Archives mensuelles : février 2011

Impro BD au Bar à mots du Salon de L’Outaouais

Starring André St-Georges!

Impro BD du 26 février avec André St-Georges et la savante folle

Les deux premières bandes se sont vraiment passées comme cela, parce qu’on a joué dans le filage pour ouvrir les petites lampes sur les tables à dessin. C’est juste qu’il n’y a pas eu la grosse étincelle, mais André a bel et bien trouvé le powerbar avant moi!

André St-Georges nous a donné, en collaboration avec Sylvain Lemay, “Pour en finir avec Novembre” chez MG, une BD qui se passe au temps de la Crise d’octobre au Québec, et qui suit un groupe de gens en périphérie de cette crise.

L’impro BD a été organisée au Bar à Mots du Salon du livre de l’Outaouais  par Éric Péladeau (qu’on aperçoit en dernière image), directeur du Studio Premières Lignes, dont le logo orne le gilet d’André.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces -5

En attendant le Salon de l’Outaouais… Il arrive que je croise des confrères et consoeurs de classe et, parfois, la distance sociale est frappante.

La consoeur qui a du succès!

Cette histoire n’est pas arrivée telle quelle! Heurseusement, aucun de mes ami-e-s n’est affligé d’une mentalité aussi tristement matérialiste. *

Dans une récente conférence donnée lors d’un souper de l’AFAF, j’ai mentionné que construire son entreprise demande une bonne dose de créativité!

Pour certains médias, la valeur d’un artiste ou d’un écrivain est tout d’abord lié à son succès financier. Même des écrivains qui vivent très bien de leur art portent un jugement négatif sur les gens dont la productivité n’égale pas la leur. “Si tu ne réussis pas, c’est parce que tu ne t’es pas assez forcé-e!

Pour Dean Wesley Smith (un auteur américain très prolifique qui donne des conseils originaux aux jeunes auteurs, son site vaut le détour) : si tu ne vis pas de ton écriture, c’est peut-être parce que tu ne veux PAS vraiment écrire, et que tu te trouves des excuses pour ne pas écrire, etc…  Tiens, il faudrait une grosse discussion là-dessus.

DWS est très optimiste. Selon lui, les éditeurs cherchent toujours de nouvelles voix. Donc, si tu retravailles ton texte à mort, ça “rase” ou “émousse” ta voix créatrice, personnelle, originale. Ça m’est arrivé pour Ithuriel et pour cela, que son message résonne fort chez moi. Évidemment, DWS révise pour corriger les fautes d’ortograf ou les grosses bourdes, mais après, il ne réécrit que si son éditeur le demande. Et encore, quand le contrat est signé… :^)

Cette année, il s’est donné un défi d’écrire 100 nouvelles courtes pour 2011. Oui, cent!! Il est déja rendu à huit…. entre 2500 et 6000 mots chacune. Une chance qu’il répète souvent que chaque écrivain est unique et que ce qui marche pour l’un ne va pas marcher pour l’autre!

*

* Cette rencontre est arrivée, non dans un Salon du livre, mais lors de soupers professionnels à l’École Polytechnique. Je suis tellement bien “attiffée” qu’on me prend automatiquement pour une directrice d’entreprise florissante. J’avais l’air de la madame de cette BD… C’est quand on s’aperçoit que je suis une humble travailleuse autonome que les contacts éventuels déchantent.

La fête à Jules

C’est le 180e anniversaire de naissance de l’auteur et visionnaire Jules-Verne aujourd’hui!

l'auteur de 20 000 lieues sous les mers

Je raconte souvent son histoire aux jeunes. Il travaillait pour un notaire et écrivait dans ses temps libres les voyages auxquels il rêvait. Peu de gens savent à quel point Jules-Verne a trimé dur pour  faire publier ses romans, se voyant refuser 13 manuscrits avant que le 14e soit accepté!

Cet auteur de science-fiction (n’ayons pas peur des mots)  a écrit 65 romans, une vingtaine de nouvelles et trente pièces de théâtre.

Son seul regret fut que ses Voyages Extraordinaires, pour lesquels il faisait une recherche aussi sérieuse que les connaissances du temps le lui permettaient, n’étaient pas pris au sérieux dans le milieu littéraire. Il fut toujours considéré comme un écrivains “pour les enfants”. Pourtant, ses livres sont très loin du pop-corn littéraire qu’on passe aux jeunes!

Cet écrivain est un exemple de persévérance, car imaginez s’il s’était découragé à son premier refus… ou son second refus! Dans une réalité alternative, il serait devenu avocat ou notaire et nous n’aurions pas eu la joie de lire toutes ces histoires (et de voir les adaptations au cinéma!)

Jules-Verne n’a pas autant voyagé que ses personnages, mais il a pu voir les chutes du Niagara. Celles-ci lui ont sans doute inspiré son roman historique Famille-sans-nom (sur la révolte des patriotes de 1837). Ce roman fut, dans ma vie,  à l’origine d’une belle amitié qui débuta au collège Brébeuf et continue aujourd’hui….

Et aujourd’hui, Jules Verne poursuit ses voyages! Couverture des Voyages du Jules-Verne

Non seulement des sous-marins ont été baptisés Nautilus, mais un orbiteur spatial porte son nom. Le vaisseau dans lequel Armelle Clécy voyage a été appelé le Jules-Verne en hommage à cet auteur.

Et voici  l’entête spéciale de Google. Mignonne, non? Je l’ai sauvée pour vous!

entête du 8 février