Grandeurs et misères de la table de dédicace – 23

Quand un fan silencieux s'arrête longtemps à notre table, il n'est pas facile de garder sa contenance!

C’est ce fan qui vous visite le plus souvent. Celui qui ne dit rien! L’auteur doit se alors fier sur son « body-language » pour deviner ses pensées. Et il est facile de deviner celles de l’auteure de BD à sa table, alors que le fan pèse et soupèse ses oeuvres… La première version brouillon avait des phylactères de pensées/paroles. J’ai tout laissé tomber, sauf pour les braves témoins de la scène à la fin.

L’encre avait beaucoup « saigné » dans la feuille originale. J’avais encore du papier de mauvaise qualité. Ou bien j’expérimentais avec des plumes techniques qui ne convenaient pas pour unle genre de BD que je voulais réaliser.  La page, comme les autres, a été traitée et colorisées avec maga Studia 5.

Pour l’anecdote, la chose est évidente à plusieurs festival de BD et salons du livre. J’ai déjà eu le triste honneur d’avoir une séance de dédicaces qui se terminait bien avant celle de William Vance, le dessinateur de XIII. Je me disais: Bof! Pas de problème, au moins je ne signe pas en même temps. Comme quand je me suis retrouvée à signer à la même table que Moebius et Walthéry (Festival BD de Québec, en 1998 ou 2001, me souviens pus…)

Le premier brouillon de la couverture de Séances de signatures

Un croquis de ma couverture de Séances de signatures avec Rosinski et le toujours sympathique Walthéry. Bien de choses ont changé… Les bodyguards de Rosinski ont disparu de la couverture officielle. L’affaire qui roule devant ma table est un buisson de désert (comme on voit dans les westerns), qui a aussi disparu de la couverture finale.

Eh bien, croyez-le ou pas, mon public avide de Pianissimo s’est tari très vite. Une belle file s’allongeait, composée de fans qui attendaient la vedette… dont la séance commençait dans deux heures! Et même si j’aimais les séries d’espionnage-action comme XIII (Si l’intrigue et le souffle sont très, très bons, on peut pardonner les persos féminins clichés) mes rapports avec Vance se sont limités à dire « Pardon, Msieur Vance, mais… »  (il s’est appuyé par mégarde sur ma table en parlant à son groupe serré d’admirateurs, pliant un Pianissimo.) Il ne s’en est jamais aperçu. Quand je leur ai parlé, un des admirateurs s’est rendu compte qu’ils me tassaient et le groupe bien serré s’est éloigné, emportant ma chance de dire quelques mots au grand maître. J’étais pas mal timide à l’époque.

Ceci dit, je serai présente au prochain Salon du livre de Québec, et signerai sans doute quelques oeuvres sur place!

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