Savante folle

La Terre est une balançoire

novembre 25, 2009 · Un commentaire

Terre

Ca fait 40 ans qu’on parle de “pollution“, d’écologie puis d’environnement.

Les changements climatiques sont devenus un débat commode et les plumes s’enflamment. “Grande messe écologiste”,  ”catastrophisme”, propagande”, campagne de peur”… les mots choisis par certains commentateurs sont indicatifs non pas d’une position sereine sur le sujet, mais d’un désir de se laver les mains de l’état de la planète et de passer “à autre chose”.

La position sceptique ou “négationniste” du climat est largement subventionnée par des grandes entreprises qui préfèrent rester les bras croisés. L’argument comme celui des taches solaires (pigé sur un site sceptique) n’est pas valide pour expliquer les variations (le soleil existe depuis 5 milliards d’années!), pas plus que celui de l’alignement des planètes, de l’atmosphère martienne, etc. Mais ces arguments servent quand des entreprises et leurs porte-paroles subventionnés veulent se dédouaner des impacts auxquels ils ont contribué.

C’est une raison commode de se laver les mains des problèmes climatiques et de refuser de participer à l’effort pour rendre la planète habitable, préserver sa biodiversité non seulement biologique, mais sociale.

Le fond du problème, c’est que PERSONNE, ni David Suzuki ni Al Gore, ni moi-même, ne DÉSIRE ce réchauffement climatique. Personne ne prie le Seigneur Jésus à chaque jour pour que la planète se dégrade davantage, avec les milieux naturels et habités qui y sont liés. Je ne VEUX pas de réchauffement climatique.

J’aimerais, tout comme les grandes entreprises pétrolières qui ont une peur bleue de payer leur part des pots cassés ou de mettre en marché des autos électriques avant l’épuisement du pétrole, rester les bras croisés.

Sauf que j’ai une formation en environnement qui m’empêche de rester silencieuse.  J’ai participé à une discussion sur les ressources pétrolières cet été.  Alors je prend deux heures de mon temps, non payé, pour rectifier quelques détails.

Terre1) “Climat et environnement sont indépendants”

Environnement et climat sont – hélas- très liés.

Le rayonnement renvoyé par un champ n’est pas le même que celui rendu par une forêt.

Un petit exemple proche de nous. Rien qu’en marchant dans Toronto, par une journée de canicule, on passe à travers une série de micro-climats qui ont un impact direct sur les plantes et les arbres qui essaient d’y survivre. Quand on passe des beaux quartiers ombragés de grands arbres aux édifices à condos, puis au béton du centreville. Et qui demeure dans les beaux quartiers avec des arbres? Les dirigeants sceptiques à la tête des entreprises.

Terre 2) “Pas besoin de rien faire, la technologie résout tout…”

Captage de carbone? Fort bien! J’approuve!

Ça fait au moins 40 ans que les pétrolières savent qu’elles polluent! Voir ce clip de l’émission Atome et Galaxie (1970, pollution par le mercure) Si ces entreprises, avec les cerveaux et les Instituts qu’elles paient, s’en étaient préoccupées, ça fait longtemps que les émissions “polluantes” (on ne parlait pas encore de gaz à effet de serre) auraient été réduites, et que les techniques de piégeage du carbone auraient été mises au point.

Et voila que les mêmes entreprises qui refuseraient tout impôt “vert”, toutes taxe sur le carbone, celles qui accusent les “groupes écolos” de profiter de subventions, tendent leur sébile aux gouvernements…

L’imagination ne se trouve pas qu’en territoire industriel. Je propose moi aussi des solutions technologiques pour limiter les dégâts, comme une “couverture polaire” pour augmenter l’albédo* des pôles et préserver le courant du Gulf Stream.

Les plus fortunés s’achètent une image “verte”, évoquant des progrès technologiques. Et quand ces technologies ne suffiront plus, quand les milieux de vie seront irrémédiablement déréglés, gageons que ces fortunés se construiront une arche comme dans le film 2012…

Terre 3)  Prenons l’argument _a contrario_.

Soit, il n’existe pas de réchauffement climatique. Restons-nous les bras croisés? Pour ne donner que quelques exemples.

Les terres humides disparaissent à un rythme effréné pour y implanter des banlieues (à Laval, Québec, il ne reste que 8% des terre humides d’origine) .

Noel 2004 a apporté un vilain cadeau aux populations de  l’Indonésie, des côtes du Sri Lanka et du sud de l’Inde, frappé par un Tsunami, les conséquences empirées par l’éradication des mangroves, ces plantes pleines de racines aériennes qui brisent les vagues, mais empêche l’accès aux belles plages.

Le désert gagne du terrain au Sahara.

Dans le grand Nord du Canada, (sans parler des trous béants des sables bitumineux, qui requièrent une grande quantité d’eau), le pergélisol fond. Ça ne nous concerne pas, dans les ville du sud. Mais pour le milieu nordique, c’est une mauvaise nouvelle. Pour les autochtones qui avaient construits leurs villages sur pilotis enfoncés dans le pergélisol, c’est une mauvaise nouvelle.

En Afrique, des entreprises minières ont déplacé des populations qui vivaient de l’agriculture pour y puiser les minerais, et les relocalisent dans un autre milieu. Les populations déplacées y subissent la pollution des déchets miniers, et les enfants, tentés par le profit facile, fouillent ces déchets a la recherche de diamants…

On assassine encore des paysans qui s’opposent à la destruction de la forêt amazonienne.

Les conséquences sur la biodiversité et sur la qualité de l’eau, de l’air et des sols sont préoccupantes. Mais déjà, les entreprises qui ont les moyens d’y remédier ne le feront que poussées par les gouvernements, ou par leurs clients.

Des camps de réfugiés,  climatiques ou politiques, il va en pousser…

Terre

4) “Les changements climatiques ne sont pas causés par l’action de l’homme “

Vous rappelez-vous de la balançoire à bascule qui a bercé (littéralement) notre enfance? Il s’agit d’une planche posée sur un socle, avec des poignées aux bouts.

Quand vous êtes assis au bout de la planche, vous exercez un plus grand moment de forces, votre poids a une grande importance. Et si vous êtes plus lourd que votre compagnon de jeu, vous vous placez plus vers le centre.

La  Terre est une grosse balançoire. Elle oscille doucement, entre le chaud, le froid, le sec, l’humide…

La planète subit ses propres changements, à la fois subtils et impressionnants.  Quand l’espèce humaine qui y a évolué à partir de quelques cellules,  sautillait près du centre de gravité de la balançoire, elle ne causait qu’une pression minime sur le milieu naturel et sa diversité biologique.

Mais notre espèce exerce une plus grande pression par la pollution, la destruction des habitats naturels et surpopulation. Nous sommes assis plus près des “bouts” de la balançoire: nos actions accentuent les oscillations de la planète.

Et qui va en payer le prix ultime?

Les plus pauvres, les moins informés, les moins éduqués, le paient déjà, parqués dans des bidonvilles ou des camp de réfugiés.  Incapable d’agir sur leur milieu.

Réchauffement climatique ou pas, la richesse matérielle continue de se concentrer entre quelques mains. Les très riches vont conserver leur train de vie, peu importe l’état de la planète. Ils accaparent déjà les meilleurs milieux de vie, et en interdisent l’accès aux moins privilégiés…*

Pas de planète, pas d’économie.

Ne nous inquiétons pas pour la Terre. La planète va survivre… avec ou sans vie. Comme un canot qui tangue un peu fort, la balançoire surchargée aux extrémités éjectera les humains par-dessus bord, avec une bonne partie de la biodiversité. Pour repartir à zéro. C’est arrivé avant.

Si on souhaite une planète habitable… pour tous, on ne peut plus se contenter de se laver les mains du problème, en rejetant l’eau sale après…

* Un exemple concret de l’accaparement des beaux milieux. À Dorval, un entrepreneur prospère s’est fait construire un superbe chateau de pierre blanche sur le bord de l’eau… avec des lions en marbre qui gardent l’entrée, des grilles en fer forgé, bref, un très bel édifice de 3-4 millions de $.

Par la suite, le ou les mêmes proprios ont fait adopter deux règlements pour contrer les curieux  qui allaient admirer le lac – et son superbe château, déjà protégé par une haute haie de cèdres – par la rue (une fin de rue ouverte sur l’eau, il n’en reste plus beaucoup à Dorval.) Interdiction de stationner d’abord, puis, interdiction de circuler en voiture si vous n’êtes pas un résident. Bon, on peut encore y aller à pied, mais pour combien de temps?

→ 1 commentaireCatégories : Science · Société

Des framboises en novembre

novembre 12, 2009 · Laisser un commentaire

P1060658FramboiseW

En attendant l’annonce des résultats pour les prix du Gouverneur Général, voici des belles images de framboises bien mûres… prise de mon jardin en novembre!

P1060661FramboisesArbreW

Ces framboisiers sont très résistants au froid; ils produisent leurs fruits entre août et… décembre!

→ Leave a CommentCatégories : Curiosités

Passage à Pénétang

novembre 10, 2009 · Laisser un commentaire

Brumes matinalesNappe de brume matinale de Pénétang… Ça a valu la peine d’arrêter sur le bord de la route!

Murale

Murale sur des silos au port de Pénétanguishene.

Je reviens d’une tournée à Pénétang et Barrie, ayant visité deux écoles de la commission scolaire publique francophone.

Ce fut un défi  stimulant de présenter mon univers de science-fiction à des élèves aussi jeunes que la première année, jusqu’aux préadolescents de la 8e!

Élèves avec des parties de la présentation sur la crème glacée littéraire.

Et les élèves de St-Joseph de Pénétang  me l’ont bien rendu. Un élève de 8e a particulièrement bien reproduit  la couverture de La quête de Chaaas!

Cartes de remerciements par les élèves

Une belle couverture par un élève de 7-8e

Les cartes, une par classe.

Plonger dans un lac de brume!

Merci encore au Conseil scolaire pour son accueil et à Brigitte pour l’organisation de mon séjour!

→ Leave a CommentCatégories : Événement
Tagué : , , ,

Images de Saskatoon

novembre 8, 2009 · Un commentaire

P1060589RiviereRochesPont Le bord rocheux de la rivière Saskatchewan.

Pour la tournée Lire à tous vents, j’ai eu la joie de découvrir la Saskatchewan, particulièrement Saskatoon et Prince-Albert. J’ai peu de photos de Prince-Albert sous la neige, mais j’y ai reçu un acceuil chaleureux de la part du personnel enseignant et des élèves.

La rivière Saskatchewan divise en deux la ville de Saskatoon, fondée  en 1882.

Le bord de la riviere Saskatchewan Réflexion de la rivière  en automne

Saskatoon vient du nom des baies rouges qui y poussaient. Sept ponts ont été construits pour la traverser. On en voit un au loin sur la photo. Lors de mon arrivée, j’ai eu la chance de visiter le musée Mendel qui comporte un beau mini-jardin botanique, et une galerie d’art (photos).

PlantesP1060518 PlantesMuseeW

J’ai été impressionnée par les peintures de James Henderson réalisées entre 1914 et 1930.

Henderson a peint les Indiens de la région, et a été surnommé Celui qui peint les vieux hommes (Wicite Owapi Wicasa: the man who paints the old men).

Galerie Mendel - portraits Portraits de chefs, d’anciens et de paysages de la galerie. Ces visages sont empreints de dignité.

Et, comme pour une rare fois j’avais tout mon temps, j’ai dessiné quelques visages. Le musée offre des petits sièges pliants pour les artistes ou étudiants. Voici un de mes efforts.

DreamerW

(Devinez lequel sur la murale du musée montrée au lien précédent…)

J’ai visité 6 écoles dans trois conseils scolaires différents. Quelques photos des visites en classe:

P1060592 MicheleNarutoHKelseyWeb Un dessin en 30 secondes à l’école Henry Kelsey, Saskatoon

 

 

P1060563 TechnologieHolyCrossWeb

Technologie salvatrice ! Le tableau intelligent permet de garder les dessins et les explication en mémoire! (école Holy Cross, de Prince-Albert)

Séance impromptue de signatures après la présentations Séance impromptue de signatures à l’École Sister O’Brien (Ann Gordon O’Brien, une femme qui se dévoua longtemps pour la cause des familles et pour l’éducation en Saskatchewan.  )

Les responsables de la tournée nous ont montré de très beaux édifices, comme l’hotel Bessborough.  Bessborough

En plus du musée Mendel, j’ai découvert de bons restaurants, et je n’ai jamais si bien mangé dans une tournée! J’ai goûté de nouveaux plats. Les liens donnent sur des recettes approximatives.

La salade de poires et de fromage bleu, aspergée de vinaigrette aux baies de Saskatoon est délicieuse, bien équilibrée. Aussi: à mon hôtel Sheraton (plus modeste, mais en face du “Bess”), le restaurant servait une lasagne au Ricotta et à la courge “Buttercup”. Le dessert, une tarte aux baies de Saskatoon (un gout entre les fraises et les cerises de terre).

Les restaurants valent le coup d’oeil, tel ce jardin intérieur aménagé dans un hôtel.  Jardin Interieur

→ 1 commentaireCatégories : Événement

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

octobre 14, 2009 · Laisser un commentaire

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

“L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants.”

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

→ Leave a CommentCatégories : Écriture
Tagué : ,

24-24

octobre 5, 2009 · Un commentaire

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

→ 1 commentaireCatégories : Événement
Tagué : , , ,

Moi, écrire de la S-F?

octobre 2, 2009 · Laisser un commentaire

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

→ Leave a CommentCatégories : Humour · Écriture
Tagué : ,

La Montréal Comic Con comme si vous y étiez!

septembre 23, 2009 · Un commentaire

La Montréal Comic-Con s’est déroulée les 19 et 20 septembre dernier à la place Bonaventure.

En arrivant, on se demande si l’événement se tient dans la gargantuesque salle d’expo qui recoit le Salon du livre de Montreal. Puis, on découvre le a-200, un espace en L qui contient la totalité de la comic-Con. Des stalles et des stalles de comic books bien tassés nous accueillent. Puis, je découvre ma table, un bel espace de 6 pieds (1m82) suffisant pour accueillir ma production.

Apercu de ma tableApercu de ma table

Présents: des artisans, marchands de figurines, amateurs de légo (leurs constructions sont impressionnantes, voir photos), artistes des maisons américaines de super-héros, artistes locaux, auteurs de BD… et deux auteurs de SF! Hé oui, Yves Meynard y testait les eaux avec son nouveau recueil de nouvelles, L’enfant des mondes assoupis (Alire). Heureuse surprise qui me permit un achat.

Les Legos à l'attaque!Les Legos AT-AT à l’attaque!

Aussi présents: Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault

Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault; on voit l’ambiance colorée de la Comic-Con. Salgood Sam, mon voisin de table dont je recommande _Therefore repent_ Éric Thériault prépare la re-sortie de Veena, full colors. Jimmy Beaulieu avait sa table pas loin de Zviane, qui m’a dédicacé son album sur le compositeur  Claude Vivier.

Bernie Mireault, que j’ai pu féliciter pour son Jam, dont je possède la première apparition dans un vieux Northguard édité par Mark Shaimblum (il a fait bien d’autres choses depuis).

Michel à sa tableMichel à sa table

Michel Lacombe, qui s’améliore avec le temps (et quel dommage que son scénariste n’ait pas fini Icarus, qu’il illustrait si bien).

Benoit Godbout, le génial dessinateur de l’Académie des chasseurs de prime, qui vient d’être repris par 400 Coups, en cou-leurs! Mais Benoit est aussi un des artisans de l’émission Blaise le Blasé, dont je ne manquais pas un épisode. Pour une série visant les ados, elle a a mon avis ratissé pas mal plus large dans le spectre démographique! Son scénariste, Yannick Champoux, était aussi présent. Croisés aux tables lointaines: MicheleIsabelleStephenIsabelle Stephen,audacieuse osée aux longs cheveux de soie. Elle a touché à tous les domaines,dans et hors de l’Anime.

ChristOliver Christ Oliver, avec son album Imagination. StormTroopers Tiens, des StormTroopers!

*

Évidemment, les vedettes avaient une foule de fans. Lou Ferrigno, étonnamment jeune et en bonne forme physique alors qu’il a joué l’incroyable Hulk dans la série TV voici plus de 20 ans. Beaucoup de culturistes sont au rendez-vous. J’ai pris la photo suivante peu après son arrivée, avant l’entrée du public.

P1060067_LouFerrignoW Je lui ai demandé gentiment, parce que des comédiens populaires demandent un montant quand les gens se font photographier avec eux. Les invités vendaient des photos signées et autres bébelles. Les amateurs de lutte étaient présents, à cause de Honky Tonk man, un des invités d’honneur. Les plus sympas étaient Jeremy Bulloch (Boba Fett dans les Star Wars) et son épouse. Jeremy Bulloch vendait son autobiographie en belle reliure (à 60 piasses, j’ai laissé faire). Je n’ai pas de bonne photo de lui.

*

Revus avec plaisir, Richard Théroux, Eric Bourguignon, Gabriel Morissette (un peu enrhumé).

Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres! Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres!

L’air du local était très sec. A la fin de l’après-midi, je n’avais plus de voix. Jacque Boivin a fait son tour, et acheté un bel exemplaire de Séances de Signatures cartonné.

*

Le souper en groupe avec des confrères a comblé mon estomac vide (je n’ai pas mangé sur place). Eric écrit quelque chose et Sirkowski a un air machiavélique! Eric écrit quelque chose et Sirkowski a décidément  un air machiavélique!

Ca a aussi comblé un petit creux dans mon coeur d’artiss’. Marcher vers le restaurant, plaisanter, placoter, ca fait du bien parce que je vis très loin et plutot isolée des confrères-soeurs. Quand il faut faire 2 heures et demie de transports pour se rendre à un événement à Toronto, je passe souvent mon tour! Christ et Michèle qui ne se doute de rien...Christ Oliver et Michèle qui ne se doute de rien…

Le plat était juste ce qu’il me fallait, et vraiment pas cher! Et comme je trainais ma grosse valise à roulettes, des Richard Theroux et son amie m’ont accompagnée à l’entrée du métro. (Je dois beaucoup à mes parents généreux qui m’acccueillent quand je vais à Montréal.)

*

“On va revenir après avoir fait le tour…”

Cette phrase est la terreur de l’auteur à sa table de dédicace, dans un grand salon du livre. Celui de Montréal, 600-700 kiosques. Celui de Paris, hum… 1700 kiosques! L’avantage d’un petit local est que tous les membres du public se croisent et se recroisent. En effet, des gens sont revenus me voir, et se sont procurés un Pianissimo à la dernière minute.

P1060102_DesClientsHeureux

Ici, des fans satisfaits! Eric Bourguignon et Jean-François, avec un exemplaire de The General’s Garden.

L’avantage de la place Bona est que c’est tout près de la gare Centrale. J’ai démonté et rangé ma table peu avant 16h, fait le tour des copains, et suis partie pour attraper mon train de 17h vers Toronto. Et j’ai commencé à écrire le blog dans le train, car il y a en a, des photos à placer!

→ 1 commentaireCatégories : Uncategorized

Un dessin pour Alain

septembre 4, 2009 · Laisser un commentaire

Ça fait plusieurs années que je travaille “on and off” sur une adaptation d’une nouvelle uchronique, écrite par Alain Bergeron à la fin des années 90, Le Huitième registre. J’étais tombée en amour avec l’univers de cette uchronie byzantine.

Mais entre le rêve et la réalisation, l’adaptation a demande beaucoup de recherches graphiques et de prospective, surtout en architecture. Rien que le monastère a pris des centaines d’heures de recherches et de dessins… Il faut imaginer la technologie, l’ingénierie… Des bourses m’ont été refusées aux deux paliers. À temps perdu, j’ai fait un premier brouillon de 64 pages. Puis plus récemment, j’ai retravaillé sur la rescénarisation en 46 pages. Ce format plus court comporte aussi moins de cases par page, donc moins long en théorie à réaliser.

Arrivée_8e

une étude, qui sera reprise telle quelle dans la BD

Mon co-scénariste Alain Bergeron est en ce moment à l’hôpital. J’ai fait ce dessin ci-dessous quand je l’ai appris.

un croquis réalisé la semaine dernière
un dessin au crayon bleu réalisé la semaine dernière

Pour un projet qui date de plusieurs années, je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas avoir dessiné plus vite, moins trainé sur des détails… La vie étant ce qu’elle est, d’autres projets ont abouti, incluant ma petite famille.  Je ne peux rien faire, sinon souhaiter un bon rétablissement pour qu’Alain voie le produit fini.

→ Leave a CommentCatégories : Uncategorized

Comme une entreprise privée…

septembre 3, 2009 · Laisser un commentaire

Une question embarassante

Vous embauchez deux nouveaux employés dans votre entreprise. Au bout d’un temps X, il est clair que l’un d’eux donne moins d’heures de travail que l’autre, n’est pas toujours disponible pour des heures supplémentaires, ne participe aux activités sociales de l’entreprise, etc.

En bon patron, vous approchez cet employé et, au cours de la conversation qui suit, vous apprenez que: cet employé a un enfant atteint du syndrome de Down, qui demande beaucoup de soins et de présence parentale. Cet employé ne peut donc donner plus de temps à votre entreprise.

QUE FAITES-VOUS?

A- Vous congédiez cet employé peu rentable (ce qui est le plus souvent observé). C’est la solution logique si les candidats soutiennent que le gouvernement doit se gérer _exactement_ comme une entreprise privée… Et puis, on prone l’individualisme après tout.

B- Pour faire bonne figure, vous ne congédiez pas cet employé immédiatement, mais vous vous arrangez, en modifiant les tâches, pour que l’employé ait tant de difficulté à concilier travail-famille qu’il démissionne de lui-même. Vous soutenez que c’est au gouvernement d’offrir plus de soutien aux familles avec enfant handicapé, etc. Mais alors, il faut reconnaitre du coup que le gouvernement n’a PAS les mêmes objectifs qu’une entreprise privée.

C- Vous gardez cet employé en faisant des aménagements, sans RIEN demander au gouvernement en retour. Et les profits baissent un peu. Ça c’est aussi un choix conséquent, puisque le gouvernement, s’il se gère comme une entreprise privée, n’aidera pas le familles. Pas rentable, cela.

J’écoutais les candidats à la direction de l’ADQ débattre à la radio, et tous  mentionnent que le gouvernement doit se gérer comme une entreprise privée…  Ce qui m’a donné l’idée du cas de conscience ci-haut. Lesquels des candidats choisira la solution A, la B, ou la C ?

Je ne crois pas que la comparaison à l’entreprise privée  doive être poussée aussi loin, ni que Gilles Taillon, Éric Caire et Christian Lévesque soient assez bêtes pour recourir eux-mêmes à la solution A ou B.

Il faut admettre que les objectifs d’un gouvernement et ceux d’une entreprise NE sont PAS les mêmes.  Le gouvernement doit protéger, avec une gestion aussi efficace que possible, la vie et le bien-être des citoyens. Et, en plus, un gouvernement doit protéger le bien commun, par exemple l’eau potable, la biodiversité… Pour conserver un milieu de vie accueillant. L’entreprise privée, elle, ne va pas toujours réparer les pots cassés, considérés comme des externalités.

Une solution D serait de prendre la solution C, et d’y ajouter une aide appropriée d’un gouvernement.

Dans une société conviviale, on peut encourager les qualités “capitalistes” d’individualité, de liberté, de responsabilité et de débrouillardise*, mais dosées avec la solidarité et la compassion. Il existe plus qu’un modèle unique de réussite sociale… et même le modèle de réussite matérielle est soutenu par le travail-fantôme ,  le travail invisible de millions de personnes.

* Telles que décrites dans l’autobiographie de Margaret Thatcher, Path to Power. Le mot “Thrift” veut dire  sens de l’économie (j’ai tendance à préférer “débrouillardise”).

→ Leave a CommentCatégories : Société