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tournée d’auteure

La bibitte de Life…

L'affiche du film

Pour les amis qui n’ont pas vu  ce chef-d’oeuvre aussi symbolique que science fictionnel, Life raconte la découverte d’une vie nouvelle apportée de Mars, par des scientifiques en orbite. Au début, tout le monde est émerveillé par cette petite créature charmante qu’ils assistent, nourrissent, protègent…

(  petit     moment        AAAAAAAAAwww    )

La suite du film est une splendide illustration de l’expression « mordre la main qui nous nourrit ».

La bibitte dont chaque cellule contient un bout de cerveau, un nerf et un muscle (ce qui aurait dû déjà inquiéter nos optimistes) grossit comme une entreprise tentaculaire en se nourrissant de ceux qui l’ont nourrie.

Nuff said, comme disent les anglos.

Le film Life, horreur sanguinolente à part, présente un parallélisme stupéfiant avec le capitalisme débridé qu’on observe à tous les niveaux, des lieux de pouvoir, des entreprises, des groupes d’influence, des médias…

 

1- Offrir des conditions gagnantes

Au début, on rassemble les conditions gagnantes pour la petite créature, si fragile qu’un souffle de froid peut la tuer.

Des entreprises fondées par des gens visionnaires reçoivent de nombreux avantages de la part du gouvernement. Fond de démarrage pour les « Jeunes pousses« , subventions, les aident à déployer leurs ailes pour prendre leur envol, et c’est fort bien ma foi.

En grandissant, l’entreprise crée des emplois, produit des échanges fructueux, apporte un souffle frais.

Puis la bibitte, euh, l’entreprise croît, et croit encore. Elle gagne en poids et en valeur… Jusque-là, tout est beau et on applaudit.

Intervient une mutation : en grossissant comme la bibitte du film, la corporation et ses gestionnaires deviennent plus ambitieux, testent les limites de la concurrence. Il en faut plus, toujours plus, sinon la compétition nous dépasse. Le stress écologique augmente! Donc:

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(Mon entreprise, dans quelques années)

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2- Écraser la concurrence

À cette étape, l’entreprise a gagné le statut de fleuron ou de banque « too big to fail« . Elle a éliminé les concurrents directs, obéissant à son impératif biologique.

La bibitte, euh, l’entreprise commence à délocaliser les gens qui ont fait sa force, à resserrer les profits pour la courbe du graphique continue de monter. Elle — en fait, les membres du conseil d’administration–  découvre les plaisirs de l’évasion fiscale et de la comptabilité « créative », cet adjectif étant une insulte aux créatifs!

Et les gens favorisés par les retombées — assez fiers du chemin parcouru pour en parler dans les universités et les écoles — voient d’un mauvais œil toutes les personnes qui deviennent une autre forme de concurrence à leurs gains, en accaparant des ressources du gouvernement : les ouvriers-ères, les chômeur/euses, les pauvres, les gens souffrant de misère mentale, les handicapés, les défenseurs de  l’environnement, etc.

Bref, il faut couper aux pauvres l’accès à la prospérité. (Ça reflète la scène du film avec les réacteurs allumés pour repousser la créature et l’empêcher de pénétrer dans le milieu accueillant de la station…)

Les favorisés financent donc des instituts-bidons aux noms évocateurs pour influencer les décisions politiques en leur faveur. Souhait qui peut se résumer à : moins d’État pour les pauvres, moins d’impôts pour les très riches (et surtout plus d’aide de l’État pour les riches, itou).

Libérés de tout souci pécunier, des centaines d’universitaires brillants poursuivent un travail de sape des protections sociales. Ils enchaînent peu à peu leurs concitoyens dans une cage mentale tout en se gargarisant du mot liberté.

La cage mentale a des barreaux de mots pesés et choisis, des mots-guerre qui dénigrent et détruisent la concurrence dont je parle plus haut, la concurrent des simple gens.

Et l’arme la plus redoutable est cette construction du discours à deux vitesses, à deux paliers, qui propage la haine des pauvres envers… les à-peine-plus-pauvres qu’eux, mais coupables de recevoir de l’aide de l’État honni.

« on déteste d’autant plus les assistés sociaux « parasites » qu’on est à peine plus « riche » qu’eux et qu’on est soi-même en lutte pour sa survie. »
– Stéphane Stapinsky:
Une nouvelle guerre contre les pauvres

Puis les médias suivent.

 

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3 – Semer la zizanie

Parasites.

Profiteurs.

BS.*

Des mots-guerre naissent sur les lèvres.  La morale religieuse s’en mêle, on distingue les pauvres méritants et les mauvais pauvres. Les médias attisent la haine contre ces « profiteurs » (un autre mot-guerre).

Encore une fois, l’argent parle fort, à tue-tête.

Et parfois à tue-monde.

Les pires expressions de haine et parfois des actes violents proviennent de gens eux-mêmes très pauvres, nourris depuis des années de la rhétorique du mauvais pauvre.  Les pauvres et presque pauvres se retournent contre plus pauvres qu’eux, pendant qu’au sommet de la pyramide sociale, des gens bien éduqués continuent d’engranger et de planifier les évasions fiscales.

« Riche » est un mot-valise qui pour moi désigne des citoyens qui :

  • Contrôlent leur environnement personnel (possessions, manoirs, soins de santé, voiture, voyages, etc.)
  • ET leur environnement social (baisses d’impôts, assouplissement des règles en leur faveur, abris fiscaux etc.)
  • Siègent au CA de très puissantes transnationales (des personnes morales qui jouissent souvent de plus de droits que les citoyens).

Les riches ne détestent pas les pauvres, au contraire!

Ils brillent d’ailleurs comme des joyaux dans les bals de charité que soulignent leurs fidèles médias. Ils ont besoin de gens sans recours pour continuer de spéculer sans encombre.

Parallèlement, ils coupent les communications (un autre élément du film) entre les politiciens et les « classes moyennes » ou « laborieuses », et entre les scientifiques (discrédités) et la population qui pourrait s’instruire à leur contact!

« …une société qui a plus d’exigences morales envers ses pauvres qu’envers ses élites est une société qui a de très sérieux problèmes. »
– Stéphane Stapinsky:
Une nouvelle guerre contre les pauvres ?

 

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4-  Croître sans limites

Forte de cette culture implantée pour forcer son acceptation sociale, la bibitte poursuit sa croissance.

Les États doivent se saigner à blanc pour combler son appétit grandissant. Surtout que le poids financier de la bibitte dépasse désormais celui de plusieurs pays de taille moyenne!

Le secours aux corporations prend tellement de formes que je ne pourrais les nommer toutes ici, mais disons que des commandes gouvernementales avec surcharge de 30% ne sont pas inconnues.

En cas de débâcle ? D’autres mécanismes généreux d’aide s’enclenchent.  Prêt sans intérêt (un milliard à Bombardier? Pas de problème! Augmenter l’aide aux démunis: pas question!)

Ici s’arrête la comparaison avec le film.

À quand, comment poser des limites à cette croissance aveugle? Faut-il attendre que la bibitte ait consommé toutes les ressources de la planète et soit obligée de tomber en dormance comme certains comptes en banque suisses?

 

L'état probable de la planète, quand les pétrolières cesseront de nier le réchauffement...

 

* BS: Le nom du programme sert à désigner les personnes qui y recourent et efface leur humanité.

 

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Fiction River 21

Couverture du Fiction River no 21 Avec mon nom sur la couverture!

Couverture du magazine Fiction River no 21, numéro dirigé par Kerrie L. Hugues, comportant ma nouvelle de SF pince-sans-rire Closing the Big Bang.  Collection dirigée par Dean Wesley Smith et Kristin Kathryn Rusch, qui a écrit un mot très gentil pour présenter mon histoire.

Courez vous le procurer en papier ou ebook sur Amazon.comAmazon Canada ou Kobo.

Exposer au Salon de Toronto

Pour la première fois, la savante folle avait son propre kiosque au Salon du livre de Toronto. Parce que mes distributeurs habituels, dont Prologue, avaient fait faux bond cette année, ne laissant que le RECF pour distribuer deux de mes livres. Plutôt que de me stresser pour une petite heure ou deux par jour, pour un seul livre, j’ai fait le saut et loué un espace.

J’ai donc convaincu l’excellent mari de me larguer un matin près de la bibliothèque de référence de Toronto qui accueille le Salon du livre. Et j’ai fait face pour la première fois aux joies des exposants qui ont une tonne de matériel à monter…

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Néanmoins, grâce au personnel de sécurité et aux organisateurs (entre autres, Jacques Charrette et Valéry Vlad) j’ai pu me rendre au deuxième étage sans encombre. Puis, ont suivi les joies du montage du stand, qui donne ceci: photo prise par une fan, le surlendemain.

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Mon roman de science fiction dystopique chez Porte-Bonheur, L’écologie d’Odi, finaliste au prix Christine Dumitriu Van Saanen, y figure en évidence! La savante folle y porte les lunettes steampunk achetées au festival des Utopiales de Nantes*. Lire la suite

Un salon n’attend pas l’autre…

Une nomination inattendue!

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À peine revenue des Utopiales de Nantes, voila que je me précipite au salon du livre de Montréal. Et que tombe cette belle nouvelle pour les Clowns vengeurs:

Le Salon du livre de Toronto a choisi les finalistes 2016 de son prix littéraire Christine-Dumitriu-van-Saanen, parmi dix-sept candidatures. Il s’agit de La Poulette grise de Marie Gingras (roman, Vents d’Ouest), L’écologie d’Odi de Michèle Laframboise (roman de la série Clowns vengeurs, Porte-Bonheur) et Pour l’amour de Dimitri de Didier Leclair (roman, David).

L’identité de l’oeuvre gagnante sera dévoilée lors de l’ouverture officielle du Salon du Livre de Toronto, le mercredi soir 30 novembre 2016, à la Bibliothèque de référence de Toronto, 789, rue Yonge, Toronto.

Où et quand trouver ma table au salon de Montréal?

cafezombietable

Cette année je suis bien placée!

L’écologie d’Odi – science fiction / dystopie 
13 ans +

Éditeur
Porte-Bonheur
Mercredi 16 novembre
9:00 à 12:00 = très tôt pour les zombies!
Stand 233
15:00 à 17:00
Stand 233
Jeudi 17 novembre
20:00 à 21:00
Stand 233Vendredi 18 novembre
9:00 à 10:00
Stand 233
GantCouvertureReduit
Le gant / suspense psychologique
12 ans +
Éditeur

Vents d’Ouest

Sessions de dédicaces

Mercredi 16 novembre
12:00 à 13:00
Stand 150Jeudi 17 novembre
18:30 à 19:30
Stand 150Vendredi 18 novembre
14:00 à 15:00
Stand 150

Ça n’arrête pas…

Dans deux semaines, arrivent côte à côte le Salon du livre de Toronto et la tombée des demandes de bourses de création littéraire en Ontario!
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Le Grand Bond en Arrière

Egos fragiles s’abstenir.

Désormais, c’est prouvé!

N’importe quel zozo assez riche peut accéder aux plus hautes charges d’un pays. Du moment qu’il est mâle et blanc. On ferme les yeux sur sa vulgarité, ses frasques, ses agressions verbales ou pas, son sexisme suintant… et son évasion fiscale!

À l’inverse, on démonise une femme déterminée qui a démontré la persévérance, l’expérience et une volonté de fer qui auraient été louables chez un homme.  Du caractère, ça lui en a pris pour survivre à trente ans de vie publique à se faire observer au microscope par les vipères qui comptent ses rides ou espionnent ses courriels. Ce n’est pas une violette timide comme moi qui aurait défriché ce chemin semé d’embûches.

Consécration ultime du double standard!

The Guardian, Illustration by Jasper Rietman.

Illustration by Jasper Rietman, The Guardian.

Barbara Kingsolver, une auteure que j’aime depuis longtemps fait un triste constat du double standard et de la misogynie qui a empoisonné le débat présidentiel. C’est pas un plafond de verre pour une femme, c’est un labyrinthe…  (illustration du Guardian).

Je réfère à ces articles qui expliquent pourquoi on n’aime pas les femmes qui réussissent, sauf… si elles se pètent la gueule, alors là, on les adore!  Lire la suite

Dans la patrie de Jules-Verne

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Le Festival des Utopiales de Nantes m’a invitée à célébrer les visions de la science-fiction. C’est une heureuse coïncidence car mon premier space opéra se déroulait à bord d’un vaisseau baptisé le Jules-Verne, en hommage au célèbre visionnaire originaire de cette ville.

Tout en préparant la sortie de deux courts livres cet automne (surprise!), j’apporterai mon humour et ma créativité pour célébrer la diversité de la science-fiction en français. Je participerai à trois tables rondes et d’autres rencontres, et mes livres seront en montre dans la librairie du festival.

Le Festival International de Science-fiction de Nantes réunit le monde de la prospective, des technologies nouvelles et de l’imaginaire,  du 29 octobre au 3 novembre prochain à la Cité Universitaire de Nantes.

Les Utopiales se comparent à un formidable chaudron où bouillonnent de nombreuses idées. Tables rondes, expositions, conférences fourniront autant d’occasions aux scientifiques, auteurs et artistes de partager leurs visions de la SF.

Et comme les Utopiales comportent aussi un volet BD,  je vais être gâtée!

L'auteure courant faire signer ses albums de BD par d'autres auteur-e-s!

 

Je ne peux qu’apprécier cette convergence, possédant une formation académique en géographie et génie de l’environnement. Je me livre parfois à la vulgarisation scientifique illustrée dans ce blogue de la Savante folle. (Je dis « parfois » car je prends du temps pour vérifier mes sources, écarter les puits empoisonnés et verser à mes lecteurs une eau aussi fraîche que possible.)

Le festival me permettra de nouer et renouer des contacts fructueux avec des auteur-e-s qui savent écrire pour les jeunes avec talent et doigté comme Danielle Martinigol et Paolo Bacigalupi.

Ci joint une photo de 2009, lors de la remise des prix Auroras à Montréal, avec Danielle Martinigol, son mari à gauche et la savante folle en rouge à droite.

 

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Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

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Il pleut…

 

Il pleut des contrats

…des contrats!

Que la savante folle signe et honore, d’où retard de production de gags sur ce blogue!

Merci!

Pour ces années qui roulent à toute allure ou qui coulent doucement, remplies d’émotions et de belles amitiés!

Ça vaut la peine de grimper au sommet

 

(Le 14 juillet la fête des Français… Et la mienne!)

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 96

Parfois on a des questions embêtantes dans les salons! la plus fréquente est "Où sont les toilettes?"

 

Je souhaite un bel été à tous les enseignant-e-s et leurs élèves qui ont fait escale à ma table! 

Et oui, c’est bien le numéro 96 de la série, car une distraction malencontreuse et quelques gags de course à pied sans rapport direct avec les tables de signatures m’ont fait passer le no 95 avant le 94!! 

Du débat vu comme un ballon

Du débat sur l'accès aux armes vu comme un ballon, qu'on relance, et relance... et qui retombe toujours

Vraiment tannée d’entendre cette phrase « Ça relance le débat sur… » au lendemain d’un énième massacre facilité par des armes de plus en plus puissantes, utilisées par des cerveaux de plus en plus faibles.

Quand la poussière retombe et que les morts sont enterrés, le ballon est retombé lui aussi, dans un buisson quelque part.

Et on continue de vendre des « bâtons de tonnerre » de plus en plus redoutables à des gens de plus en plus effrayés.

 

Grandeurs et misères de la table de décicace – 94

94 MarathonB.jpg

 

Ça m’a pris de l’obstination pour finir ce marathon, car je pensais abandonner dès le km 26. Finalement j’ai alterné marche et course douloureuse, ça changeait le mal de place! La colère faisait monter l’adrénaline et pendant une minute j’oubliais mes douleurs.

Les bénévoles ont été fantastiques mais le mauvais temps jouait contre les organisateurs. C’est dur d’arriver dans une place vide, avec tous les kiosques démontés.

Néanmoins, c’était mon premier marathon.

Le salon du livre de Sudbury suivait trois jours plus tard, ce qui me permet ce titre. Mes jambes se sont remises plus vite que sur la BD, mais les deux premiers jours on marche avec difficulté.

Le Salon de Sudbury a été un très bel événement qui m,a permis de revoir des confrères et consoeurs de talent!

 

 

 

Aurores Boréales

La suite des aventures de la marathonienne devra attendre car elle sera active au Congrès Boréal qui se tient cette année à Mont-Laurier, Québec. Je souligne le travail acharné des courageux organisateurs qui ont filmé une série de vidéos Youtube.

Le thème cette année: vers l’infini!!

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