empereur Mongol charge Ibn Khaldoun (son prisonnier, euh… invité) de rédiger TOUTE la géographie physique et humaine du Maghreb, en une semaine. Étant géographe de formation, le défi m’a touchée.

  • « Tu rédigeras donc une description détaillée du Maghreb dans son ensemble, de ses montagne et de ses vallées, de ses rivières et de ses mers, de ses villes et de ses ports, de ses habitants, de leurs richesses et de leur commerce. Tu n’oublieras pas de mentionner les principaux souverains, les peuples qu’ils dirigent, les tributs qu’ils lèvent. Je désire tout savoir sur le Maghreb. Va maintenant. » (p.104)

Puisant dans la mémoire de ses voyages, le gars a rédigé à la main dix cahiers bourrés de détails et de cartes, totalisant 240 pages, et ce d’une façon bien ordonnée. Chapeau! Je n’ose imaginer un élève universitaire en produire autant!

Le Livre des exemples (le titre complet étant: Livre des enseignements et traité d’histoire ancienne et moderne sur la geste des Arabes, des Persans, des Berbères et des souverains de leur temps) est l’œuvre principale d’Ibn Khaldoun. Il compte 1 475 pages dans l’édition publiée au Caire en 1967.

Revenons au roman: si, au début, la narration par une tierce personne agace (Mon maître a fait ceci, mon maître a dit que…), il arrive quand même des événements qui affectent la vie du narrateur auquel on s’attache. Le narrateur-compagnon, nécessairement obscur, redonne la dimension humaine de son modèle.

À lire pour les florissant portraits d’un grand royaume du Maghreb.

Pour les curieux, la page Wikipedia d’Ibn_Khaldoun vaut le détour: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldoun.   

4- Diana Gabaldon – La rose et le tartan – L’humour à la rescousse!

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1- Outlander 850 p. 2- Dragonfly in Amber 947 p. 3- Voyager  (couverture difficile à retrouver)  4- Drums of autumn    + 4 autres!

J’ai découvert la série dans une vente de garage. J’ai l’édition « mass-market paperback » des premiers livres, avant que l’éditeur décide que ce serait cool d’imiter la sobriété de la série Game of Thrones avec ce genre de couvertures:

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J’ai donc complété ma série avec d’autres ventes de garage ce qui fait que mes éditions sont disparates. Pour me faire pardonner d’avoir acheté tous les tomes à 25-50 cents chacun – car je m’efforce toujours d’encourager les auteurs que je lis- j’ai décidé de partager mon plaisir de lecture.

La série n’est résolument PAS jeunesse, tant par les description des blessures (arrg!), des soins de l’époque (re-arrg!), de la situation politique, de la situation des femmes à l’époque, que les scènes de sexualité plus explicites et… la simple longueur (850 pages pour le premier tome, 950 le 2e, 1000+ pages pour les autres formats « paperbacks »).
J’ai lu Outlander, Dragonfly in Amber et j’arrive dans Voyager (le 3e).

Les 1000 pages (pas lu de livres aussi épais depuis The Stand), sont la principale raison de mon retard, car l’auteure est rendue au 8e tome…

Outlander: Ce qui rend l’écriture de madame Gabaldon originale, c’est l’humour sous-jacent, omniprésent. Toutes les descriptions de Claire ont un charme qui retient la lectrice.

  • « The other men also disarmed, as was suitable in the house of God, leaving an impressively bristling pile of lethality in the back pew.” (Outlander)
  • “Does it bother you that I’m not a virgin?” He hesitated a moment before answering. “Well, no,” he said slowly, “so long as it doesna bother you that I am.”

Et voici la situation contre-tendance: Claire, à 28 ans, infirmière déjà mariée transportée par magie de 1945 à 1743 en Écosse, va initier Jamie Fraser, 23 ans qui est… vierge. Et il y aura un tas de situations mêlant histoire et péripéties, où les talents d’infirmière de Claire sauvent des vies, y compris celle de Jamie.

Je dois admettre qu’avant de lire Outlander, je faisais partie des gens qui levaient le nez devant un statut de best-seller (c’est poche, c’est la publicité, c’est l’algorithme d’Amazon, etc.) Eh bien ce best-seller-ci est fort bien mérité.

Dans le 2e roman, l’histoire se déroule à deux voix, au passé et au présent de… 1967. Claire a une fille de 20 ans, l’enfant de Jamie. Celui-ci avait pressé Claire de retourner au XXe pour qu’elle poursuive sa grossesse. Il sait qu’autrement elle risque la mort. Et lui-même se prépare pour la bataille de Culloden dont il ne sortira pas vivant (qu’il pense!!!)

Dans Voyager, Claire retourne dans le passé à la recherche de son amoureux qui aurait survécu (je le voyais vraiment pas venir! :^p  )

Vingt ans on passé. Claire est veuve (donc OK pour re-galoper dans le passé), a fait des études de médecine (qui s’avéreront encore fort utiles).

Le passage qui m’a touchée au début du livre, c’est que Claire (48 ans) rencontre une femme de 29 ans au corps et au visage maganés par la vie. Claire constate que la jeune femme a perdu la moitié de ses dents, alors qu’elle, grâce aux soins de dentiste, a encore toutes les siennes…

C’est cette lucidité pratico-pratique qui frappe chez Diana Gabaldon, avec l’humour dont j’ai parlé plus tôt.  Un regard ironique toujours en finesse, qui s’efface poliment devant les scènes dramatiques hautes en couleurs.

Une lecture pour les longues soirées d’hiver, au coin du feu, avec une reconnaissance des avantages de notre époque.   

5- Mentions honorables

J’en parlerai sans doute dans un prochain article car ils valent une bonne préparation. Les fans abonnés à ma lettre vont recevoir avant tout le monde.

Jean Auel, Les enfants de la Terre (toute la série, j’en ai lu trois) suit Ayla, une femme préhistorique cro-magnon élevée par des Néandertaliens. J’ai accroché avec La Vallée des chevaux, à cause des détails de survie d’une jeune fille seule dans une nature hostile.

Gil Adamson, The Outlander (2007) un western canadien qui vaut le détour. Autour de 1900, une jeune femme fuit, des chiens à ses trousses…

Robert J. Sawyer, La trilogie The Quintaglio Ascension: Far-Seer, Fossil Hunter, Foreigner. Attachez vos tuques, on a des dinosaures médiévaux transplantés sur une planète! Sawyer reconstitue en parallèle les grandes  étapes des découvertes scientifiques qui ont fait avancer l’humanité, avec un découvreur qui bouscule les traditions. À lire pour la gestion des instincts territoriaux de ces mini-tyrannosaures qui compliquent les relations sociales!

Plus d’info sur le site de Rob: sfwriter.com (ça prend un auteur astucieux et ratoureux pour acheter ce nom de domaine!)

 

Dans la patrie de Jules-Verne

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Le Festival des Utopiales de Nantes m’a invitée à célébrer les visions de la science-fiction. C’est une heureuse coïncidence car mon premier space opéra se déroulait à bord d’un vaisseau baptisé le Jules-Verne, en hommage au célèbre visionnaire originaire de cette ville.

Tout en préparant la sortie de deux courts livres cet automne (surprise!), j’apporterai mon humour et ma créativité pour célébrer la diversité de la science-fiction en français. Je participerai à trois tables rondes et d’autres rencontres, et mes livres seront en montre dans la librairie du festival.

Le Festival International de Science-fiction de Nantes réunit le monde de la prospective, des technologies nouvelles et de l’imaginaire,  du 29 octobre au 3 novembre prochain à la Cité Universitaire de Nantes.

Les Utopiales se comparent à un formidable chaudron où bouillonnent de nombreuses idées. Tables rondes, expositions, conférences fourniront autant d’occasions aux scientifiques, auteurs et artistes de partager leurs visions de la SF.

Et comme les Utopiales comportent aussi un volet BD,  je vais être gâtée!

L'auteure courant faire signer ses albums de BD par d'autres auteur-e-s!

 

Je ne peux qu’apprécier cette convergence, possédant une formation académique en géographie et génie de l’environnement. Je me livre parfois à la vulgarisation scientifique illustrée dans ce blogue de la Savante folle. (Je dis « parfois » car je prends du temps pour vérifier mes sources, écarter les puits empoisonnés et verser à mes lecteurs une eau aussi fraîche que possible.)

Le festival me permettra de nouer et renouer des contacts fructueux avec des auteur-e-s qui savent écrire pour les jeunes avec talent et doigté comme Danielle Martinigol et Paolo Bacigalupi.

Ci joint une photo de 2009, lors de la remise des prix Auroras à Montréal, avec Danielle Martinigol, son mari à gauche et la savante folle en rouge à droite.

 

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Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

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Le Laframboise nouveau est arrivé!

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Mon 17e roman arrive sur les tablettes le 24 février, juste à temps pour le Salon de l’Outaouais.

Julien, surnommé le Pissenlit par la bande des Scorpions qui font la pluie et le beau temps à son école secondaire, n’a pas la vie facile, malgré l’amitié des jumelles Sophie et Amélie.

Un matin, il ramasse un gant solitaire sur le trottoir enneigé. En l’enfilant, il ressent une confiance nouvelle… et une ambition digne de celle de Jules-César. Les Scorpions (Octave, Léo et Ludovic) et le populaire Marc-Antoine n’ont qu’à bien se tenir!

Intimidation, ambition, popularité, pouvoir, amitié, rédemption se donnent rendez-vous dans Le gant (chez Vents d’Ouest), qui explore les racines de la corruption.

La couverture, qui s’inspire d’un thème gréco-romain, est de Laurine Spehner: on remarquera les tons dominants d’or et de violet-pourpre.

***

Pour la première fois depuis 15 ans, je manque le salon de l’Outaouais, mais je compte me reprendre l,an prochain.  Je serai cependant présente au Salon de Québec 2016!

La raison de mon absence du SLO est une rencontre d’auteurs de science-fiction et fantastique en Oregon, du 27 février au 6 mars prochain. Cette rencontre aura été précédée d’un exercice soutenu d’écriture. Pendant 6 semaines, il fallait créer en 6 jours une nouvelle littéraire, sur un thème et avec un genre imposé!

Jusqu’à présent j’ai pu maintenir ma production de bande-dessinée ET mon écriture, ET mon entrainement en vue de mon premier marathon. Cette semaine, un vilain rhuBe a réduit mon temps libre.

Congé de BD !

RhuBe

Un salon de Toronto à l’ombre de Champlain

Et dont j’ai eu la joie de créer l’illustration de l’affiche que voici, célébrant 400 ans de présence francophone en Ontario.

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Une meilleure résolution viendra plus tard.

Mes grandes joies lors de ce salon du livre.

Mercredi soir j’ai assisté à une pièce de théâtre par le Théâtre français de Toronto grâce à Guy Mignault qui connaissait le chemin! Ca faisait des années que je me promettais d’y aller. La pièce, Un neurinome sur une balançoire, est écrite et interprétée par Alain Doom. Un long et parfois confus voyage vers la guérison, physique et spirituelle. Avec de l’humour, et une mise en scène binaire que mon œil d’artiste à apprécié.

Une autre joie est de retrouver Doreen,  98 ans, une habituée du Cora au déjeuner, pour une 4e année consécutive. Elle se souvient de moi et à complété sa collection de signets.

Ma troisième joie, ce soir, a été de participer aux lectures littéraires. J’y ai lu un extrait de mon 16e roman de science-fiction, dans l’univers dystopique des clowns vengeurs. L’humour était au rendez-vous. Merci à Paul Savoie de m’avoir inclue.

Et de rencontrer, en plus de tous mes consoeurs/frères d’écriture ( clin d’œil à ma bonne marraine-fée ici), une personne qui a toujours été une voix: Zachary Richard! Il a lu de ses poèmes très « punchés ».

Et un collègue de BD m’a donné une idée pour un prochain gag des tables de dédicaces!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 72

Ma pile de livres à lire...

Ma pile à lire, à côté de mon bureau en date de ce matin. J’ai fini la revue Planches, mais plusieurs magazines attendent que je les déballe! En-dessous, le truc avec plein de papiers jaune est The Algal Bowl, Overfertilisation of the World’s Freswaters  and Estuaries, que je consulte souvent.

Pile de livresLe reste de ma pile à lire, il y a une deuxième rangée en arrière… Je n’utilise pas souvent le fauteuil de lecture à côté, vu que (1) le fauteuil est souvent caché sous le linge jeté dessus et (2) je lis partout ailleurs (dans les marches de l’escalier, sur le patio, debout près du comptoir de la cuisine…) 

Où se cache le reste de ma pile à lire!

Il faut donc développer un triage. Je donne une chance aux romans, si au bout de vingt pages (ou 80 pages et plus si c’est le roman offert en cadeau, ou signé par un-e amie), l’histoire ne m’accroche pas, ou je vois dans quelle direction le récit s’engage et ce chemin ne m’intéresse pas (y a une limite au masochisme!) j’arrête ma lecture.

C’est difficile de dire à des amis écrivains qu’on ne vivra pas assez longtemps pour lire tous leurs livres… Mais c’est pour moi important de goûter à tous les plats littéraires!

Pause estivale

Lectures de vacances sur hamac. Technique en noir et blanc

Mes vacances parfaites sur un hamac avec des livres et du temps! Notez la cabane à oiseaux (vide) dans le sapin.  Mes jumelles 15×70 sont à l’affût des volatiles passagers. Beaucoup de livres: j’ai peu écrit (mon 18e roman attend encore sa conclusion), mais fait un festin de lectures! Le nord de l’Ontario nous a gâtés: nuit étoilées, étoiles filantes, aurore boréale hier soir…

J’ai réalisé un premier croquis du hamac au crayon de plomb, puis pour être certaine, j’ai pris une photo du sapin en question (mais pas avec le même angle, aaah!) J’ai beaucoup de mal à dessiner des arbres, aussi ce seul dessin a pris le même temps que produire une page de BD complète!

Pour voir une belle étude graphique des végétaux en forêt, je vous recommande chaudement la lecture de Rivière d’ombre, une BD de mon talentueux confrère Yvon Roy (à venir bientôt). Fougères, sapins, bouleaux y sont caressés par une plume délicate, en pur noir et blanc. Les personnages et l’histoire valent aussi le déplacement, bien sûr, mais c’est à la patience dans les petits détails que se révèle l’artiste.

Les livres que j’ai lus (et que je laisse dans le chalet loué, c’est un système d’échange informel):

Carl Hiaasen – Paradise Screwed – Une série d’articles satiriques que cet auteur a commis dans le Herald Times de Miami entre 1985 et 2000. Hilarant mais un peu triste quand la côté naturelle de la Floride disparaît peu à peu sous le pic des développeurs qui ont les politiciens dans leur poche.  Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 69

Le plaisir de se plonger dans nos lectures d'été! Texte et dessins par Michèle Laframboise

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Bonnes lectures d’été à tous mes fans!

Et je rappelle qu’il faut bien vérifier la profondeur (et la salubrité) de l’eau AVANT de plonger!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 42

Confrère enthousiaste

Ce voisinage de tables de dédicace s’est vraiment déroulé tel que dessiné (sauf la dernière case). Le monsieur a répété son boniment avec tellement de persévérance que je l’ai rédigé de mémoire le soir suivant! Lire la suite

Le petit Suprématie illustré – 4

Suprématie

C’est la fin de la route pour le Harfang!
Attention: SPOOOOOILERS!

*

Rappel des épisodes précédents:

partie 3,

partie 2,

partie 1

Le Harfang parvient  à rattraper   la cour à scrappe volante, la Flotte Oubliée. Une fois sur place, on fait main basse sur la matière étrange, non sans quelques distractions.

Le Harfang se sert joyeusement dans la cour à scrap oubliée!

Enfin, grâce aux efforts de Hillar « mettez d’la matière étrange dans vot’moteur » Kerkovius, le Harfang est bien protégé par la matière étrange, tout remis à neuf!

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

La veille, l’équipage se réunit sur Ashita, une planète océanique, pour contempler le coucher de soleil.

Coucher de Soleil sur la baie d'Ashita

Pendant le party, quelques apparations errent.

Apparition au party

Le jour J, on approche du système de Canterna ! Tout le monde est sur un pied,  un tentacule, une patte d’alerte.

Enfin… ceux qui n’ont pas trop fêté la veille!

Maudite Boisson

Quelques apparitions errent dans le vaisseau. Lynga interroge Mnémosyne et comprend qu’il s’agit d’apparitions d’univers divergents! Ici, une apparition de l’univers de Vrélanik!

Apparition rochonienne

Bref, à l’attaque!

Canterna est *très* bien défendue par une flotte d’expérience! Ça prend quelques itérations (combien? réponse dans une prochaine image)  pour que le Harfang déjoue tous les pièges, y compris les Schwartzchilds portables semés sur le chemin.

Canterna est bien défendue par la flotte Suprémate!Yé, un autre mot allemand !

Infos sur le rayon de Schwartzchild ici et le trous noirs de Schwartzchild . (Non, c’est pas la même chose!)

Malgré des odes impossibles (calque de l’anglais), et grâce à son incroyable accélération, le Harfang  parvient à percer le blocus…

De l'action, de l'action, de l'action!

Et à larguer ses 50 bombes « Special Strange Matter Mix » sur Canterna.

Le Harfang largue 50 bombes "Special Strange Matter Mix" sur Canterna

Un soleil impossible s’allume sur le pôle nord de Canterna…

Malgré l’imminence de la destruction, les dirigeants suprémates croient davantage leurs filtres de réalité que leurs sens! (Ce qui nous rappelle quelqu’un au Canada…)

Les filtres de réalité des dirigeants de Canterna restent en place

Au fait,  où est passé le capitaine?

Ben oui, Alcaïno avait gardé la nostalgie de ses chers alpages, que voulez-vous…

Alcaïno retrouve au dernier moment ses doux alpages.

Le Harfang et son équipage s’enfuient dans la trame, non sans quelques remords.

Explosion de Canterna et fuite du Harfang

FIN

(bouhouhouuuuu, c’est finiiiii !)

*

Ont participé (bien malgré eux!) à cette parodie

Les deux moitiés de McAllister, déguisés en officiers du Harfang lors du Boréal 1997Laurent McAllister (les deux moitiés photographiées en 1997 alors que Suprématie n’était encore qu’une ébauche nuageuse dans leurs têtes)

Elisabeth Vonarburg en SuprémaîtresseÉlisabeth Vonarburg (lors du même congrès Boréal, c’était aussi le jour de son anniversaire!)

Ame damnée de la suprémaitresse!

Daniel Sernine, à la même époque

Normand Molhant et Colette en costumes de TyranaelNorman Molhant et Colette (idem) en costume de Tyranaël

Kerkovius Refuse de collaborer Alain Bergeron (congrès Boréal spécial 20 ans de Chicoutimi), avec la savante folle ( à gauche)

Blaauw sourit innocent rareGilles Gagnon, mon mari et amateur de SF (photo prise lors d’un party quelconque)

Joyeuse ambiance à la Soutenable Légèreté, un bistrot de LierreLa gang du Congrès Boréal 1997 à Montréal… (moins un intrus)

Soyouz CollectifLa gang du Congrès Boréal Spécial 20 ans 1999 à Chicoutimi

Trois Parleux DikkiksLes Shingouz, empruntés aux Valérian et Laureline, de Mézières

Les Wookies, le Predator, une couple d’autres vedettes qui ont aussi fait un subtil caméo…

Les éditions Bragelonne pour avoir publié cette oeuvre

ET…

*

dans le rôle du Harfang

Un GROS

Merci

à

*

L’Opéra de Sydney qui a si bien joué ce rôle de composition!
(Photo par Cat Sparks)

AVANT

Opera House, par Cat Sparks (avec Peter Watts devant)

APRÈS

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

Le petit Suprématie illustré (3)

Rappel de l’épisode précédent:

Une attaque phordale vise l’intelligence du Harfang!

Mnemosyne Infectee a perdu la mémoire et se prend pour Hal 9000

En même temps (admirez la fine coordination) …

Les lougres suprémates attaquent le Harfang affaibli!

Et…

*

(Âmes sensibles, sautez la prochaine image)

*

Des nanobes exvulseurs vous changent le portrait!

Une victime des nanobes exvulseurs témoigne

Après avoir semé les nanobes et le virus phordal qui a infecté Mnémosyne, Pieter se sauve en lieu sûr (il pense!)

Pieter sur le point d'être expulsé

Et Alcaïno a un SGRO problème ! Dans la reconstitution de Stonehenge à bord du Harfang… le capitaine n’a que sa fidèle équerre pour se défendre!

Alcaino a un SGRO problème

Heureusement, les fidèles Rapunzels sont là!

Rapunzels posant devant Stonehenge

Enfin… Mnémosyne revient en ligne !

Mnemosyne Guérie

Après avoir démontré que ses voiles magnétiques ne servent pas juste à décorer, le Harfang ne fait qu’une bouchée (ou trois) des lougres  suprémates.

Le Harfang en pleine action!

Après cette triste affaire, le Soyouz du Harfang se réunit pour planifier une audacieuse attaque.

Soyouz Collectif

L’équipage discute du plan

Lynga et Miep discutent du plan

Même Mallia se rallie.

Mallia se rallie au plan

Après un peu de persuasion, le professeur Kerkovius finit par mettre de l’eau dans son vin et va collaborer avec les physiciens du Harfang.

Kerkovius se laisse fléchir et accepte d'aider le Harfang

Grâce à une invention de Kerkovius pour gagner de la vitesse, on accélère donc comme des malades afin de prélever de la matière étrange sur des nefs de la première Volkerwanderung.

Le Harfang fonce dans l'espace

À SUIVRE … ET À CONCLURE!

Le petit Suprématie illustré (2)

Konstantin « Je m’vengerai! » Alcaïno et des membres d’équipage descendent dans la ville creuse de Greuze, sur l’astéroïde des Cardeurs, les meilleurs collecteurs d’information de l’Amas. Ils ont très bien aménagé cet astéroïde, d’ailleurs.

La lune des Cardeurs avec la cité creuse de Greuze

Coup de chance! Une voyageuse du Vide déguisée en statue vivante, un vestige de la première Völkerwanderung (y était temps que je mette un mot allemand dans cette histoire!) informe Alcaïno et Anders de la dernière adresse d’un savant fou qui les aidera dans leurs plans.

Une Voyageuse du vide

Mercenaire transcendental de Rhea

Le combat et la poursuite sont haletants! Enfin, Alcaïno en réchappe par la peau des dents (et grâce à son abonnement à vie chez RONA-Gadgets). Il repart, tandis que la ville de Greuse doit faire appel à Lebeau Vitres d’Auto pour faire réparer trois dômes cassés.
Mais la Suprématie n’est pas à court de plans!

Les Supremates Complotent dans l'ombre

Une autre démarche plus tard, le Harfang arrive sur la station de Liesse. On cherche Pieter Blaauw, un ancien ami d’Alcaïno, qu’il a connu à bord d’un Narrenschiff Suprémate (yé, un autre mot allemand!)

Des tables de ventes de mercenaires à Liesse

Notre capitaine se mêle incognito à la foule qui envahit les bars de Liesse pour le happy hour. L’ambiance de fête masque la présence d’un piège dont les mâchoires vont se refermer inéluctablement… ah, la-la…

Ambiance festive sur Liesse

Alcaino retrouve Pieter Blaauw, mais les deux sont attaqués avant de pouvoir quitter Liesse!

Attaque contre Alcaino sur Liesse

Enfin, on rentre avec Pieter et le chasseur Sgro, qui impressionne tout le monde avec les 34 espèces différentes intégrées dans sa biologie .

Le chasseur Sgro

Pieter Blaauw semble bien s’adapter à la vie à bord…

Blaauw sourit innocent rare

Mais dans ses quartiers, il se livre à de curieuses activités.

Pieter cachant des capsules de Nanobes

On va chercher enfin le savant fou sur Vestarg, dans le système de Baboushka. Ce sont les Dikkiks qui s’en chargent.

Les Dikkiks se perdent dans le dédale

Ils sont surveillés par une navette de Rapunzels

Navette de Rpunzels

Mais il y a une grosse bavure, et les Dikkiks sont furieux contre les Rapunzels.

Trois Parleux Dikkiks

Inutile de dire que Kerkovius, arraché à sa paisible retraite, est très, très fâché!

Kerkovius Refuse de collaborer

À  peine le Harfang s’est-il arraché à la gravité de Vestarg que… Oh non!

Mnemosyne Infectee

À SUIVRE…

(nous sommes rendus à la page 478)

Le petit Suprématie illustré (1)

J’ai tellement aimé ce livre de Laurent McAllister, que j’en ai fait

1) une série de haikus : sur mon blog de Goodreads.

2) un photo-roman. Que voici:

Attention: SPOOOILERS (mais pas trop quand même) !

*******SUPRÉMATIE *******

Le Harfang fonce dans l’espace glacial… avec quelques ennuis mécaniques!

Le Douck fonce dans l'espace comme un fantome

Quand une délégation d’artissss de la Ville D’Art vient à bord implorer leur aide!

Le capitaine du Harfang recoit les artistes

Plus tard, le Harfang ne fait que quelques bouchées d’une flotte Suprémate sans imagination et libère les artisssss.

Entretemps, la sublime planète Dorada est assiégée par les Suprémates. On ne les voit pas: sont trop petits à l’échelle! Maudites nanotechnologies!

Dorada assige par les Supremates (on les voit pas, sont p'tits!)

Et, parlant de nanotechnologies, voici un scoop pris au sein même de Canterna, le siège de la Suprématie dans l’Amas:

Comment fonctionnent les filtres

Et, pendant que les artistes font la fête à l’équipage du Harfang…

Lynga avec un artiste non identifié

Coup de Jarnac! Le meilleur ami d’Alcaino capturé sur Dorada, Pieter est converti à la Suprématie avec un verre d’eau, une chaine stéréo, un écran 3D à hautedéfinition, un super gâteau choco double fudge !

Conversion suprémate

Pour atteindre Alcaïno, les Suprémates recourent à leur arme de destruction massive pour éradiquer les artistes!

*

Âmes sensibles s’abstenir de regarder la photo suivante

*

Artist Destroyer

Il  s’ensuit la destruction  spectaculaire de la Ville d’Art ! Les habitants prennent ça très cool…

Les habitants de la Ville d'Art, orbitat Baba-cool

Cliché de l’explosion finale, pris par un vaisseau Suprémate.

VilledartBOUM

Sur ce, Alcaïno jure que les choses n’en resteront pas là (sinon, ça ferait un roman de 200 pages pis y en a 660 !)

À SUIVRE…

Toute ressemblance avec des participants à divers congrès Boréal ne peut être attribuée au seul hasard…