La médaille en chocolat

De plus en plus, les différences qui séparent les places de athlètes sont infimes. Jadis en secondes, puis en dixièmes de seconde, maintenant on compte les centièmes de seconde… à quand le millième?

Le dopage, c’est la grande tentation des athlètes qui ont donné beaucoup d’eux ou d’elles-mêmes pour souvent peu de reconnaissance. La loterie génétique en favorise quelques-uns. Et les matériaux hi-tech font le reste. Et malgré tout, il en manque parfois si peu pour monter sur le podium…

Avez-vous remarqué comme on oublie vite un athlète qui arrive en 2e, 3e ou 4e place (la médaille en chocolat, que j’appelle)? Dans ce conditions, et avec les nouvelles tehniques de dopage indétectables, la tentation est forte… Et quand le dieu du stade se fait pincer? L’opprobe s’abat sur ceux qui ont cédé à la tentation de tricher – ou cédé à leur entraineur!

Et les efforts des athlètes? Ou ceux qui ont un accident et ne peuvent finir? Nous en avons eu la triste expérience avec l’accident du jeune lugeur géorgien. J’espère qu’il n’y aura pas d’autre accident mortel aux Jeux.

J’entends les commentateurs depuis des semaines: le Canada devrait récolter 15 médailles, non 20, dont 5 en or…

Cette attitude de se « réserver » des médailles m’irrite, comme si cela nous était dû! Je rappelle que la majorité des  pays, avec peu de moyens, vont vivre l’idéal de participer sans gagner. Et les huit ou dix pays les plus, ahem! « développés », ceux qui peuvent comme nous trouver des millions pour l’entrainement des athlètes amateurs, se font les prognostics. (En passant, la Colombie Britannique a coupé son budget annuel des arts de 46  à… 3 millions)

Tous les athlètes ne gagneront pas, mais tout participeront. Déjà, c’est tout un travail pour être sélectionné aux Jeux…

À vous tous et toutes, athlètes dont la carrière risque parfois d’être courte, j’attribue, pour vos efforts, la médaille en chocolat noir à 65 % de cacao!

:^)

))))))))))))))

Référence olympique en science-fiction:

Les Olympiades truquées, de Joelle Wintrebert, Bifrost-Étoile vives, 1998
Un bon suspense qui montre le très lourd prix à payer pour atteindre le podium, quand le dopage est institutionnalisé!

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