Le Galaxies 61

Arrivé par la poste, sur les traces de l’autre…

Ce numéro 61 de Galaxies (nouvelle série) est arrivé cette semaine. Avec mon texte Tinkerbelles, dont le protagoniste ne vous laissera pas indifférent…

Autosuffisance alimentaire, déclin des abeilles, mini-robots, cerveaux augmentés, programmation génétique. Si nos paramètres génétiques limitent nos choix, peut-on encore brasser la cage mentale?

Pour vous le procurer en électronique ou papier, et découvrir les conteuses et conteurs d’histoires, et le dossier bien fouillé de Jean-Louis Trudel!

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50 ans pour se détacher du pétrole?

La manif à Mississauga a attiré entre 2-300 personnes

Ça fait 50 ans et plus –je compte depuis la publication du célèbre « Silent Spring » de Rachel Carson– que les pays « riches » ont été avertis des méfaits de la pollution de l’air par les gaz d’échappement des voitures et des autre machines. Or, voilà que des pontes de l’industrie nous disent que ça va prendre plus de 50 ans pour arrêter (et non dix ans comme le promet le Parti Vert)!

Même les animaux manifestent… dont ce mignon petit chien !

Hier le 27 septembre, je me suis déplacée dans ma ville pour manifester mon désir de changement devant l’hôtel de ville de Mississauga. (Non, la mairesse n’était pas présente.) Nous étions entre 200 et 300, bien loin des 500 000 marcheurs et marcheuses de Montréal avec Greta Thumberg (qui était très toute-seule avec sa pancarte, l’an dernier à même date!) Ça ne nous a pas empêchés d’être colorés et bruyants, et d’avoir des candidats de plusieurs partis politiques en même temps!

Hey, you!

Ça fait 50 ans et plus que l’industrie du combustible fossile a été interpellée par les scientifiques, les écologistes, les médias au sujet de la pollution. Ça fait plus de 50 ans que le smog tue des personnes vulnérables.

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Fièrement écolo… depuis 50 ans!

Quand ça fait 50 ans et plus qu’on dit aux pétrolières qu’elles polluent.

Quand voici 40 ans que les premiers rapports mentionnaient un probable réchauffement climatique. Et que la question tait prise au sérieux.

Quand les réfugiés climatiques rencontrent haine ou indifférence dans les pays riches…

Quand nos politiciens perroquets répètent économie, économie! sans plus comprendre ce les conséquences d’une croissance économique sans frein…

Ça fait presque 50 ans que j’ai pris conscience des méfaits de la pollution. J’ai participé à nombre de marches et de manifestations.

Quand mes actions individuelles ne font pas le poids contre les grands pollueurs… et cela inclut les développeurs immobiliers qui propagent l’étalement urbain!

Je marche dans ma ville à 12h pour donner un avenir soutenable à nos descendants!

La marche à Toronto,

Résultat de mon dernier test, malgré mes vaillants efforts de simple citoyenne-qui-recycle-composte-et-prend-l’autobus. Imaginez les entreprises minières et pétrolières…

Courir… vers le sub-zéro déchets!

Atteindre le sub-zéro déchets, possible? Oui!

En ramassant les trucs recyclables qui traînent à terre. Ce que je fais pendant les longs parcours de mon entrainement de marathon! Généralement, je ramasse assez de bouteilles de canettes et autre trucs recyclables pour plus que compenser le demi-kilos de déchets par semaine qu’on produit chez nous.

Oui mais, dites- vous, les parcs ont des bacs de recyclage. Justement…

Les joies de la course écolo!

Michèle, l'écologiste consommée, ramasse tout en courant des cannettes et des bouteilles de plastique.

Ici je pourrais écrire « fin ». Tout est bien qui finit bien… (Avertissement aux âmes écolo-sensibles, la scène qui va se dérouler vous fera de la peine. Si.)

Michèle frappe une déception. le bac est rempli de crottes de chien!
Michèle frappe une déception. Le bac de recyclage est rempli de crottes de chien, ce qui contamine les contenants propres.

La technologie évolue, mais lentement…

Ben oui, beaucoup de gens croient à tort que les crottes de chiens (et les pelures de banane) vont dans les bacs de recyclage. Oh que nenni! La technologie pour composter tout la matière organique fécale n’est pas encore au point. On a aussi tout un méga problème de surplus d’azote dans l’eau usée qui nuit à la qualité d’eau des lacs et rivières.

Les centre de tri ont un problème de contamination parce que les gens, même de bonne volonté, jettent des trucs au hasard. (Ils ont aussi un problème de communication avec les gens qui pensent que la science c’est comme le cinéma, ça va tout régler en vite!)

Une bonne nouvelle concernant les crottes de nos compagnons, on a disposé dans quelques parcs des « chutes » juste pour les crottes de chien, surmontées d’un distributeur de petits sacs (gratuit). Et c’est plus facile de composter avec des adjuvants le carbone et l’azote des crottes.

Pendant mon long parcours d’entraînement (30 kilomètres dimanche dernier), je traîne un sac de plastique avec moi parce que c’est dans mon bac personnel que je sais que le contenu est 100% propre et recyclable. Et le sac de plastique? Je les ramasse aussi à terre! La plupart des sacs s’envolent depuis la grosse épicerie près de chez nous.

Avis aux ami-es qui font du zéro déchets, on n’y est pas encore, mais ça s’en vient. C’est comme une asymptote. Chez nous, il reste malheureusement des gros meubles comme le lit, qui sortiront un jour de la maison. Mais toutes mes chaises de jardins, la moitié de mes bibliothèques et deux de mes tables de chevet ont été ramassées sur le bord de la rue!

Arrivés avec le facteur

Surprise! À peine de retour de vacance du nord de l’Ontario, deux nouveaux arrivages qui contiennent mes textes de SF!

Explorer l’espace? Terraformer la lune? Deux nouveaux recueils qui contiennent mes textes de SF! Fiction River Presents no 9 et Galaxies 60

Fiction River Presents: Space Travelers

Fiction River Presents no 9: Space Travelers. On devine qu’il s’agit des histoires de science-fiction… J’ai déjà lu la dernière, celle de Rob Jeschonek qui est bizarre autant qu’émouvante. Kristine K. Rusch a compilé ce thème, et choisi un de mes textes (Closing the Big Bang) déjà paru dans le magazine.

Et ils ont eu la gentillesse de mettre mon nom sur la couverture!

Pour vous le procurer: WMG Publishing, Fiction River Presents

Le dernier Galaxies: sur le thème « Terraformer la lune? » va bien avec mon chapeau.

Ce Galaxies explore, sous la direction de Jean-Pierre Laigle, explore la terraformation… de la Lune! Et justement, j’avais ce bon texte en plein dans le sujet. Découvrez « Pitch de vente aux Archétypes » dans Galaxies 60!

Je souligne La Terre est un autre jardin de mon confrère Jean-Louis Trudel (qui est un des premiers auteurs de SF que j’ai rencontrés en personne, et grâce à qui j’ai commencé à écrire de la SF!). Dans le numéro normal, La fille des couloirs de Sylvie Gagnère explore une humanité enfermée, l’intolérance et les migrations difficiles. Je recommande. Je n’ai pas encore lu les autres nouvelles mais ça promet..

Pour vous le procurer

Framboises de juillet

Je reçois une leçon de générosité chaque fois que je cueille les framboises qui poussent dans ma cour. Le framboisier ne demande rien, seulement du un coin de terre, un peu de soleil et de pluie.

Le framboisier vu d’en haut, montre quelques beaux fruits visibles. Or, si on s’accroupit et qu’on soulève la tige sans craindre les épines, on découvre sous les feuilles dix fois plus de fruits mûrs!

La générosité revient souvent parmi mes thèmes, et dans mes romans. Tout comme la gratitude. C’est ce que je nous souhaite le plus en ces temps de polarisation excessive; alors que je cueille et cueille des petits fruits que je laisse pousser dans l’arrière cour. Et j’en fais bénéficier mes voisins.

Gros plan de ces succulentes baies. On ne peut pas avoir un produit plus local que ça!

C’est la même chose quand vous vous arrêtez pour prendre du temps avec une personne, une seule, et découvrez sa richesse cachée! La musique de l’âme se laisse écouter pourvu qu’on fasse silence de nos préjugés.

(Et non, je ne réussis pas toujours mes confitures ou le silence de préjugés, mais je poursuis mes efforts dans cette excellente — et succulente– direction!)

Pour voir plus de photos de mon jardin, ma page Instagram

Une autre fois, je devrai vous parler des fleurs, surtout les humbles hémérocalles qui explosent au soleil en ce moment…

Plongez dans un été de SF avec dix beaux livres!

Plaisir de plonger dans des univers d’auteurs!

Plongez dans la SF cet été!

Pour la première fois, un de mes livres fera partie d’un offre collective de StoryBundle qui réunit dix livres! La version anglaise des Nuages de Phoenix, Clouds of Phoenix, fait partie de ce paquet-cadeau. Et… un autre Laframboise dans ce Fiction River Presents #9, lancé pour cette occasion!

Cette promotion collective réunit des auteurs de talent: outre Dean Wesley Smith, et Kristine Kathryn Rusch, Blaze Ward, Robert Jeschonek, Kristine Smith (pas la même que KKR!) Lindsay Buroker, Leigh Saunders et les collaborateurs des deux anthologies!
Clouds of Phoenix cover
A space travelers anthology

Le StoryBundle est une promotion collective, et un moyen d’entraide entre écrivains de science fiction. Je connais et lis régulièrement ces auteurs. (Je les ai presque tous rencontrés en personne.) Vous allez « tripper » sur Jeshonek, et je vais découvrir l’anthologie Grand Theft Starship. Quatre de ces titres sont exclusifs à ce paquet-cadeau!

(1) VOUS choisissez quel prix payer: à partir de 5$ (US) pour 4 livres, ou 15$ US pour les 10 livres électronique, disponibles dans le format que vous voulez! 

(2) VOUS décidez quel pourcentage ira aux auteurs!

(3) Enfin, VOUS pouvez donner 10% à Able Gamers, un organisme de charité qui procure de l’équipement spécialisé à des gens vivant avec des handicaps divers pour pouvoir jouer en ligne. (Par exemple, un joueur daltonien aura beaucoup de difficulté à voir ce qui se passe à l’écran.)

Comme toute bonne chose a une fin, cette fantastique promotion ne durera QUE trois semaines.

Même si vous ne lisez pas en anglais, partagez ce paquet-cadeau avec vos ami-es! Ce faisant, vous les aidez à découvrir de nouveaux auteurs! 

Michèle en train de lire à l'ombre d'u arbre
Je vous souhaite un bel été de lecture!

Des courses et des oiseaux

Michèle ENFIN! au fil d’arrivée! (Photo par Gilles Gagnon)

J’ai couru voici trois semaines lors du Marathon de Longueuil (dans le semi-marathon). 21.1 kilomètres, c’est long longtemps! Mon temps personnel a été de 2h 19 min 15 sec.

Ce qu’il y a de beau, c’est que je suis arrivées 40e sur 47 dans ma catégorie d’âges. Et c’est une très, très bonne nouvelle pour la santé globale des femmes. Très peu de femmes couraient passé la quarantaine, et maintenant, on a des catégories d’âges au-dessus de 70 ans!

Le corollaire, c’est que les résultats s’améliorent avec les années pour tout le monde. Le temps que j’ai réalisé m’aurait qualifiée pour le (semi-) marathon de Boston… en 2004! Aujourd’hui, ce temps est loin de suffire. 2h20 en demi ou 4h40 en marathon complet, c’est encore trop lent.

J’espère bien pouvoir le courir quand j’aurai 100 ans…

Michèle fière près du podium

La veille… Une course-observation d’oiseaux

Je ne savais pas que j’allais courir ce dimanche 19 mai! Alors, je me suis levée de bonne heure pour parcourir la base de plein air, et observer les oiseaux…

Courir dans cette forêt…

Chaque fois je me rends chez les beaux-parents à Longueuil, quand la température le permet, je pars courir très tôt dans le parc Michel-Chartrand. Le silence du petit matin est enchanteur.

Un pic (mineur ou chevelu) sur la clôture)
Un cardinal, perché sur la même barrière.
Un cardinal, perché sur la même clôture.
Bon, c’est pas un oiseau… Mais il se débrouille bien depuis que les promeneurs n’ont plus le droit de nourrir les cerfs du parc (pas bon pour leur estomac)
Magie du matin de brume, toujours au même parc
Une femelle cardinal qui cherche son copain…
Un bruant non identifié (familier? ) et un pic (mineur ou chevelu) La photo est très floue, car j’ai utilisé ma tablette en faible résolution…

En revenant, c’est là que j’ai vu tous les préparatifs et les courses d’enfants. Alors, ne faisant ni une ni deux, je me suis inscrite. Ce que j’ignorais, c’est que mon cousin-par-alliance de Québec Bruno, s’était inscrit lui aussi, pour le 42.2… On ne s’est pas croisés, malheureusement, dans la foule.

Lecture printanière

Magazine Data File

On Spec 109

Même si je rate régulièrement les dates de tombée des soumissions à On Spec, je ne peux que vous recommander cette revue canadienne publiée en Alberta.
Je nomme Diane Walton et Barb Galler-Smith, que j’ai eu la joie de rencontrer à des conventions canadiennes, mais beaucoup d’autres personnes se dévouent pour faire de ce magazine une réussite! J’ai lu d’une couverture à l’autre ce numéro 109.

Sinkhole par Al Onia, se déroule en Australie sur fond de désert, une météorite gourmande absorbe la matière, sans cesse, et l’histoire se promène entre les points de vue des scientifiques et d’Allan, un aborigène du centre culturel bâti près du rocher Uluru, qui a confiance en ses traditions spirituelles.

L’article de non fiction de Konstantine Kaoukakis To boldly go where no teacher has gone, donne un point de vue d’un prof d’anglais qui découvre que la fantasy et la SF intriguent, et fascinent des élèves qui autrement s’ennuieraient.

Mon histoire favorite, Joyhound, par Calder Hutchison, est un bijou de SF et d’humour noir en milieu mafieux, fédoras inclus. Imaginez un loup-garou qui émet des phéromones qui le rendent irrésistible, que ses proies, en proie à un ineffable bonheur, veulent se faire manger… et en plus, sa salive est un antidouleur. Sans doute pas le premier pour le concept, mais quel traitement sublime, quelle héroïne en teintes de gris! Et quid des mafiosos là-dedans? Lisez!

Une autre histoire, « Two from the Field, Two from the Mill », par Geoffrey Cole, qui aime beaucoup le hockey et ça parait! Imaginez qu’une nuit, tous les chiens s’élèvent vers le ciel t disparaissent, dans une « rapture ». Les chiens, ces êtres dévoués laissent un gros trou derrière eux, que même les chrétiens cherchent à combler. Une joueuse de hockey professionnel (on a un auteur visionnaire, là!) qui elle aussi a perdu son chien, doit gérer la situation dans sa petite ville avant que ça tourne au vinaigre. J’avais lu deux histoires de Cole, et j’apprécie son humour.  Le titre, que je n’avais pas compris, je pensais que c’était une expression de hockey comme un trio d’attaquants, est une citation biblique sur l’ascension (Mathieu 24, 36-42).

Les autres histoires, sont When they burned my bones, de Lee Chamney, dans laquelle des fantôme connaissent une après-vie difficile, mais c’est mieux que rien! Peur et zen, donc.

Spirits’ Price, de Van Aaron Hughes, fantasy, où on obtient ce qu’on veut avec un conte bien raconté qui plait aux esprits, mais à un terrible prix.

Death is a Blindfold, de Rati Methrota, une histoire de rencontre du deuxième type qui laisse aux témoins une impression durable. Or si personne ne les croit et que les ET ne reviennent jamais, à quoi bon s’obstiner? Cette auteure est interviewée dans ce numéro.

Deux entrevues complètent le numéro: Rati Methrota, née aux Indes et résidente de  Toronto, et René Martinez, l’auteur de la couverture, né à Cuba et résident de Toronto, qui produit des illustrations colorées dignes de Gaudi.

Le prologue par Brent Jans, l’organisateur de Pure Speculation vaut le détour: « Everyone deserves to be Conned. Brent réalise que son événement, qui roule très bien, manque de diversité. Il va y remédier, quitte à sauter une année. La meilleure phrase:

« I struggled with the idea that I was somehow to blame in an SF culture that could somehow accept aliens and elves, but passively and actively made it unsafe for women, people of colour. LGBTQ2S, our Indigenous population –basically, anyone who wasn’t me.« 

On n’a pas souvent le point de vue d’un organisateur, et de ses efforts pour rendre son événement accessible (comme les interprètes aux Utopiales de Nantes qui ont des interprètes en langage des signes, et les deux premières rangées de sièges réservées aux personnes sourdes.)
En changeant de local et coupant le prix d’entrée, Brent a rendu le festival accessible en chaise roulante, et pour beaucoup de fans à faible revenus. Et non, il ne s’est pas mis dans la dèche! Ce sont des pages très encourageantes à lire par les temps qui courent.

Pour les gourmands, le numéro On Spec #110, un numéro double, vient de sortir.

Les Autres au Boréal 2019

Encore une fois, le Congrès Boréal accueille les passionné-e-s de science-fiction francophone. Le thème est à la Rencontre de l’Autre, thème privilégié en SF.

L’Autre jeté loin, très loin…

On pense toute de suite aux extraterrestres ou aux vampires et autres créatures fantastiques qui peuplent nos écrans.

Mon premier réflexe était d’aller inventer un Autre extraterrestre aussi étrange que possible. J’avais poursuivi un bel effort de créer un Autre très éloigné, pour finalement s’en rapprocher. Une de mes races, les Zoens, ressemblent à de gros beignes sensibles à la gravité et capable de localiser les masses, mais pour lesquels les photons (la lumière) relève de la théorie. Une autre race, les Chaatyls (ceux germés de la terre) portaient des noms à coucher dehors, un autre bel effort…

Mais quand cet autre qu’on invente est trop éloigné, tant au physique, qu’en langage, concept, culture, genres, etc et qu’il ne reste rien de familier, il devient un élément d’intrigue plus qu’un vrai personnage. Comme les créatures de Blindsight, de Peter Watts, on subit l’effet de leur présence, sans pénétrer leur conscience.

(D’ailleurs, elles n’en ont pas. Depuis quand est-ce qu’on a besoin de conscience pour réussir dans la vie biologique? Les virus n’en ont vraiment pas besoin pour nous mettre à terre! Peter Watts est un biologiste marin, donc il connaît un peu le sujet.)

L’Autre, plus près de nous qu’on croit…

Pourtant, l’Autre en science fiction, représente aussi les humains eux-même, séparés par mille différences. Des différences morales, mentales, culturelles, religieuses et … politiques.

Alors qu’en Ontario nous avons un « Baron Harkonnen » arrivé au pouvoir (et qui a l’air bien parti pour transformer la province en réplique d’Arrakis), la frange de population qui soutient une conception simpliste, pour ne pas dire binaire du pouvoir politique me semble de plus en plus difficile à comprendre!

Et vice-versa. Quand le profit pur et simple dicte notre balance morale, comment comprendre une attitude de partage, d’entraide? Comment s’évader de la vitrine des bals de charité et du bénévolat-qui-donne-bonne-conscience, alors qu’on s’enrichit à même la pauvreté d’un grand nombre?

Pour revenir à la littérature, j’ai longtemps cherché, dans ma propre science-fiction, à inventer des systèmes politiques fonctionnels.

Le système des Jardiniers dans la série La Quête de Chaaas repose sur une méritocratie matinée d’autoritarisme, avec un bon mix d’écologie. Le jeune Chaaas (Chaa- la terre et -Haaas, le feu) vénère un Empereur qui en principe est élu aux mérite, dont le pointage est évalué par des machines en principe incorruptibles.

Parlant de machines… les autres AI?

Notre vie « sociale » dépend beaucoup des « machines pensantes » (cette autre allusion à Dune vous est gracieusement offerte par le GAFAM) et des algorithmes de plus en plus alambiqués. Dans mes univers, comme celui des Voyages du Jules-Verne, les IA sont très circonscrites.

À savoir si on s’en débarrasserait comme dans Dune, pas sûr… Mais j’envisage des humains augmentés comme les mentats de ce riche univers. Avec la miniaturisation qui se poursuit, notre soupe de neurones va pouvoir accueillir bien des petits adjoints! Serons-nous reconnaissables dans 50 ans?

De quelle façon traiterons-nous la réalité consensuelle, et s’il y en a plus qu’une? Comment s’articuleront nos choix et notre balance morale? Affaire à suivre.

Perso, j’ai hâte que ces petits adjoints glissés dans notre cerveau résorbent l’horrible maladie d’Alzheimer, qui fait que des personnes que j’aime partent un petite morceau à la fois…

La savante folle au congrès

Bon, tout ça pour annoncer deux participations au Congrès Boréal, le 40e congrès, qui se tiendra à Sherbrooke:

Samedi matin, 9h, conférence les Cultures reconstruites dans ma science-fiction, où je développerai un peu plus mes sources d’inspiration.

11 h à 12 h : table ronde avec les cinq auteurs finalistes du Prix des Horizons imaginaires, mon roman, La ruche, étant un des ces finalistes. Courez l’acheter ici ou ici , ou encore chez votre libraire indépendant !

Et bien entendu, ce blogue est une fois de plus finaliste pour les prix Boréal de fanédition. Merci à mes fans finis, mais allez voir les autres blogues avant de voter!

Ma page d’auteure Goodreads pour un coup d’oeil général.

Les beaux secrets de Las Vegas (1)

Oui, Las Vegas, cette ville qui a fleuri au milieu du désert grâce à des sources cachées (le nom Las Vegas veut dire The Meadows), a la réputation que vous connaissez! Pourtant, depuis les années 1990, la ville « du péché » se tourne de plus en plus vers les familles.

Las Vegas a une mairesse, Carolyn Goodman, depuis 2011! Celle-ci a succédé à son mari Oscar (décédé) et poursuit des politiques progressistes. Le transport en commun est bien développé, entre autres.

Une vue iconique de Las vegas! Face à la Fremont Experience

Une vue iconique de Las Vegas! Face à la Fremont Experience

J’y ai séjourné pour une rencontre motivante d’écrivains. Pourtant, j’y ai découvert d’autres aspects moins connus et très positifs.

Cette semaine, j’ouvre avec des murales. Celle-ci se trouve derrière le restaurant Vegenation, dont je parlerai bientôt.

Une murale qui anime un triste stationnement!

Une murale qui anime un triste stationnement! Près de la 6e avenue

Une autre murale colorée, entourant le même stationnement.

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Les endroits cachés:

Cette murale d’astronaute et de licorne n’est visible que depuis la ruelle!

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Une autre murale, commanditée par le bar.

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Les murales commanditées

Ci-dessous, une murale bien difficile à imiter! Les édifices de Las Vegas ont plusieurs murales géantes.

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Je ne les ai pas toutes mises. Il y en a des magnifiques sur le « Strip » mais je n’y résidais pas. Par contre, ce petit trompe-l’oeil nocturne est charmant!

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Cette magnifique murale a été maculée par un vandale (le sang rouge) mais on pourrait croire à un message sur la fragilité de la nature.

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Passons aux murales rebelles!

Surprise! Las Vegas c’est un endroit qui affiche des convictions sociales inattendues.

Corporate Welfare? Not a taker!

Corporate Welfare? Not a taker!

Cette jeune fille rose et rebelle semble tirer la langue à la police!

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(je n’ai aucune idée de l’usage de cette machine blanche, je soupçonne qu’il s’agit d’un éclairage d’urgence.)

Un très beau graffiti! On peut voir que le visage de la femme se poursuit sur l’asphalte, un signe que l’artiste a été pointilleux. Les autres graffiteurs ont d’ailleurs (pour la plupart) respecté cette image!

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Le voyageur. J’avais pris une seconde photo sans le poteau, mais la réflexion du soleil a nui et presque effacé ce portrait si humain.

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Enfin, un peu de science-fiction classique!

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Un moment de beauté

La dernière journée à Las Vegas, je suis tombée pile sur cette murale pleine de beauté et de sérénité.

La plus belle murale de Las Vegas, selon moi

La sirène

Et où se situe cette merveille? Ici, derrière cet établissement dont la figure de proue est… une autre sirène!

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Voilà c’est assez pour cette semaine! Si vous avez d’autres belles murales de Las Vegas, partagez-les dans le fil de commentaires.

Bonne journée internationale des femmes!

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Cette très belle image est sans doute une publicité de jeu, mais je trouve que Fear no Fate (j’avais lu Fear no Hate) est un message qui s’adresse à toutes!

 

Humour et amour font-ils bon ménage à la Saint-Valentin?

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Comme Noël, la Saint-Valentin est une fête difficile à vivre pour les esseulés qui souffrent.  Certaines personnes plus sages vivent en solitaire par choix, mais quand on souhaite partager ses joies…

Ils nous reste l’amour des livres, des univers dans lesquels on peut se plonger avec délices. Hélas, des tonnes de romans d’amour nous déboulent dessus, qui célèbrent des amants physiquement parfaits.

Mais… quid des moins mignons et moins minces? Et que dire de nos hivers rigoureux qui nous enfouit sous la neige, comme tout récemment chez nous?

Un amateur de fantasy qui n’a rien d’un elfe guerrier, enfermé hors de son auto et en retard pour son rendez-vous «aveugle» de St-Valentin. Trahi par son GPS, Nick se met en route dans la tempête.

Une femme de cœur qui n’a rien d’une princesse avec la cicatrice qui barre son visage, sent ses espoirs s’évaporer à mesure que la neige s’accumule. Puis, Dell doit quitter son poste pour secourir sa gentille propriétaire. 

Nick et Dell parviendront-ils à se rencontrer? 

Une courte romance d’hiver qui réchauffe le cœur, racontée avec humour et tendresse par Michèle Laframboise.

Valentin sous zéro

978-1-988339-62-7 (ebook)
978-1-988339-63-4 (imprimé)

La version anglaise, ici!